![]()
![]()
Place Amiral Gourbeyre à Pointe-à-Pitre,
entre le Tribunal, la Cathédrale, l’Ancien Presbytère et l’Ancienne Gendarmerie.
Sur le Buste érigée par la Ville de Pointe-à-Pitre on peut lire :
» A l’Amiral Gourbeyre. La Pointe-à-Pitre reconnaissante « .
![]()
La tombe de l’Amiral Gourbeyre
![]()
Né à Riom (Puy-de-Dôme), le 30 octobre 1786, à 22 heures,
Jean-Marie Augustin Gourbeyre est le fils de Maître Pierre Gourbeyre,
procureur en la Sénéchaussée d’Auvergne
et de Dame Catherine Richard, fille d’un chevalier de Saint-Louis.
Notre ami Michel RODIGNEAUX, Descendant de flibustier et Historien, nous signale une publication interressante sur le fameux tremblement de terre de 1843.
On se souvient de la très belle exposition concoctée par les Archives de la Guadeloue (Monsieur Jean-Paul Hervieux) le pour le 150ème anniversaire de cet évènement qui aura marqué les eprits ici et en France Métropolitaine. 150 ans c’était justement la période de retour d’un tel séisme au dire des scientifiques. Si bien que cette Exposition ne put jamais quitter les ors de Bisdary pour venir informer sinon traumatiser les Pointois !
Hommage à l’amiral Gourbeyre, édition de textes annotés et présentés par Claude Thiébaut, préface d’Hélène Servant, L’Harmattan, 2008, 2 vol., 586 p.
Voici le message de présentation de Monsieur Claude THIEBAUT :
Nous sommes aujourd’hui le 8 février. Il y a 166 ans jour pour jour,en fin de matinée, la Guadeloupe était ravagée par un tremblement de terre majeur et Pointe-à-Pitre était en grande partie détruite par un incendie. C’était en 1843. Un premier ouvrage avait été consacré à la catastrophe, La Pointe-à-Pitre n’existe plus !, dirigé par Jacqueline Picard, qui conserve tout son intérêt (2003).
Dominique Chathuant vient de publier pour ses collègues historiens du site Clionautes un article sur un second ouvrage consacré au sujet, mon Sur les ruines de la Pointe-à-Pitre. Merci à lui. Voir à l’adresse : http://www.clionautes.org/spip.php?article2254
Rappel : présentation de l’ouvrage sur le site de GHC à l’adresse http://www.ghcaraibe.org/livres/ouvadh/ouvadh.html Merci à M. Rossignol.
Bonne journée à vous
Claude Thiébaut
Dexu Extraits de l’article de Monsieur CHATUANT :
Début de citation !
La France s’agenouille et quête pour les frères de la Guadeloupe
Chose oubliée des mémoires collectives de part et d’autre de l’Atlantique, le tremblement de terre de la Guadeloupe suscite, de la Normandie à l’Alsace, manifestations de piété, quêtes et souscriptions de la part de Français qui pensent agir pour leurs frères de la Guadeloupe, sans d’ailleurs que cette notion paraissent bien claire chez les protagonistes de la période. La fraternité concerne-t-elle les esclaves ? Certains textes décrivent leur « bon comportement ». D’autres dénoncent au contraire pour le compte du lobby esclavagiste leur attitude odieuse de spectateurs et profiteurs du malheur. Gourbeyre relève lui même l’absence de fondement de ces assertions. Il est vrai que cet amiral légitimiste ne passe pas pour inconditionnel de l’institution servile. La fraternité et les prières de la métropole coloniale renvoient en tous les cas à l’idée d’une Guadeloupe, ou d’une France, qui expie ses fautes devant Dieu et souffre en attendant la rédemption. Il n’en faut pas davantage à certains pour lier la colère divine à l’usurpation du trône des Bourbons par les Orléans. Ailleurs le débat se cristallise sur la concurrence humanitaire entre l’Église et les laïcs désireux de se lancer dans l’action caritative. La dynastie montre l’exemple en versant elle-même des fonds pour secourir la Guadeloupe dévastée. Hors de France, de New-York aux pays d’Allemagne, la presse s’émeut ou se gargarise de l’événement.
De l’incidence d’une catastrophe naturelle sur une société esclavagiste
Claude Thiébaut est depuis longtemps convaincu de l’impact du tremblement de terre et de la personnalité de Gourbeyre sur les relations interraciales dans la colonie. Cela expliquerait ainsi le climat relativement apaisé du moment de l’abolition en Guadeloupe sous Layrle, successeur de Gourbeyre. En comparaison, des troubles secouent la Martinique en mai 1848 et obligent son gouverneur à proclamer le décret avant même l’arrivée du document dans la colonie. On sourira de constater qu’au moins une fois dans l’histoire, la Guadeloupe aura eu réputation moins vindicative que la Martinique… A la Guadeloupe, des esclaves ont sauvé leurs maîtres et se sont trouvés dans le deuil en même temps qu’eux. Mais il faut reconstruire. On savait déjà que le séisme de 1843 avait sonné le glas des constructions de pierre et, favorisé, jusqu’au Grand cyclone de 1928, la construction en bois. Il faut y ajouter la généralisation du fer, renforçant les autres matériaux, ainsi qu’une nouvelle réflexion sur l’urbanisme. L’événement précipite aussi la modernisation du mode de production. Divine surprise en effet pour les modernes, qu’un séisme qui détruit les vieux moulins de type « Père Labat », créant ainsi un nouvel espace pour des usines centrales qui ont plus besoin d’ouvriers salariés que d’esclaves à nourrir. Les grands blancs, dont beaucoup de familles ont déjà été ruinées sous la Révolution, ne maîtrisent plus les moyens de production. Leur caste décline, alors qu’elle se maintient en Martinique. Outre l’impact de la Révolution sur les classes blanches et mulâtres, c’est l’une des explications à l’effacement de la caste des grands Blancs-pays de la Guadeloupe au profit de sociétés anonymes métropolitaines constituant autant de propriétaires absentéistes.
Fin de citation
La Guadeloupe ne tarda pas a lui rendre un juste hommage en lui offrant le nom d’une de ses communes le 30 avril 1846 moins d’un an après sa disparition.
Le site de la Commune de Gourbeyre offre d’alleurs lui aussi une biographie très complète de cet Homme, né à RIOM (Puy de Dôme) le 30 octobre 1786.