L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais.

Et la Guadeloupe n’aura jamais fini de se découvrir !

Alors que le Brésil s’est déjà lancé dans la folle ronde du Caranaval, la Guadeloupe en cette veille de Mardi gras tente de penser ses plaies.

Notre Samba Guadeloupéenne se sera pour l’année prochaine ;à moins que l’on accepte l’idée que ces trente jours de grève furent un véritable carnaval.

Plus danse macabre que Samba ! ces trente jours posent beaucoup de questions et très peu de réponses sont données. Oui une danse bien éloignée de nos goûts et de nos habitudes.

Et de crise en crise, de découverte en découverte, nous ne sommes plus comme avant.

Monsieur Domota aura au moins réussi celà ! nous changer !

Individuellement ! c’est incontestable ! moins ou plus peureux ! un peu plus phylosophe et un peu plus solidaire ! un peu plus conscient des lacunes et des forces de ce petit Pays !un peu plus connaisseur de notre Guadeloupe avec ses « profitassions ».

Nous avons changé du fait de ce dialogue qui s’est instauré entre les générations, entre les jeunes : échanges quelques fois violents, toujours passionés, souvent troublants, mais jamais inutiles !

Nous avons aussi changé du simple fait du regard porté par les autres sur nous même. Toute la France s’est exprimée sur l’outre-mer, je peux même dire « Son Outre-Mer » et sur la Guadeloupe en particulier.

Vous souvenez vous de la soufrière en 1976. La CCI de Basse-Terre venait de prendre un abonnement à l’Argus de la Presse, lorsque la planète entière se mit à vibrer au rythme de la Grande Dame qui crachait du feu et obligeait de déplacer 75 000 personnes. Monsieur Domota prétend en avoir déplacé 65 000) ! Des tonnes d’articles de presse arrivèrent alors sur le Bureau de Monsieur Germain William, le Secrétaire de la CCI et l’on mesura alors l’impact de cet évènement naturel en terme de retombée publicitaire. La facture aussi a été très chaude et je ne me souviens plus si l’Argus accepta de faire une remise au Président Penchard.

Ce qui me laisse à penser aujourd’hui que le fait que toute la presse nationale ait parlé de la Guadeloupe représente un bel investissement promotionnel. Il faut savoir l’exploiter.

Nous avons peut-être aussi changé collectivement en se sens que nous devrions dans nos relations de tous les jours être plus capable de déceler les anomalies de notre petit pays et tenter ensemble de les corriger ou de les faire corriger. Pas en bloquant la Guadeloupe ; mais en agissant jour après jour sur les leviers qui sont à notre porté.

A demain Mardi Gras !

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