Mais était-il vraiment parti. Nous relayons volontier son nouvel épisode :
Episode 30 semaines 12-13/06
Résumé de l’épisode précédent :
Le petit homme vert, venu de l’Univers, étudie la Guadeloupe. Il se pose beaucoup de questions sur le fonctionnement social de la Guadeloupe, mais bien plus encore sur la manière dont cet archipel est dirigé par ses élus. Il a rencontré beaucoup de Guadeloupéens. Tous semblent penser que les élus s’occupent plus de régler leurs propres problèmes que ceux de la population. En ce moment par exemple, la classe politique tout entière est agitée par une réforme institutionnelle, dont la population semble se méfier au plus haut point. Par ailleurs, le petit homme vert avait bien dû constater qu’il n’était pas toujours facile de distinguer les Guadelabors (pour Guadeloupe laborieuse) des Guadedestrucs (pour Guadeloupe destructrice), tant ces derniers avaient acquis la faculté de se camoufler, et tant le laxisme des pouvoirs publics à réprimer leurs comportements destructeurs avait amené certains Guadelabors à utiliser certaines de leurs méthodes.
Fin du résumé.
De fait, en y regardant d’un peu plus près, la Guadeloupe n’avait pas le monopole des …destrucs. La France plus générale en avait son lot. Le monde entier, que dis-je, l’Univers la regardait comme un pays dont le plus grand malheur était que les hommes refusaient de regarder les réalités en face. Quant aux hommes politiques, sensés être élus pour montrer le chemin du Progrès à leurs concitoyens, ceux d’entre eux qui ne sont pas au pouvoir, passent leur temps à combattre ceux qui y sont. Leur objectif permanent est de montrer que ceux qui sont au pouvoir sont des incapables, qui ne font que des bêtises, et sont assez stupides pour prendre des mesures contraires aux intérêts de leurs concitoyens. Pour cela, tous les moyens sont bons. Y compris la désinformation, y compris la manipulation de la jeunesse.
Quant à ceux qui sont au pouvoir, ils passent, eux, leur temps à reculer devant les exigences de la rue. C’est à se demander à quoi servent les élus, (députés et Sénateurs) qui votent des lois qu’ils s’empressent de mettre au placard dès que la rue manifeste.
L’exemple type et même caricatural est celui des CPE.
A l’appel de la Gauche, des Syndicats ouvriers et étudiants, 400 000 politiciens, syndicalistes, étudiants, lycéens sont dans la rue, pour demander le retrait du CPE (Contrat Première Embauche), mesure votée par la Droite comme mesure phare du Gouvernement, devant réduire le chômage des jeunes. Face au remue-ménage de l’opposition, la Droite hésite ; certains demandant le retrait d’un texte qu’ils ont pourtant eus-mêmes votés.
Que penser de tout cela ?
Voici tout d’abord l’extrait d’un texte de l’excellent éditorialiste Denis JEAMBAR, paru dans l’hebdomadaire « L’EXPRESS » du 16/03/06 :
« Une fois encore, une fois de plus, la France offre en spectacle au monde stupéfait l’un de ces psychodrames aussi coûteux qu’inutiles dont elle a le secret. Avec la crise du CPE, l’exception française, cette gymnastique idéologique, sociale et culturelle qui fabrique une gloriole tricolore aussi vide qu’une outre pleine de vent, est de retour. Un concentré d’inconséquences dans lequel tous les acteurs ressemblent à des singes dont on ne voit plus que le derrière parce qu’ils montent au cocotier. Pendant que nous avons les fesses à l’air, la terre entière rigole, travaille et creuse les écarts avec nous. Disons le clairement au risque de déplaire, le contrat première embauche ne mérite pas ce tintamarre et ce gaspillage d’énergie ! Que signifie cette querelle sémantique sur la précarité quand près d’un quart des moins de 25 ans sont en recherche d’emploi ? Quel risque fait courir ce contrat alors qu’il faut attendre l’âge de 33 ans pour que 90% d’une classe d’age bénéficie en France d’un CDI ? Ni recette miracle, ni machine à détruire un modèle social français qui n’existe plus depuis belle lurette et s’apparente désormais à un conte pour enfants immatures, le CPE est au pire un cautère sur une jambe de bois, au mieux un levier, parmi tant d’autres, pour réveiller un marché de l’emploi. Tout le reste n’est que billevesées dans un pays où le couple 35 heures – RTT sape lentement la valeur travail et où la formation des jeunes est mal adaptée aux attentes des entreprises…. »
A l’appui de ce texte, voici un tableau édité par la revue « Le Particulier » dans sa livraison de mars 2006 et qui a le mérite de faire une comparaison des avantages et inconvénients entre les différents types des principaux contrats de travail :
Guadeloupeprendgarde [guadeloupeprendgarde@wanadoo.fr]