Discours de Joël BEAUGENDRE le 22 mars 2007 devant Nicolas SARKOZY

M. Joël BEAUGENDRE Députe- maire de Capesterre Belle Eaux Guadeloupe
Campagne présidentielle 2007 Les Abymes, le 22 Mars 2007.

Monsieur le Président de l’UMP
Mesdames et messieurs les parlementaires
Mesdames et messieurs les élus,
Chers compatriotes, mes chers amis,

Le 21 avril prochain, nous allons désigner le Président de la République Française.
C’est une date historique, car pour la première fois de notre histoire nous voterons
les premiers.

Notre responsabilité est donc immense, car nous devons montrer la voie à la France
entière. Mesdames et messieurs,

Quel est le projet qui a une réelle ambition pour la France et pour l’outre-mer ?
La réponse est simple : c’est le projet du candidat Nicolas SARKOZY
Ce projet met en avant le travail, la justice, la responsabilité et la nécessité d’une société qui se
respecte. Nous voulons d’un Président de la République qui tienne ses engagements. Nicolas
SARKOZY sera j’en suis sûr, grâce à vous tous ce Président que nous voulons pour la Guadeloupe.
Tous les Guadeloupéens apprécient sa détermination en matière de sécurité.
Je tiens ici ce soir, à remercier Nicolas SARKOZY, d’avoir concrétiser, toutes les mesures que nous
avons défendues à l’Assemblée Nationale, Gabrielle LOUIS- CARABIN et moi, pour lutter contre
l’insécurité et l’immigration clandestine en GUADELOUPE.

– C’est tous les jours que nos compatriotes voient les forces de l’ordre sur nos routes.
– C’est tous les jours que nous voyons des interventions contre l’immigration illégale.

Cet effort, doit être poursuivi. Car tout comme Nicolas SARKOZY, nous pensons que les lois de la
République doivent être respectées partout.

Mes chers amis la sécurité au quotidien, mais sans perspective économique reste une promesse
creuse.

Nous voulons un véritable développement local et seules les mesures concrètes que nous
proposent Nicolas SARKOZY, sont à la hauteur de ce défi.

Mes chers amis, il est important d’améliorer encore cette loi programme pour 15 ans que j’ai défendue à
l’Assemblée Nationale et qui produit déjà des effets positifs.

Au surplus, avec ce gouvernement nous avons déjà vu les progrès en matière de continuité
territoriale. Je veux parler du passeport mobilité pour nos étudiants, de l’aide financière pour les billets
d’avions de nos familles, du billet social.Je salue ces avancées que j’ai défendues avec force à
l’Assemblée Nationale.

Mais, il est intenable qu’un guadeloupéen en 2007, se voit refuser un logement à Paris, parce
que sa caution bancaire est en Guadeloupe. Il est intolérable que nos parents et amis à Paris,
payent mille euros un billet pour venir en Guadeloupe. Je sais que notre candidat connaît bien
ces problèmes et qu’il saura nous apporter toutes les solutions que nous attendons.

Nous en avons assez de toutes ces politiques d’assistanat. Les Guadeloupéens veulent vivre
dignement du fruit de leur travail. L’idée d’instaurer des zones franches globales d’activité, qui
permettront de créer de l’emploi et de la richesse, dans notre département, est donc une
excellente idée. Il est grand temps de redonner enfin au travail toute sa place dans notre société.

Chers amis, je tiens à respecter le temps de parole qui m’est imparti.

Mais je dois avant de conclure, évoquer un sujet qui met en émoi tous les Guadeloupéens.
Je veux parler de la pollution de nos sols par les pesticides agricoles, en particulier le
chlordécone. Malgré toutes les mesures prises par l’Etat, notre population est très inquiète. Pour ma
part, j’ai dans le cadre d’une mission d’information parlementaire dont j’étais le rapporteur en 2005, pris
toute l’importance de ce problème, et tenter d’informer les Guadeloupéens, malgré une presse souvent
hostile. Je dois vous dire que l’application logique duprincipe de précaution, soulève aussi un problème
économique majeur. De nombreux agriculteurs, dont les sols sont pollués par le chlordécone ne
peuvent plus aujourd’hui écouler leur production, ni envisager de reconversion et sont donc privés de
revenus. J’ai, à maintes reprises, interpellé le Ministre de l’Agriculture, le Ministre de l’Outre- mer, afin
qu’une compensation financière soit apportée à ces agriculteurs qui sont aujourd’hui au bord de la
faillite. Monsieur le Ministre de l’Agriculture lors de son passage en Guadeloupe, en Juillet dernier, a été
largement sensibilisé à ce problème. Pourtant nous n’avons vu venir aucunes mesures financières
d’urgence.

Aujourd’huices agriculteurs sont furieux, désespérés, et se sentent abandonner par l’Etat.

Je voudrais citer l’exemple de Monsieur Léon RELLA, jeune agriculteur courageux de
Capesterre Belle Eau, qui est en train de tout perdre, simplement parce qu’il respecte la loi, et
n’a pas vendu des tonnes d’ignames polluées par le chlordécone. Il ne peut non plus envisager
de reconversion sur son terrain pollué.

Monsieur le Président de l’UMP, le Gouvernement dont vous faites parti, a beaucoup fait pour la
banane antillaise et je l’en remercie. Mais nous demandons à notre futur Président de la République de
penser aussi aux autres agriculteurs, qui veulent vivre dignement du fruit de leur travail. Vous êtes un
homme d’action. Nous sommes surs que vous saurez répondre à cette attente.C’est pourquoi je
demande avec force à toute la Guadeloupe de choisir Nicolas SARKOZY, le 21 avril prochain.

Oui, Ensemble tout devient possible, avec Monsieur le Président de la République, qui sera Nicolas SARKOZY

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