Des compliments qui brûlent !

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Margaret Fishback Powers : c’était moi qui te portais

Il y a de celà près de 2 ans j’avais écrit un texte intitulé « Les paroles de feu » en mémoire de Monsieur Jean-Claude Christian PARIS.

Sa Veuve a bien voulu; il y a de celà quelques jours, me remercier pour ces quelques mots que j’ai recherchés dans mes archives. Ma surprise a été que je ne me reconnaissais pas dans ces lignes.

Et à la reflexion, je me dis que c’est mots sont moins les miens que ceux de toute cette communauté qui s’était assemblée dans cette église du MOULE ce 22 janvier 2007 pour témoigner… Ce sont ces témoignages que j’aurais transcrit sans m’en rendre compte.

Cette jeune femme lisant ce texte pendant que tous ses collègues de la CCI de PAP se levaient les uns après les autres. Cette scène était véritablement dramatique et tout naturellement j’ai transcris cette émoton par cette phrase :

le feu de ces paroles nous brouillèrent les yeux… effacée alors cette offense faite au talent à l’intelligence et au dévouement…

Et après ce choc, il fallait bien retrouver l’espoir ! Et c’est le Père Yves GILLOT qui en quelques mots, effaça ces paroles brûlantes, calma notre angoisse et notre révolte et posa le vrai mystère de cette vie conduisant à la mort.

Ce ne sont donc pas mes mots mais ceux de cette belle homélie.

Pour le reste du propos, il faut bien admettre que c’est le livret remis à chacun, qui offrait des textes liturgiques si bien choisis, si justes, si vrais et lus par des voix si connues et en même temps si étrangères :

Ces textes aident incontestablement à surmonter la douleur et pour ceux qui ont la chance de croire, à se renforcer dans leur foi.

Le livre de la sagesse, l’évangile selon Saint-Jean…. comment trouver son chemin sans ces merveilleux guides.

Comment se passer des homélies du révérend Père Gillot qui est sans concessions aucunes à notre peine et martèle inlassablement ce mystère de la foi…

Ce ne sont pas mes mots, mais tout simplement la force contenue dans cette célébration ; elle nous vient en aide pour vivre cette trop forte intimité avec nos chers disparus. Certains diraient que c’est « faire son deuil »… je crois au contraire que ces cette prière universelle, suivie de cette étonnante supplique à l’amour, la foi et l’espérance nous aide tout simplement à vivre.

Et après ce chant d’adieu et cette évocation à Marie ce texte si naïf et troublant connu mais que je reproduis ici en son intégralité en citant son auteur Margaret Fishback Powers:

Une nuit, je fis un rêve :
Je marchais sur la plage avec mon Seigneur.
Sur le ciel noir, des épisodes de ma vie furent projetés,
Comme sur un immense écran.
Et sur le sable je voyais à chaque fois deux traces de pas :
Les miens, et ceux de mon Seigneur.

Après la dernière scène de ma vie, je me retournai.
Je fus surpris de voir par endroits
les traces d’une seule personne
Je me rendis compte
Que je traversais alors les moments les plus difficiles
Et les plus tristes de ma vie.

Inquiète, je demandai au Seigneur :
« Le jour où j’ai décidé de te suivre
Tu m’as dit que tu marcherais toujours avec moi.
Mais je découvre maintenant
Qu’aux pires moments de ma vie
Il n’y a les empreintes que d’une seule personne.
Pourquoi m’as-tu abandonnée
Lorsque j’avais le plus besoin de toi ? »

Il me répondit :
« Mon enfant chérie, je t’aime
Et je ne t’abandonnerai jamais, jamais, jamais,
Surtout pas lorsque tu passes par l’épreuve.
Là où une seule personne a marqué le sable de ses pas,
C’était moi qui te portais. »

Ce n’étaient donc pas mes mots… ces compliments non mérités, me donnent l’occasion juste avant ces fêtes de fin d’année de me souvenir de Jean-Claude PARIS qui aura marqué pour toujours le cœur de ses amis au regret de le voir partir si vite.

Il fut un Homme.

Jean-Claude HALLEY

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