Ce mot est de Marguerite Yourcenar.
Nous vivons ces instants en Guadeloupe comme en réminiscence d’autres instants d’autres évènements passés.
Et pourtant ces instants présents vont obligatoirement laisser place à des moments plus fraternels et plus humains.
Non ! rien ne me plait dans ces instants ! je regarde à la télévision ces grandes messes étonnantes qui laisseront, je crois, un goût amer à tous et à chacun… mais l’amertume met souvent du temps à apparaîte… j’écoute les radios locales et ces musique abrutissantes… en souhaitant vivement minuit pour basculer sur d’autre émissions venues d’ailleurs… j’écoute dans les rues un gamin de 16 ans, même pas, traiter le préfet de « Connard »… et d’avoir le courage de demander un peu de respect pour m’entendre énoncer sur tous les tons le mot de l’indien… En abandonant le champ de bataille, je me disais que chasser le naturel il revient au galop et que la Guadeloupe évolue quant même car cette insulte « Connard » n’est pas tout à fait notre manière de parler ou du moins n’était pas ! comme quoi le changement est en marche.
Le week-end s’annonce lui aussi un autre moment dernier et unique… nous serons encore une fois de plus à l’écoute des évènements pour savoir comment aborder ce mois de février alors que janvier aura laisser tant de soucis…
J’ai vu aussi défiler ce beau monde,nombreux sans doute, et annonant le chant maintenant fameux… du réveil e la Guadeloupe.ceux qui bossent jour et nuit ont-ils le sentiment de s’être un jour endormis ?
Les mots du comité prétendre traduire la misère du peuple et la violence des propos s’en trouve comme estompé par la vérité de certains faits…
Je lis aussi quelque Blogs chargés de haine et de racisme… il est tellement facile devant son micro ordinateur d’être raciste et haineux…
Demain sera un autre jour… nos indépendentistes auront sans doute engrangés quelques bénéfices et voudront l’exploiter au mieux… nos hommes politiques aussi tenteront de tirer la couverture à eux… l’état aura retrouvé quelques couleurs… Et ceux qui trîment depuis toujours continueront de trîmer…
Alors ce sera le temps du Bilan : Nos enfants blancs, noirs, mulâtre, indiens chinois, libanais, haïtiens, guadeloupéens aura perdu deux peut-être trois semaines de classe. Irrécupérable et Monsieur le Recteur renvoit la balle aux chefs d’établissement… Les temps changent véritablement.
Les artisans, les petites entreprises, les professions libérales déclineront leur manque à gagner. Après le cyclone hugo, des délration d’assurances etaient possibles… le cyclone actuel n’offrira aucune possibilité de récupérer les pertes irrémédiables dans de très nombreuses activités.
Une seule satisfaction ! nous n’aurons au moins pas perdu nôtre réputation d’être l’île des caraïbes la plus « conne »… Vous voyez que moi aussi j’évolue et arrive à trouver sur mon clavier des nouveaux mots… en temps longtemps on dirait autre chose.
Mais j’ai aussi trouvé dans ce moment dernier et unique de très nombreux signes positifs qui me font penser que les moments futurs seront de nouveau des moments de fraternité et de bonheur. La Guadeloupe ne peut pas avoir surmonter les drames de l’esclavage pour ne pas ressentir le vrai besoin de se procurer des moments d’amour.