Le Port de Basse-Terre – La Confiance

Le Port de Basse-Terre – La Confiance.

Les différentes initiatives prises depuis la réunion de concertation du 17 juillet 2003 à la Préfecture de la Guadeloupe sur la réactivation du Port de Basse-Terre, portent leurs fruits : en témoignent les nouveaux trafics qui se font jour sur le site Portuaire de la capitale. Ici en illustration le trafic des Voiliers construits dans l’OUEST de la France et destinés aux Iles voisines de la Caraïbe.

Et ce même navire (Le CITO) décharge après les voiliers plusieurs dizaines de tonnes de marchandises diverses, pendant que se poursuivent les escales de croisière hautement appréciée par les touristes de passage.

Ce serait peut-être le moment de réunir à nouveau cette Commission Préfectorale sur la réactivation du Port de Basse-Terre : histoire de se remémorer les conclusions adoptées à l’époque ; Il s’agissait de :

  1. Réaffirmer la volonté de tous les partenaires de maintenir les activités du Port de Basse-Terre en complémentarité avec de celui de Pointe-à-Pitre JARRY ; volonté d’ailleurs clairement exprimée dans le SAR.

  2. Exprimer la confiance renouvelée dans les perspectives sur le fret, les passagers et la croisière).

  3. Confirmer les options de la Charte Portuaire de Basse-Terre caractérisée entre autres par le regroupement du fret au NORD, et l’organisation de l’accueil des passagers au SUD, avec ouverture sur la ville et la gare routière.

  4. Expliciter la nécessaire coordination des actions à mener par tous les acteurs.

Les conclusions des trois équipes de projets initiés par Monsieur le Préfet de la Guadeloupe déclinaient ces intentions en termes de réalisations concrètes, sous la houlette du Secrétaire aux Affaires Economiques rappelant systématiquement en prélude aux réunions, la volonté de l’Etat de maintenir les activités du Port de Basse-Terre.

A – Groupe de travail FRET inter-îles (réunion du 9 décembre 2003)

Ce premier Groupe de travail avait fait le constat que le Port de Basse-Terre disposait d’équipements conséquents et qu’il était possible de faire transiter par ce site un tonnage minimum de 60 000 Tonnes (import et export) par an. Il avait aussi exploré de manière exhaustive les potentialités du site y compris l’arrière port.

B – Groupe Croisières (réunion du 16 décembre 2003)

Les participants avaient refait l’historique des tentatives de faire escaler à Basse-Terre des navires de croisières, énumérer les handicaps et étaient ressortis de cette réunion avec l’intime conviction que L’escale de Basse-Terre était une escale complémentaire de celle de Pointe-à-Pitre.

C – Groupe Inter modalités terre mer (réunion du 11 décembre 2003)

La liaison Maritime PAP-JARRY – BASSE-TERRE tant pour le fret que pour les passagers est une des orientations du SAR dans le cadre d’un schéma départemental de desserte de l’archipel. Restait alors à déterminer si l’on pouvait accélérer le mouvement de basculement d’une partie du trafic routier vers ce trafic Maritime. Des études avaient été demandées entre autre à la DDE.

Aujourd’hui force et plaisirs sont de constater que la Communauté Portuaire de Basse-Terre se réveille et se décide enfin à prendre en charge son destin. Tout ou presque concourt à insuffler confiance.

  • Les efforts tarifaires consentis tant sur les droits de port que sur les frais de stationnement ou les tarifs de location.

  • Les positions convergentes de tous les partenaires sur le projet de CHARTE PORTUAIRE.

  • Le résultat des recherches pour faire passer par Basse-Terre les 60 000 tonnes de fret espérées.

  • Les initiatives prises pour faire venir à Basse-Terre une escale hebdomadaire.

  • Les échanges quasi permanents entre les usagers du Port de Basse-Terre (Manutentionnaires, Dockers, transporteurs, compagnie de navigation, transitaires, chargeurs…)

  • La pertinence des projets techniques en cours de réalisation ; ce qui n’empêche pas la poursuite des études et recherches complémentaires.

  • Les recherches menées par tous et chacun pour explorer les opportunités de trafic autour du traitement des déchets générés par l’archipel (45 000 Tonnes).

  • Les contacts avec la clientèle Matériaux de Construction confirmant ainsi la vocation de Port à BOIS et FERRAILLE et complétant ainsi la palette d’activité par d’autres matériaux entrant par fagots.

  • L’examen des conditions de maintient à Basse-Terre d’un Centre d’Inspection aux Frontières.

De cette période de réflexion et d’échanges la sauvegarde de l’activité sur le Port de Basse-Terre impliquait une MOBILISATION autour de la CHARTE PORTUAIRE de BASSE-TERRE ; Cette mobilisation concernant l’Autorité Portuaire, les Usagers, la CCI BT, la Mairie de Basse-Terre, la Région, le Département, l’Etat et ses services techniques… 

En conclusion, il me semble aujourd’hui que le mot le plus à même de caractériser le Port de Basse-Terre est le mot Confiance.

Bonne Année à la Communauté Portuaire de la Place Portuaire de Basse-Terre.

Jean-Claude Félix HALLEY

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