La situation en Guadeloupe est-elle très différente de celle qui existe dans les Universités Françaises.
A la lecture d’un message que je viens de recevoir il faut bien constater que les mêmes maux provoquent les mêmes effets, que les mêmes mots s’appliquent ici et ailleurs, que les mêmes groupuscules entraînent les mêmes ravages.
Alors d’un côté et de l’autre reste l’espérance qui perdure malgré des situations si terribles : car il faut poursuivre, à tous les niveaux, le développement du pays ! le développement de l’Université !
Certes il y a des bêtises de part et d’autre, mais faut-il casser la machine parce qu’on trouve qu’elle ne rapporte pas assez ? mais faut-il anéantir un pays parce qu’on trouve qu’il ne répond pas à ses propres ambitions.
15 jours sans travail, on imagine ce que cela représente pour certaines entreprises !
Des semaines de grèves annoncées dès lundi prochain dans les universités provoqueront irrémédiablement le recul déjà certain de notre première source d’avenir.
« Université morte » ! c’est déjà presque fait.
« Guadeloupe morte » c’est fait ou en bonne voie !
Ici, cela s’aggrave dans bien des secteurs… certains oeuvrent à l’évidence contre l’avenir…
Notre université française (notre pays la Guadeloupe) risque d’être progressivement paralysée.
Certes l’université, qui s’en soucie ?
Certes la Guadeloupe qui s’en soucie ?
Cela n’empêchera pas le monde de tourner même si nous repartons comme les années précédentes pour 4, 6, 12 semaines sans cours et « donnons » à la fin de l’année des examens à des gens qui n’ont rien appris ! Mais il y en a tellement marre pour ceux (la majorité) qui veulent travailler !
Cela n’empêchera pas le monde de tourner même si nous subissons comme pour les grèves précédentes des drames sociaux et « donnons » à la fin de l’année des bilans médiocres ! Mais il y en a tellement marre pour ceux (la majorité) qui veulent travailler !
La Guadeloupe finit par être l’une des dernières destinations touristiques à choisir (dans les agences de voyage on le sait déjà). Qu’en est-il de l’université française pour les étrangers ? Continueront-ils longtemps à s’y rendre pour la découvrir en grève chaque année et fermée pour des revendications qu’ils ne comprennent pas et qui ne font pas progresser le savoir !
La réforme de l’université (rejetée en bloc – alors qu’elle ouvre des perspectives intéressantes, même s’il y en a aussi à améliorer, à condition de « se mettre au travail » !).
Le statut actuel (rejeté par certains – alors qu’il comporte de très bonnes choses, même s’il y en a aussi à améliorer, à condition de « se mettre au travail » !).
Veut-on ou ne veut-on pas l’autonomie des universités ?
Pour la Guadeloupe, « L’indépendance », tellement réclamée par cette minorité agissante, sera à n’en pas douter un projet de dupes et est régulièrement systématiquement rejetée par une population parfaitement consciente ! le statut actuel est là pour permettre justement de remplir ce qui nécessairement dans un cadre légal qui ne peut tout préciser parce que laissant à l’appréciation des élus locaux les adaptations utiles et nécessaires. Mais les syndicalistes (très minoritaires mais tout-puissants) estiment que les élus et l’autorité de la Guadeloupe sont à l’évidence des autocrates !). La réforme – une réforme – permettrait un re-départ… mais les gens qui acceptent d’agir dans le cadre d’un statut démocratiquement votée par les Guadeloupéens se font traiter de « Yo » !!!
Pour le moment nous travaillons pour la Guadeloupe même si nous sommes régulièrement hués, vilipendés… :
Cette situation est bien triste, grave sans doute mais pas désespérée.
Alors même que les étudiants, les élèves (qui arrivent parfois faibles à l’université, certes, mais désireux d’apprendre, de travailler :nous pouvons tous en témoigner), dans leur très grande majorité attendent de nous qu’on les aime, qu’on les forme, qu’on les aide à trouver des repères qui leur manquent terriblement…
alors même que les entreprises ne demandent qu’à travailler pour en fin de mois payer les salaires… alors même que les professions libérales (bien absentes de ces débats) ne peuvent que constater les dégâts…
alors que nos fonctionnaires inspirés de la haute notion de servir sont empêchés de faire tourner la machine administrative qui nous apporte tant…
alors que le corps médical et les paramédicaux ne peuvent que constater les désordres sanitaires…
alors que nos hôteliers sont aux abois…
Non ! décidément nos Syndicalistes sont formés à bonne école ! et nous devons cessé de pleurer de nous lamenter et lutter pieds à pieds pour l’avenir de nos enfants.
Alors demain !
Les Parents d’Elèves solliciteront le Recteur le préfet, les maires, le conseil général, le conseils régional, les députés, les sénateurs pour que les écoles ouvrent au plus tôt. Monsieur BEAUCHAMP a perdu toute légitimité en soutenant un mouvement de cette longueur
Les Professions libérales se réveilleront ! pour sonner le tocsin et la révolte contre les fossoyeurs de vos activités.
Les Hôteliers et autres professionnels du tourisme diront tout haut ce qu’ils subissent.
Les Agences de voyages, Les Banquiers, Les Compagnies d’Assurance, Les Experts, Les Magistrats, Les Fonctionnaires… manifesteront !
Et après le préfet, les maires, le conseil général, le conseil régional, les députés, les sénateurs, ils écriront tous à qui vous savez.
Voici l’adresse du Site
Et tant qu’ils y sont pour quoi pas une copie à Madame la Conseillère pour l’Outre-Mer
Marie-Luce PENCHARD ;
Ils ont aussi la possibilité d’écrire au Président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d’affranchissement), à l’adresse suivante :
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris