Michel LOUIS

Tu t’en es allé subitement… et ce départ si tôt dans la vie laisse tes amis et tes parents dans la consternation.

Tu t’en es allé et ce matin en écoutant tous ces témoignages sur toi et ta vie, j’ai eu un moment de regret de ne t’avoir pas fréquenté plus avant… Nous étions ensemble au Lycée Carnot et ensuite la vie nous a séparé… J’ai entendu ces témoignage et le moment de regret effacé, j’ai écouté avec encore plus d’attention tous ces petits détails de ta vie… et tu es revenu vers moi comme aux jours heureux où Pointu Pointois nous montions les marches de Carnot…

J’ai entendu et apprécié ce chant qui "a capella" m’a semblé beau et émouvant… l’amour… ce chant parlait d’amour… Puis ce texte de Jean Bernabé… il apparaissait entre les lignes une vraie émotion…

J’ai entendu une jeune femme parler de ton amour (encore l’amour) du théatre… j’ai entendu tes enfants dans un choeur à plusieurs voix te dire des mots tendres de l’amour filiale… j’ai su anecdotiquement que tu aimais prononcer quelques bonnes vieilles sentences intercalées par de bonnes et salutaires colères… j’ai su que tu aimais certains fruits… et que tu fulminais contre tes compatriotes lorsque leurs défauts te parraissaient compromettre notre avenir…

J’ai entendu tes amis inlassablement venir parler de l’Amitié avec un très grand A… j’ai entendu ton épouse parler elle aussi d’amour et du courage obligé pour poursuivre seule dans ton souvenir…

J’ai revécu un instant ces parties de baby foot que nous avons joués sous les maillots usurpés des grands clubs de la planète…

A ton fils Didier, je redis toute mon affection en ces tristes circonstances…

Jean-Claude HALLEY 

Laisser un commentaire