La Guadeloupe est toujours sortie par le haut de toutes les péripéties de son histoire ! Ce jour, 8 février, est l’anniversaire du drame de 1843 qui a vu la destruction de la Pointe-à-Pitre par un tremblement de terre suivi d’un gigantesque incendie. Les historiens nous disent l’étonnante ambiance de solidarité qui a permis sous la houlette de l’Amiral Gourbeyre de surmonter ce drame. Peut-être même que cet épisode aura permis de mieux sortir d’un autre drame bien plus horrible ! l’esclavage ! Il n’y a pas de raison que la Guadeloupe ne sorte pas aussi par le haut de cette crise qui perdure, casse nos outils de travail, assombrit l’avenir de nos enfants et fait fondre nos espoirs de développement. C’est fou comme le dessin caricatural du journal LE MONDE de ce même jour était prémonitoire. Ainsi le Secrétaire d’Etat a été rappelé à Paris pour expliquer sans doute la situation délicate pour le moins dans laquelle nous nous trouvons. Quoi de plus normal qu’un Secrétaire d’Etat puisse aller rendre compte à son Ministre et son premier Ministre d’une situation rendue inextricable par les exigences du Comité de Grève. Lorsque Monsieur Yves JEGO arrive en Guadeloupe, les problèmes revêtaient déjà une certaine difficulté, mais ils se sont avérés insurmontables dès lors que la Martinique et la Guyane se mettaient aussi de la partie renchérissant sur les revendications de la Guadeloupe et plaçant ainsi le représentant de l’Etat dans une impasse ; impasse budgétaire ! bien entendu au moment même où les caisses de l’état sont vides et que les Français de la Métropole réclament eux aussi plus de sous, plus de logements, plus, encore plus, toujours plus. Cette décision est à la hauteur de la barre fixée par le Comité de grève. Une barre fixée assez haut pour que personne ne puisse la franchir : c’est ce que nous avions diagnostiqué dès le premier jour comme un piège !
Sans aller jusqu’à parler d’attitude de mépris, je comprends l’amertume des uns et des autres devant les imprudences du Secrétaire d’Etat et son geste peu élégant de quitter la Guadeloupe de cette manière. Monsieur Yves JEGO a manqué d’Education !
Bon ! C’est fait !
Et soyons sérieux ! Allons nous encore subir une semaine et pourquoi pas deux semaines de blocage ?
Cette situation est intenable pour nos enfants !
Rien que pour eux un geste du collectif serait nécessaire !
Il faut mettre un terme à ce blocage de la Guadeloupe en signant avec les autorités un moratoire portant sur le constat de ce qui a déjà été obtenu et qui n’est pas si mal que cela : le reste tout le reste s’inscrivant dans un calendrier contraignant de 6 mois pour l’obtention des résultats complémentaires.
Naïf me direz-vous ! Si vous voyez une autre solution proposez là !
La première urgence, à mon humble avis, est l’ouverture des classes.
Si la revendication ponctuelle des Syndicats Enseignants est juste ! Quoi de plus normale qu’elle soit satisfaite sans délai et sans regrets. Si elle ne l’est pas que les autorités s’en expliquent ouvertement. Moi je voudrais bien comprendre ! Monsieur DARCOS peut-il s’expliquer.
Les Classes de la Guadeloupe doivent ouvrir sans délai. Il y va de l’avenir de nos enfants, de notre avenir.