En écrivant ces quelques mots à propos de Marie-Christine HAZAËL-MASSIEUX, j’avais la certitude que l’écho allait me répondre Guy HAZAËL-MASSIEUX.
Et cet écho c’est Edouard Boulogne qui le provoque en amplifiant bien entendu le son et déployant les images d’un Grand de Chez nous.
Je disais pudiquement que Guy nous manquait, me manquait…
Me reviennent alors des souvenirs de mon apprentissage auprès de lui… je cherche veinement le thème que nous aurions omis d’évoquer au cours de ces nuits parisiennes que nous passions à dépouiller la presse française, à jouer aux échecs, à écouter France-Musique et à discuter de tout et surtout de la vie…
1er septembre 1970 ! Décès de François Mauriac ! La télé de Guadeloupe cherche quelqu’un pour évoquer ce personnage hors du commun… Guy quitte la plage de Sainte-Anne, passe une veste et se présente sans papier au studio… Et là il va faire la démonstration de son savoir de sa mémoire et de son talent oratoire… le journaliste n’en revénait pas… nous non plus d’ailleurs. je pense alors à cette petite phrase extraite de Thérèse Desqueyroux du même Mauriac.
« Les êtres que nous connaissons le mieux, comme nous les déformons dès qu’ils ne sont plus là !»
Mais lisez donc le papier d’Edouard… il est lumineux… parceque Edouard a du talent, mais aussi parceque Guy était rayonnant d’intelligence et de savoir.
En espérant que ni moi ni Edouard nous n’avons déformé l’image de Guy.