Il meurt lentement….. de Pablo NERUDA (Prix Nobel de littérature)

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Pablo NERUDA ou Martha Medeiros

Pablo Neruda, de son vrai nom Neftalí Ricardo Reyes Basoalto,
était un poète Chilien
né le 12 juillet 1904 à Parral (Province de Linares, Chili,
mort le 23 septembre à Santiago du Chili. 

Née au Brésil en 1961, Martha Medeiros y est très connue pour ses livres de poésie
et ses nombreuses chroniques, en particulier dans le journal 0 Globo.
Divan, son premier roman, s’est vendu à plus de 80 000 exemplaires au Brésil.

Il meurt lentement
 celui qui devient esclave de l’habitude
 refaisant tous les jours les mêmes chemins,
 celui qui ne change jamais de repère,
 Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
 Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

 Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
 
 Il meurt lentement
celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les ‘i’ à un tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.
 
 Il meurt lentement
 celui qui ne change pas de cap
 lorsqu’il est malheureux
 
 au travail ou en amour,
 celui qui ne prend pas de risques
 pour réaliser ses rêves,
 celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
 n’a fuit les conseils sensés.
 
 Il meurt lentement
 celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
 celui qui n’écoute pas de musique,
 celui qui ne sait pas trouver
 grâce à ses yeux.
 
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
 
Il meurt lentement celui qui passe ses jours
à se plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
 
Il évite la mort celui qui se rappelle qu’être vivant requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer…..

7 commentaires sur “Il meurt lentement….. de Pablo NERUDA (Prix Nobel de littérature)

  1. Ecrit par Ônajor :

    Alors !

    N’est il pas temps de marcher sur un autre chemin ?

    N’est il pas temps de changer notre manière de penser la vie ?

    N’est il pas temps d’aborder toutes les étapes de notre vie d’une autre manière et de changer nos habitudes ?

    Oui.

    Il est temps de tisser des liens entre nous tous dans la lumière intérieure de l’amour universel.

    Commençons par échanger nos points de vues sur ce regard intérieur que chacun d’entre nous a sur la vie et tissons ensemble ce nouveau chemin

    Plus nous sommes nombreux plus nous sommes fort.
    Plus nous sommes fort plus nous aimons la vie.
    Plus nous aimons la vie plus nous aimons
    Plus nous aimons plus nous laissons derrière nous notre animalité

    Il n’y a pas d’autres chemins car la société est entrain d’amener au bord du gouffre de la misère des millions d’êtres humains

    Réveillons nous

    Unissons nous

    Ônajor

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  2. Les moyens de communication et leur fin furent un sujet qui interpela Neruda, comme on peut le voir dans Fin de monde (1969) :

    « Ce fut le siècle communicatif
    des incommunications :
    les câbles au-dessous de la mer
    ont été parfois véritables
    lorsque le mensonge parvint
    à davantage de latitude
    et longitudes que l’océan : … »

    Le poète n’a pas connu Internet, né quelques années après sa mort. Il n’a pas connu non plus la populaire invention de Timothy John Berners Lee (World Wide Web), ni ses effets pervers dans la diffusion des idées.

    Il meurt lentement est une poésie triviale, vaguement New Age, dans la ligne de ce que les québécois appellent «Bouillon de Poulet pour l’âme». Il s’agit de textes qui réchauffent le coeur et remontent le moral. Le poème en question est un texte poétique qui s’est transformé, emporté dans un « hoax littéraire » de ce début de XXIe siècle.

    Un « hoax » est une fausse information, non vérifiable, propagée spontanément par les internautes. Ces textes existent surtout sous forme de courrier électronique, ou de message sur des forums Internet. Ils encouragent les destinataires à les renvoyer à leurs contacts, ce qui crée une réaction « boule de neige ».

    L’original « A Morte Devagar », a été publié le premier Novembre 2000 (la veille du Jour de Commémoration des fidèles défunts, fête des morts chrétienne) sur la page Web brésilienne Bacaninha, sous la signature de Martha Medeiros. On peut supposer que c’est l’auteur en personne qui l’a mis en ligne. Le texte a commencé à circuler sur Internet au moyen du système de « Chaînes de Lettres », en tant que poème de Pablo Neruda, atteignant une diffusion inespérée.

    Si vous cherchez sur Internet [ « Muere lentamente », Neruda ] vous trouverez : avec Google un total de 23 600 réponses, avec AltaVista 132.000 résultats, avec Yahoo 132.000, et avec MSN Chercheur de Microsoft 24.100 résultats.

    En raison des caractéristiques de la propagation des messages sur Internet, le faux texte de Neruda a eu des traductions multiples et une diffusion planétaire. Et ce, malgré les protestations et les réclamations de nerudistes de plusieurs pays. Le texte a poursuivi sa cyber existence et connut une propagation dans le Cyberespace.

    La plaisanterie et sa mystification sont allés très loin, comme peut l’illustrer la fâcheuse posture dans laquelle s’est trouvée le Sénateur et Ministre Italien de la justice Clemente Mastella. En effet, ce dernier a lu ce texte publiquement en pensant que l’auteur était Pablo Neruda, ce qui provoqua une polémique en Italie, et motiva une réponse de l’éditeur italien de Neruda, Stefano Passigli.

    Au début de l’année, c’est-à-dire huit ans plus tard, l’auteur a appelé la Fondation Neruda à Santiago du Chili pour éclaircir le sujet et pour réclamer la maternité du texte en question et pour mettre fin à l’histoire.

    Le poème et son auteur ont été -semble-t-il- les seuls bénéficiaires de cette affaire, qui fut l’occasion du canular littéraire le plus répandu sur Internet en ce début de siècle.

    M C

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    1. Merci Araucaria pour cette mise au point qui date un peu mais qui est essentielle. Il est vrai que lorsque l’on lit le poème de Medeiros, et qu’on le compare quelques instants aux poèmes de Neruda (les vrais) la confusion n’est pas possible. Ceux de Neruda n’ont absolument rien à voir, en beauté, en profondeur, en puissance poétique. A côté de ceux-là, « il meurt lentement » apparaît comme une soupe bien fade, et bien que le thème soit porteur et actuel, il est vraiment dommage que ce soit celui-là que l’on trouve presque en premier dans les moteurs de recherche lorsque l’on cherche des poèmes de Pablo Neruda… Merci encore

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      1. Ahhh ! merci Araucaria ça fait du bien ce rétablissement de vérité, je comprends certaines réactions outrées, on peut aimer ce poème, mais l’attribuer à Pablo Neruda est une insulte à sa poésie et à ses lecteurs.

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  3. Il meurt lentement, « … une poésie triviale, vaguement New Age, dans la ligne de ce que les québécois appellent «Bouillon de Poulet pour l’âme» ». Comme vous y allez, MC ! Est-il vraiment raisonnable de dévoiler sa petite âme amère ainsi sur Internet ? Vous pouvez éventuellement vous attaquer aux personnes, mais pas à la poésie. Comme le crapaud qui tente d’atteindre la colombe, vous risquez bien de recevoir votre propre crachat sur la tête. C’est fait, d’ailleurs.
    Martha Medeiro vous emmerde, probablement.
    CL

    PS : De plus, j’ai rarement vu l’alliance de tant de pédantisme et d’une orthographe aussi approximative…

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    1. je ne sais pas comment je suis arrivée sur cette page, ni même si je devrais y rester puisque ce n’est que pour me joindre à Claude Laplace et exprimer ma surprise en lisant le texte de Araucaria. C’est ça une « bas bleu »..?

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  4. C est bien beau tout ça mais tant de critiques me subjuguent. Pas facile de trouver le texte réel ? Mais ce poème est beau et réaliste.
    C est bien des quebecquois d être pinailleurs. Je ne vois pas de connotation new age là dedans, et bouillon de pouldt est quasi une insulte.

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