Interrompu par les ovations unanimes d’un Congrès au grand complet, Barack Obama a tenté, mardi, de redonner confiance à l’Amérique, promettant que le pays sortirait « plus fort » de la crise.
L’hôte de la Maison Blanche a affirmé la nécessité de « sacrifices », destinés à réduire de moitié, d’ici à 2013, le déficit fédéral.
Elu sur la promesse du changement, Barack Obama a également annoncé des réformes, notamment celle de la couverture sociale.
Il a promis d’investir dans les nouvelles technologies et les énergies renouvelables pour moderniser l’ économie.
Et il a pressé le Congrès de lui soumettre une loi imposant des quotas de gaz à effet de serre et de nouvelles réglementations pour le système financier.
Barack Obama a assuré que son premier budget éliminerait les contrats sans appel d’offres en Irak et réformerait le budget de la défense.
Dans sa « vision pour l’Amérique » présentée mardi devant les deux Chambres du Congrès, le président américain fait le pari d’une « prospérité durable ».
Hope vs. crisis
L’espoir contre la crise, la crise contre l’espoir. Tels étaient les deux termes de l’équation que Barack Obama devait s’employer à résoudre, mardi, pour son premier grand discours de politique générale. Le président s’est acquitté de l’exercice en retrouvant les accents les plus inspirés de sa campagne.
Obama s’engage aussi à sauver les banques et l’automobile
Barack Obama a prévenu que sauver les banques américaines risquait de coûter plus cher que prévu, alors que des centaines de milliards de dollars ont déjà été promis au secteur
financier. « Mais si agir va coûter très cher, je peux vous assurer que ne pas agir coûterait encore plus cher », a-t-il lancé.
Barack Obama, qui a assuré aux Américains que leurs dépôts bancaires étaient en sécurité, a annoncé la création d’un fonds destiné à financer des prêts aux consommateurs et aux petites entreprises.
En outre, Barack Obama a promis de défendre les constructeurs automobiles, estimant devant le Congrès que « le pays qui a inventé l’automobile ne peut pas l’abandonner ». « Nous nous engageons à tenir le cap d’une industrie automobile rénovée et recréée qui puisse soutenir la concurrence et gagner », a-t-il déclaré.
Source LE MONDE