Les noces à Aix en Provence !

Les Noces !

Une amie m’annonce en me faisant « BEKEKE » que le 17 juillet prochain, elle sera assise dans la Salle de l’Archevêché d’Aix en Provence pour assister aux Noces de Figaro…Qui n’aimerait pas se retrouver à Aix pour un tel spectacle…

mais il y a quelque fois des plaisirs que l’on ne peut se permettre, même si l’on regrette ensuite pendant de long mois de n’avoir pas succombé à la tentation.

Que dire d’Aix qui n’ait pas déjà été dit… que cette ville est la plus exquise de tout le sud de la France

Que dire de la Salle de l’Archevêché qui n’ait déjà été entendu… un sanctuaire de la musique.

Que dire des Noces qui n’ait déjà été écrit… que tous les personnages sont amoureux et que Mozart a purifié l’amour en le soumettant aux épreuves…

Alors sans aller à Aix, je vais m’isoler dans un petit coin avec ma petite bibliothèque pour relire, me délecter des commentaires sur Mozart, sa musique et cet Opéra sublime.

Non je n’écouterai pas la musique des noces… je suivrai le livret de da Ponte et tenterai de me remémorer quelques airs à partir des situations et des paroles.

L’ouverture… oui je m’en souviens assez avec l’éclat pétillant des timbres et la transparence de l’écriture… Où donc ais-je déjà entendu ce commentaire ! Ah si à Montpellier lors qu’un festival de France-Musique et de Montpellier.

Mais voici déjà Figaro arpentant sa future chambre nuptiale et Suzanne vive et malicieuse prête à mener son monde avec brio et spiritualité.

Marcelline, le Comte, Chérubin, Barberine, Bartolo, Basilio, Antonio je vous les donne dans le désordre en réservant peut-être ces deux ci :

La Comtesse qui fera frissonner toute la salle avec son redoutable « porgi amor » transperçant… douloureux… à la limite du suportable.

Et Chérubin véritable « Amour » ; son « non so piu » est le désir à l’état pur, et son personnage le miroir de tous les autres personnages.

Ce qui va me manquer je le sais ce sont les chefs d’œuvre d’invention scénique du divin Mozart… sommets dans l’art du dramaturge musicien.

Par exemple autour de Marcelline, Don Basilio, Don Curzio et Bartolo seront sans doute irrésistibles dans la scène dite de la reconnaissance où ils se passent le même mot comme une balle.

Allez ! je vous laisse ! Je dois encore relire l’introduction de Stanley SADIE pour l’enregistrement d’Herbert von Karajan il y a de cela 30 ans déjà et c’était à Vienne…

Joyeuses Noces aux chanceux spectateurs d’Aix ! L’un d’entre eux lira peut-être ce message de détresse et acceptera de nous raconter les Noces 2007 d’Aix en Provence que je souhaite les plus éblouissantes possibles.

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