Le Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique a été publié avec les effets médiatiques que l’on sait. Il n’est pas inutile de prendre connaissance au moins du préambule de ce Rapport du Professeur Dominque BELPOMME et de son groupe d’Experts Scientifiques.
Ce document dresse l’état des lieux de la pollution par les pesticides en Martinique et tente d’évaluer les conséquences sur la qualité de l’eau, la fertilisation des sols, l’alimentation et la santé des populations.
Il indique la nécessité d’études complémentaires et suggère la mise en oeuvre d’un nouveau plan d’action en cinq points.
Ce rapport d’expertise fait suite à l’enquête réalisée du 30 avril au 5 mai 2007 par le Pr. Belpomme auprès de la population, du Conseil de l’Ordre des médecins, de l’Union des médecins libéraux de la Martinique, des élus, de plusieurs agriculteurs et chefs d’industries et de certains responsables administratifs de l’île.
De retour en Métropole, le travail d’audit s’est poursuivi par la consultation d’experts spécialisés dans les domaines de la chimie, de l’agrobiologie, de la toxicologie, de la biologie moléculaire et de la santé.
Ce document est préliminaire. Son contenu est purement scientifique. Il n’a pas pour vocation d’entrer dans les débats politiciens internes à l’île. Soumis à aucune pression, il témoigne d’une démarche totalement indépendante. C’est la règle que se fixe tout audit.
Par devoir de réserve, le rapport ne mentionne pas le nom des personnalités exerçant au sein des services de l’Etat que les compétences et actions de ces personnalités aient été estimées être de bonne qualité ou à l’inverse inadaptées ou insuffisantes.
Et après avoir dresser un constat somme toutes assez sévère de la situation, ce Rapport propose une mission à venir qui pourrait s’articuler autour de cinq thèmes principaux :
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(1) L’approfondissement des conséquences écologiques de la pollution de l’île
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(2) L’étude de la fertilité des sols
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(3) La recherche des causes à l’origine de l’augmentation d’incidence des cancers de la prostate et du sein
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(4) La mise en évidence de l’extrême danger à poursuivre l’utilisation du paraquat
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(5) Enfin et surtout la sensibilisation de la Métropole aux problèmes des Antilles, et concernant la Martinique, la proposition de mesures techniques visant à dépolluer l’île, enrayer sa pollution et tenter de juguler les problèmes sanitaires actuels et à venir.
Tout cela, dans le cadre d’une anticipation de l’avenir avec pour but essentiel de protéger les générations futures.
En conclusion nous nous trouvons ici dans un très délicat problème de Cyndiniques dans lequel la grande lacune aura été la communication ! Sans faire l’analyse détaillé de ce risque gravissime, l’on constate à la lecture de rapport l’existence de dégénrescences, de blocages, et de dissonances.
Décidément ! il serait temps de se mettre aux Cyndiniques ! Qui ! la Guadeloupe bien entendu ! Mais aussi l’Etat ! Ce qui est fait pour les Cyclones, les tremblements de Terre et les Volcan, peut très bien se mettre en oeuvre pour les risques liés aux pesticides.
Ceci étant dit ! il faut bien constater que Monsieur le Professeur avait besoin d’une évènement médiatique pour le lancement de son livre et il a belle et bien joué avec les Antilles pour se faire de la publicité. C’est tout simplement honteux ! Mais celà entre aussi dans le cadre de la maîtrise des risques !
(1) L’approfondissement des conséquences écologiques de la pollution de l’île
(2) L’étude de la fertilité des sols
(3) La recherche des causes à l’origine de l’augmentation d’incidence des cancers de la prostate et du sein
(4) La mise en évidence de l’extrême danger à poursuivre l’utilisation du paraquat
(5) Enfin et surtout la sensibilisation de la Métropole aux problèmes des Antilles, et concernant la Martinique, la proposition de mesures techniques visant à dépolluer l’île, enrayer sa pollution et tenter de juguler les problèmes sanitaires actuels et à venir.