A la mode du pays, Chroniques Saint-Louisiennes de Sylvain Sankalé !

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Vient de paraître ! A la mode du pays,

Chroniques saint-louisiennes

de Sylvain Sankalé

Saint-Louis du Sénégal, 1788 : un jeune militaire, fils d’amidonnier de la ville de Metz, débarque en Afrique pour y faire fortune. 1835 : quelque cinquante ans plus tard, au soir de sa vie, il raconte à ses petits-enfants la chronique des guerres, naufrages, missions, explorations qui firent de cette île à l’embouchure du fleuve un terreau d’expérimentation sociale unique au monde, avant que la colonisation militaire du général Faidherbe éradique ses particularités.

Mariages sans curé, enfants naturels reconnus, jardin d’acclimatations pour plantes venues d’ailleurs, objet de juridictions sensées et pragmatiques faites tout exprès pour une société métissée, joyeux repaire de farfelus, brigands, exaltés, aventuriers ou braves gens, Saint-Louis du Sénégal est aussi la ville où débarquèrent en 1816 les survivants de la frégate naufragée la Méduse.

Antoine Feuiltaine, témoin privilégié, époux d’une femme noire dont il a cinq enfants, incarne un moment d’histoire englouti avec la colonisation.

« A la mode du pays, titre choisi par Sylvain Sankalé est bien le coeur de cette civilisation disparue. Pour inspiré par la France que fut ce premier Sénégal colonial, il n’a en effet pas été réduit à cette influence extérieure. Tout, dans la vie, la pensée, les moeurs, était particulier et les colons étaient les premiers en arrivant dans ces îles à ressentir un dépaysement radical. »

Extrait de la préface de Jean-Christophe Rufin

Riveneuve éditions 75, rue de Gergovie 75014 Paris 01 45 42 23 85 riveneuveeditions@orange.fr www.riveneuve.com

Disponible en librairie

et chez Riveneuve éditions Diffusion-distribution Interforum Editis ISBN : 978-2-914214-23-0 Prix de vente TTC : 24 €

Dès lecture, promis, je reviendrai vous donner une petite chronique. Mais les Guadeloupéens sinon les Pointois doivent connaître la rue Saint-Louis du Sénégal qui se situe à la Zone Artisanale de Bergevin. Elle commence rue Neil Armstrong au nord, pour se terminer à l’est à la rue Ho Chi Minh (on reconait ici la marque de l’homme qui aimait le rouge).

Le nom de la rue rappelle que la ville africaine de Saint-Louis est jumelée depuis 1976 avec celle de Pointe-à-Pitre.

En 1638, la première habitation française fut édifiée sur la côte africaine, à l’embouchure du fleuve Sénégal. Mais c’est un peu plus en amont, dans l’île de N’Dar que fut construit le premier comptoir fortifié en 1659.

Ainsi fut fondée Saint-Louis. Bien située, Saint-Louis fut un port du commerce triangulaire et le point de départ de nombreuses expéditions d’exploration ou de conquête à l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest.

Le jeune Gouverneur Faidherbe, qui resta onze ans au Sénégal (1854-1865) s’efforça de faire de Saint-Louis une capitale agréable et salubre. Les maisons, de style colonial, avec leurs auvents et leurs balcons, ressemblent aux vieilles maisons de Pointe-à-Pitre.

Faidherbe développa l’instruction. Les écoles étaient tenues par les Frères de Ploermel et les Sœurs de Cluny. Il créa « l’Ecole des fils de chefs » pour les enfants des chefs et notables indigènes. Si l’on entre toujours dans Saint-Louis par le pont Faidherbe, c’est que ce dernier fit construire les premiers ponts de la ville.

En 1872, Saint-Louis et Gorée devinrent les deux premières « communes de plein exercice » (il y en eu cinq) analogues aux communes françaises. Elles purent envoyer un représentant en 1879 au Parlement français. Enjeu, comme les Antilles, des guerres franco-anglaises des XVIIIe et XVIIIIe siècles, le Sénégal fut restitué à la France au Traité de Paris en 1815.

Le Chef d’Oeuvre (sic ! c’est lui qui le dit) de Monsieur SANKALE devrait donc intriguer les Pointois. 

2 commentaires sur “A la mode du pays, Chroniques Saint-Louisiennes de Sylvain Sankalé !

  1. Salut,

    Toutes mes félicitatios à Me SANKALE pour son inspiration, et son amour pour l’histoire.
    C’est un sujet qui m’intéresse d’autant plus que je travaille sur l’Ecole des Fils de Chefs dans le cadre d’un mémoire de master en Histoire du droit, et souhaite vos conseils et suggestions.

    A bientôt

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  2. Une écriture magnifique avec un art du récit qui fait défiler devant vos yeux un monde disparu avec tellement de vérité que l’on est littéralement transporté…Merci Sylvain

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