La France d’Outre-Mer ! Atout France !

Nicolas Sarkozy, président de l’Union pour un Mouvement Populaire Et l’OUTRE-MER Convention pour la France d’après Outre-mer, libérons l’énergie ! Paris – salle Gaveau – mercredi 12 juillet 2006

Si la France, 46ème pays par sa superficie, est la deuxième puissance maritime du monde par l’étendue de sa zone économique exclusive, qui fait 11 millions de km carrés, c’est grâce aux territoires d’Outre-mer !

Mais avant tout cela, il y a les femmes et les hommes d’Outre-mer : 2,5 millions d’entre eux habitent ces territoires alors que près d’un million résident en métropole. Leurs origines, leurs histoires et leurs cultures sont multiples.

Quel point commun y a-t-il entre un Amérindien de Guyane, un Saint-pierrais, un Créole, un Wallisien et un Mahorais ? Eh bien, il y en a au moins un : la France !

Nos destins sont liés, notre histoire est commune et le désir de « vouloir vivre ensemble » est réel. L’appartenance des quatre DOM, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de la Nouvelle-Calédonie à la France est plus ancienne que celle de la Savoie ou des Alpes-Maritimes !

Le tribut payé par les Français d’outre-mer lors des grands conflits a été lourd et des hommes remarquables, comme Félix Eboué, se sont illustrés. Notre communauté de destin est donc ancienne et on peut se réjouir que, depuis la révision constitutionnelle de 2003, les collectivités françaises d’outre-mer soient nommées, une par une, dans la Constitution.

Cet ancrage à la République est une chance pour l’Outre-mer mais j’aimerais que nos compatriotes de métropole comprennent que c’est aussi une chance pour la France !

Si la France peut, d’une certaine manière, prétendre à un discours universaliste, c’est qu’elle n’est pas enfermée dans son hexagone. De fait, la France des trois océans est présente partout dans le monde et s’est enrichie au fil des siècles de la diversité de ses populations.

Nous savons que l’Outre-mer est associé, dans l’imaginaire collectif, à des destinations de vacances ou à des sportifs de haut niveau. Pourquoi pas…c’est une facette de la réalité ! Mais l’Outre-mer c’est bien d’autres choses dont nous pourrions prendre exemple!

C’est une certaine « modernité institutionnelle » avec un apprentissage très abouti de décentralisation des pouvoirs, notamment dans les collectivités à statuts particuliers.

L’Outre-mer c’est aussi une certaine « modernité sociale ». Le multiculturalisme originel a conduit à développer des modes de vie et d’acceptation des différences, y compris sur le plan religieux. J’ai, par exemple, été frappé, lors de mon dernier déplacement à la Réunion, de constater que le christianisme, l’islam, l’hindouisme se côtoyaient de façon sereine, en totale cohérence avec les grands principes de la laïcité qui fondent notre République. L’exemple est à méditer…

L’Outre-mer c’est, enfin, malgré les difficultés évidentes sur lesquelles je reviendrai, une certaine « modernité économique ». Dans la plupart des cas, les économies se caractérisent par un fort taux de création d’entreprise et un taux de croissance globalement supérieur à celui de la métropole. La Réunion a développé une réelle expertise dans le domaine des technologies de la communication, la Nouvelle-Calédonie possède une industrie performante autour du nickel alors que la Guyane abrite le centre spatial de Kourou, si stratégique pour la France et l’Europe. Pour autant, tout ne va pas bien en Outre-mer.

Nous le savons tous ici mais je tenais à rappeler qu’avant d’être un « problème », un « dossier » ou une « charge budgétaire », l’Outre-mer est un atout, une fenêtre ouverte sur le monde et, probablement, un potentiel immense pour notre avenir commun.

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