Je ne connaissais pas Monsieur Jacques BINO, mais en lisant quelques informations sur son parcours, j’en conclu que c’était à l’évidence un homme engagé pour son Pays la Guadeloupe.
Monsieur BIRO habitait dans ce quartier de la périphérie de Pointe-à-Pitre (quartier dit Henri IV) et celà me ramène à mes premiers pas de professionnel en Guadeloupe. Je me souviens d’avoir eu à réfléchir sur le bien fondé de ces constructions dites de la rénovation urbaine de Pointe-à-Pitre. J’aurais aimé avoir le sentiment de Monsieur BIRO au même titre que les avis glanés lors d’une enquête que j’avais mené à l’époque en visitant chaque appartement.
Si il a accepté un poste de Vice-Président de l’Association de défence de son quartier c’est qu’il ressentait une certaine inquiétude pour lui et tous les autres habitants.
Monsieur BIRO était aussi membre de AKYO. J’ai assisté avec une certaine surprise à la naissance et à l’essor de ce groupe et très souvent je me suis laissé emporté par la musique très innovante de ceux dont le nom exprimait déjà une certaine crainte.
Syndicaliste CGTG, je l’aurais peut-être croisé dans quelques réunions.
On dit enfin qu’il était fonctionnaire d’état (Trésor), apprécié dans son travail, dans son quartier et même au delà.
Tout celà pour exprimer ma tristesse d’avoir appris au petit matin la mort de cet Homme. Trop souvent j’ai cru voir dans les représentant du LKP beaucoup de violence dans les mots et dans les gestes, pour ne pas aujourd’hui battre ma coulpe et admettre que dans chacun de ces syndicalistes il y a un homme, un père, un mari, un Guadeloupéen…
J’exprime à ses parents, à ses amis, à ses collègues et à tous ses proches mes plus sincères condoléances.
Ce texte me confirme aussi dans l’impérieuse nécessité que la Guadeloupe retrouve le chemin du dialogue c’est à dire de la fraternité entre les hommes de ce petit pays.