L’Archet du Colonel (1998) : 150 ans après l’ Abolition de l’ Esclavage, Raphaël CONFIANT signe un roman nourri de ténacité, de soif de liberté. Dans un Fort-de-France pompeux-guindé, Amédée Mauville, fils de notaire, refuse le joug bourgeois. Il crache sur les festivités calculées du Tricentenaire du Rattachement des Antilles à la France. Liberté de ce « poète fol » qui découvre un héros dans la figure noire d’un mystérieux tableau : il représente un militaire noir, décoré, digne, armé de son archet – Louis Delgrès ! Commence alors pour Amédée une quête : trouver les mots qui retraceront la vie de ce héros emblématique, le rendre familier, palpable dans un récit biographique. Louis Delgrès, farouchement opposé au rétablissement de l’ Esclavage par Napoléon en 1802, lutta jusqu’à la mort, entouré de ses hommes. Une fin tragi-héroïque personnifiée dans l’oraison funèbre de son violon. Sur les notes mélancoliques du compositeur noir, le Chevalier de Saint Georges : « Cette symphonie douce-amère du Chevalier de Saint Georges qui fit tellement rêver Paris du temps de la splendeur de celui-ci »