C’est notre ami Claude RIBBE qui raconte sur son Blob comment il a apprécié les cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage à Londres. Entre autre ce Concert donné à Wesminster devant la Reine et le Premier Ministre avec bien entendu la musique de Joseph Bologne Chevalier de Saint-Georges.
http://www.claude-ribbe.com/blog.htm
30 mars
National Service.
Je viens d’assister à la commémoration londonienne du bicentenaire de l’abolition de la traite par la Grande Bretagne. Comme cela avait été le cas en France avec le gouvernement Jospin lors de la commémoration du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en 1998, il a surtout été question de rendre hommage aux abolitionnistes et notamment à William Wilberforce auquel un film britannique a d’ailleurs été consacré, de même qu’une fiction sur Schoelcher avait été produite par RFO en 1998. La commémoration a été marquée par un service œcuménique retransmis en direct par la BBC. Un orchestre dirigé par une Afro-Irlandaise de talent jouait des œuvres du chevalier de Saint-George devant la Reine, le Premier ministre et tout l’establishment. On aimerait que la France qui n’a célébré officiellement ni le bicentenaire de la première abolition de l’esclavage en 1994 (Jacques Toubon étant alors à la Culture) ni l’anniversaire de la mort du général Dumas en 2006 (sous le ministère Donnedieu de Vabres) en tire quelques leçons. Mais tout ce que les agences de presse semblent avoir retenu de cette cérémonie, c’est qu’elle a été perturbée par l’intervention intempestive d’un Jamaïcain mécontent que la Grande-Bretagne ne se soit pas officiellement excusée pour l’esclavage. Même si l’acte symbolique de cet homme, assez émouvant par ailleurs, pouvait se comprendre, il n’en demeure pas moins que la messe de Westminster avait de l’allure et que les candidats à la présidentielle, dans l’ensemble assez indifférents à la mémoire de l’outre-mer, devraient en prendre de la graine.