Quelques amis m’appellent gentillement au téléphone pour demander des nouvelles, d’autres pour entendre simplement quelques mots de réconfort.
Oui ! La situation actuelle de la Guadeloupe n’est pas facile à vivre. Mais il faut tenir le coup.
On sait maintenant que nous pouvons vivre avec notre Volcan la Soufrière !
On apprend aussi à vivre avec les Cyclones du mois de septembre.
On sait aussi que the big one (tremblement de terre) est pour un de ces jours prochains et on s’y prépare….
Alors à côté de tous ces risques, que peut représenter quelques jours de grève ?
Ne perdons pas courage : bod lan mè pa loin !
Et de ce mauvais pas nous sortirons plus forts, plus déterminés à bâtir la Guadeloupe.
N’en déplaise à certains cette société n’est nullement une société esclavagiste !
N’oublions pas d’où nous venons : Lors que le regretté Aimé CESAIRE décide en 1946 de présenter à l’Assemblée national le projet de loi nous érigeant en Département Français, il savait pertinemment ce qu’il faisait : devant lui des colonnes d’enfants allant à l’école pieds nus dans les banlieux de Fort de France la misère ! Et sur la Guadeloupe, qu’il n’a d’ailleurs jamais visitée, les enfants croupissant dans les eaux nauséabondes de l’Assainissement.
Oh ! ce n’a pas été facile d’arracher l’égalité des chances pour chaque Guadeloupéen ! Et ce n’est pas encore acquis ! Mais un immense travail a été accompli ici en Guadeloupe, par tous et par chacun.
Un immense travail souvent aidé par de Grands Hommes que nous connaissons: Exemple parmi tant d’autres, Tous les Présidents de la Cinquième République qui nous ont systématiquement accordé plus que leur confiance, je dirais leur amour… et plus particulièrement Charles de Gaulle : le seul qui aura vécu avec nous un Cyclone… et quittant l’aéroport du Raizet dira : on saura à Paris ce qui se passe ici ! Ont suivis alors quelques projets structurants entre autre pour la ville de Pointe-à-Pitre.
Et ce travail est parfaitement visible aux yeux de tous : les hôpitaux, les cliniques, les dispensaires, les crêches, les maternelles, les écoles, les collèges, les lycées, les bibliothèques, Archives, les librairies dans pratiquement chaque commune, les routes, les ponts, les réseaux d’irrigation, les aéroports et autres infrastructures de transport collectifs, les stades, les zones industrielles et artisanales, les Salles de Sport, les Universités, les lotissements, les tours, les immeubles collectifs, les Marinas, les tribunaux, les musées, les places publiques, les hôtels et autres infrastrutures d’accueil, Les bâtiments publiques, les infrastructures de télécommunication, les réseaux bancaires et postaux, les administrations, la sécurité sociale, les infrastructures d’accueil des personnes âgées, les infrastructures portuaires, des centres de vacances, un parc national…
Et de tout celà emmerge chaque années l’excellence : une immense cohorte de bacheliers, de sportifs, d’artistes Guadeloupéens qui rayonnent en France Métropolitaine et dans le Monde, ici un Préfet, Ici un Sportif de haut Niveau, ici un Député, ici, un Grand Professeur…
Mais ce qui est aussi visible ce sont les formidables équipes de techniciens tous domaines confondus et qui damne souvent le pion à leurs homologues de la métropole : le merveilleux collège de Gynécologie, les Ordres des Architectes, des Géomètres Experts, Les Experts Comptables, Les Experts de Justice, le corps médical dans son ensemble, les para-médicaux, les enseignants, les… Faut-il les énumérer tous… Non ! Car vous les côtoyés tous les jours et tous démontrent leur formidable capacité à maîtriser les techniques les plus avancées.
Alors tout n’est pas rose, tous les jours ! Oui il existe encore des injustices ! Oui ! il a existé des échecs ! Evoquons les, mais évoquons les tous ! Et par exemple le formidable élevage de bovin de BeauPort détruit par l’incapacité notoire de quelques aventuriers.
Et c’est ce pays que veut casser le LKP ?
Mais c’est notre rôle d’empêcher ce funeste projet de destruction. C’est notre rôle d’effacer les injustices qui perdurent encore, les inégalités ; c’est notre devoir de continuer le travail si exaltant, la tâche si noble du développement de la Guadeloupe.
Et je dis Banco ! Pour discuter de l’avenir statutaire de la Guadeloupe ! Une fois que ce malheureux épisode de bloquage sera passé.
Banco ! Pour répondre point par point aux mauvais arguments entendus ici et là sur une Guadeloupe réduite à des clichés post-esclavagiste !
La Guadeloupe poursuit son développement. Elle fait partie intégrante de la Nation Française. Elle apport sa part dans le développement de notre pays. Elle n’a pas d’autre voie que de persévérer dans cette fructueuse alliance du cœur qui ne souffre pas de sordides évaluation comptable qui n’ont aucun sens.
En terminant son discours d’hier soir le Président Sarkosy a oublié de dire ces quelques mots !
Vive la Guadeloupe ! Vive la France ! et je rajoute un vibrant Vive la Guadeloupe dans la France.