Saint-Georges ! What Else !

Rien de bien nouveau. Les Parisiens gardent toujours le temple et continuent de dire des choses un peu curieuses sur le Chevalier !

Ah ! Oui ! tout de même ! lachose n’est pas banale ! Aujourd’hui nous découvront avec surprise que le Chevalier de Saint-Georges est natif de Saint-Claude… Et ceci sous le regard de nos élus… sans qu’il bronchent le moins du monde. Savent-ils d’ailleurs qui est le Chevalier de Saint-Georges ?

Non !vraiment rien de nouveau à dire sur le Chevalier, depuis cette commémoration du 10 mai dernier ! Monsieur Nicolas SARKOZY a du bout de lèvres féliciter les enfants qui venaient d’interpréter un air proposé par le grand musicologue (sic) qui de manière fort modeste propose un catalogue des oeuvres du Chevalier précédé de l’initial de son nom. Monsieur KARAM, organisateur de cette manifestation n’a pas réussit à faire glisser une petite phrase sur le Guadeloupéen. Pourtant naître esclave et devenir l’un des plus prestigieux musicien de cette seconde moitié du 18ème siècle ce n’est pas banal. Avoir la peau colorée et briguer l’honneur de défendre la Patrie ce n’est pas rien. Sauver la place forte de Lille avec un autre métis de Saint-Domingue du nom d’Alexandre DUMAS, méritait un petit honneur. Non rien de tout celà… Parlons de l’esclavage, mais surtout pas du Chevalier de Saint-Georges.

4 commentaires sur “Saint-Georges ! What Else !

  1. Notre grand musicologue (sic) a le bras long, apparemment, à en juger par un article affiché sur le site tempsreel.nouvelobs.com et qui énonce : « Fils d’une esclave sénégalaise et d’un planteur noble, Joseph de Bologne de Saint-George (1739-1799) /…
    On peut difficilement placer autant d’erreurs dans une même phrase puisque 1) Nanon n’était pas sénégalaise mais native de l’île 2) Georges de Bologne n’était pas un aristocrate mais un planteur enrichi 3) seul notre musicologue (sic), dans le cadre d’un « bidonnage » qui a été exposé dans le n° 339 des Annales historiques de la Révolution française, peut encore faire naître ce sympathique chevalier en… « 1739 ». Bien cordialement

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  2. Oui ! le Journaliste du Canard Enchaîné, spécialiste de ce qu’il appèle la CHIRACIE est le maître du jeu. Distribuant les bons points et les mauvais points. Déposer un dossier dans un ministère parisien, il se retrouve immédiatement soumis au verdict du découvreur de Saint-Georges. Les Archives Départementales de la Guadeloupe organisent-elles une Exposition sur le Chevalier les voici menacées d’un procès pour avoir utilisé 4 mots de la Bible SAINTE-GEORGES. Quelqu’un essaye-t-il de faire des remarques sur Nanon, Ou Georges, ou la date de Naissance, il est tout de suite traité d’esclavagiste… Je ne remercierai jamais assez l’auteur de ce commentaire pour sa contribution dans les annales historiques de la Révolution Française.
    Monsieur KARAM aurait pu ou du ouvrir les yeux et écouter d’autes sons d’autres cloches.

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  3. Cher Jean-Claude Halley,
    Ce n’est pas moi, qu’il faut remercier, mais La Laurencie, Odet Denys et le regretté Emil F. Smidak, qui auront fait en sorte que ce personnage occupe dans la mémoire des hommes une place digne de lui. Et si j’ai pris la plume c’est aussi pour une part car j’étais effrayé de la rapidité et de la facilité avec laquelle, en métropole, la « mauvaise monnaie » parvenait ici à chasser la bonne… Bien à vous

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  4. Le commerçant qui traite d’… esclavagistes, celles et ceux qui lui signalent que sa marchandise est avariée, s’expose toujours et avant toute chose, au ridicule. Mais dans le cas précis il serait surtout bien inspiré : de commencer par balayer devant sa propre porte. Car avec La Laurencie en 1923, Odet Denys en 1972, et enfin la biographie de référence publiée par Smidak en 1996, ce Chevalier -qui ne se gargarisait pas de titres, et qui était ami de tous les hommes- semblait entré une fois pour toutes dans la grande Histoire, et l’histoire de tous les hommes libres. Et s’il est une faute à jamais impardonnable commise par notre commerçant, et par ceux qui (même au plus haut niveau de l’Etat) viennent lui manger dans la main, c’est bien d’avoir depuis maintenant bientôt une dizaine d’années alimenté -en métropole du moins- une « saintgeorgemania » d’inspiration mondaine et dont chacun est à même de mesurer les ravages.
    Certes la mentalité mondaine, pour déplaisante qu’elle soit, n’a pas le même caractère de gravité que la mentalité esclavagiste, et ce n’est pas évidemment pas « la même chose » : mais ce n’est pas non plus tout à fait, « le contraire »…

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