Page 14 – 2e paragraphe
Ses dons innés furent magnifiés par un travail acharné, lui permettant non seulement d’être le meilleur mais surtout de franchir la barrière raciale qui le rangeait dans la classe sociale méprisée des « mulâtres »… Certains esprits se chargeront de le lui rappeler, malgré sa notoriété.
Page 17 Paragraphe 1
Eloge du livre de Roger de Beauvoir contrairement aux critiques constantes de Gabriel Banat.
Page 17 – 2e par.
Au sujet de Platon, l’un des personnages du roman de Roger de Beauvoir : Ce Platon a-t-il ou non existé ? A Basse-Terre, décède Thomas Platon le 7 septembre 1758, natif de Bordeaux, âgé de 25 ans… Trois autres Platon s’embarqueront à cette époque pour la Guadeloupe ou Saint-Domingue
4e paragr.
Le 1er avril 1757, Georges de Bologne est reçu à Versailles par le comte de Saint-Florentin lui annonce que le Roi a donné son agrément pour qu’il acquiert la charge de gentilhomme ordinaire de la Cour.
Page 52 :
Poncet de La Grave est procureur du Roi à la Table de Marbre de l’Amirauté, enregistre le 10 mai 1762 la déclaration d’Anne Nanon, âgée de 34 ans. Elle serait donc née en 1728.
Page 58
Le 10 mai 1763, Joseph, le sieur de Saint-Georges achète pour 9 000 livres à Messire Augustin Malherbe, conseiller du Roi, « l’Office d’Ecuyer, Conseiller du Roy, contrôleur ordinaire des guerres », dont le sieur Pierre Renaut, sieur des Roncins, était détenteur au moment de son décès à Orléans.
NB : Contrôleur ordinaire des guerres: Officier du ministère public chargé de porter les ordres du Roi auprès du tribunal de guerre.
Ordinaire a le sens de permanent, qui officie toute l’année.
Exemple : Musicien ordinaire de la chapelle du roi.
Gentilhomme ordinaire du roi, gentilhomme servant le roi pour porter ses ordres et ses volontés aux parlements, aux provinces, et ses compliments aux cours des rois et des princes.
Page 59
Le 8 juin en la Grande Chancellerie de France, les magistrats donnent officiellement leur agrément à cette vente. Cette charge lui permet de prendre le titre d’Ecuyer. Joseph est alors âgé de dix-sept ans et quatre mois alors que l’âge légal pour exercer cet office est de 25 ans.
Une dispense lui a donc été octroyée. Pierre Bardin présume a probablement fait jouer à plein l’article 59 du Code Noir selon lequel « les affranchis ont les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les personnes nées libres ».
Page 60 Points particulièrement innovants
Joseph de Saint-George conservera cette charge pendant onze années et pourra prendre le titre de chevalier comme il en avait le droit.
Cet office permet de comprendre pourquoi, la Révolution venue, on lui confiera le commandement d’un régiment de cavalerie légère et pas seulement pour ses qualités de bretteur (= escrimeur), mais parce que dans le domaine de la gestion de ce type de formation, il avait acquis les compétences nécessaires puisque de surcroît dans un an, il va entrer aux Gendarmes de la Garde, contrôleur des troupes de la Maison du Roi
Pierre Bardin nous apprend que Joseph de Saint-George, écuyer, demeurant rue Saint-André des Arts, est inscrit sur les registres des gendarmes de la garde du Roi le 1er juillet 1764 et non en 1761 comme on peut le lire chez d’autres biographes.
Page 61 1er paragraphe
Dédicace de Carl Stamitz du 5 février 1770 en italien : « Sei quartetti per due violini viola e basso… Dedicate al signor Di Saint Georgio, scudiéré, registrador Delle Guerre ; Da Carlo Stamitz, figlio del famoso Stamitz
Page 70 2e paragraphe
Le seul événement à retenir pour l’année 1765 est le déménagement de l’hôtel Châteauvieux pour aller demeurer non loin de là rue Jardinet.
Page 90 2e paragraphe
Le testament de Georges de Bologne … « Je donne et lègue à demoiselle Anne Nanon, négresse libre, attachée à mon service depuis trente années une somme de trois mil livres. Puis je donne et lègue à Monsieur de Saint-George, Ecuyer, conseiller du Roy, Controlleur des guerres, une somme de cinquante mil livres…
Page 101 4e paragraphe
Preuve que St-G a eu de bonnes relations avec sa demi-soeur, Elisabeth-Bénédictine de Bologne : Etienne Levelu de Clairefontaine et « Haute et puissante dame Elisabeth-Bénédictine de Bologne son épouse se portent « caution et solidaires dudit Saint-George, envers les personnes qui lui prêteront 12 000 livres pour ses affaires ».
Page 105 – 6e paragraphe
Les mariages interraciaux sont théoriquement interdits. Dans les faits, ce n’est pas le cas. Pierre Bardin cite de nombreux cas d’unions entre un Noir et une Blanche : « Pierre Hector, natif de la Martinique sert pendant dix-huit ans au Royal Etranger. Il se mariera à Niort, paroisse Saint-André, le 2 décembre 1765 avec Anne Caisse, une blanche. Trois enfants naîtront de cette union.
L’acte de mariage comporte les signatures de tous les officiers du régiment, dans lequel sert le capitaine Pierre Philippe Pinel du Manoir, d’une ancienne famille guadeloupéenne.
Page 48 :
André Lucidor, ancien esclave devenu maître d’armes avait une salle rue de Ménilmontant.
Page 53 :
André Lucidor vient déclarer qu’il est passé d’Afrique à la Martinique, puis en France et affranchi en 1750 ; Avec lui se trouvent ses deux filles, « mulâtresses », nées à Paris. Donc le père a épousé une blanche, ce qui était en principe, formellement interdit. L’un de ses filles, « la citoyenne Lucidor » fera parler d’elle la Révolution venue.
Pages 113 et 114 – Découverte importante
Pierre Bardin donne une version différente de l’agression dont fut victime Saint-George le jeudi 22 avril 1779 de celle donnée – dans l’un des trente-six volumes de ses « Mémoires secrets » – par Louis Petit de Bachaumont.
Celui-ci avance que l’agression a eu lieu dans la nuit du 1er mai 1779 et rapporte que « Saint-George a été assailli par six hommes; il était avec un de ses amis; ils se sont défendus de leur mieux contre des bâtons dont les quidams voulaient les assommer; on parle même d’un coup de pistolet qui a été entendu. Le guet est survenu et a prévenu les suites de cet assassinat, de sorte que M. de Saint-George en est quitte pour des contusions et blessures légères…»
Pierre Bardin à la lueur des archives du commissaire au Châtelet est bien plus précis.
Il est minuit et demi et alors que Saint-George se trouve avec le Baron de Gillier, Comte de Saint-Julien, l’un des familiers de du duc d’Orléans, « ils sont attaqués par huit ou dix individus obéissant aux ordres de Sieur Des Brugnières. « L’un d’eux lui asséna un violent coup de bâton sur le bras lui causant une forte contusion. Saint-George saisit alors son épée, fait sauter le bâton de l’agresseur et le prend par le collet. Une bagarre générale s’ensuit… »
Nous apprenons aussi que Saint-George reçoit l’aide d’un ami, Louis de Lespinasse Langeac, officier de cavalerie, gouverneur de Carcassonne, qui habite à proximité. « C’est alors que paraît un homme en uniforme d’exempt de maréchaussée gendarmerie de France. »
« Saint-George respectueux et sans méfiance donne son épée, mais à ce moment là, Des Brugnières lui met un pistolet sur la gorge en disant à ses gens « de le ganter », c’est-à-dire de lui lier les mains.
« Saint-George demande à être conduit chez le commandant du guet, ce qui est fait, mais ce dernier le renvoie chez le commissaire».
Desbrugnières, avec la complicité de l’exempt, va parvenir à se disculper en déclarant avoir été insulté par Saint-George et son ami, ne pas avoir mis de pistolet sur la gorge, mais qu’il est vray qu’il a tiré un pistolet de sa poche et l’a montré à l’un des particuliers qui s’avançait sur lui l’épée à la mains. »
Cette affaire n’eut aucune suite.
Pierre Bardin donne une explication plausible à cette attaque nocturne.
Selon lui, il est vraisemblable que la cause de cette agression ne soit qu’une rivalité amoureuse, fomentée par un mari bafouée. Le célèbre arteur Gourgaud, dit « Dugazon », comédien du Roi, époux de Louise-Rosalie Lefebvre, dite « La Dugazon » avait voulu venger son honneur, convaincu que son épouse était la maîtresse de Saint-George à qui on attribuait la paternité de son fils qui allait devenir un musicien très apprécié.
Toutefois, Pierre Bardin pense « qu’il y avait sans doute erreur sur la personne ». l’amant en titre de La Dugazon étant vraisemblablement Lespinasse Langeac, surpris par Gourgaud à raccompagner la cantatrice
chez elle.
« Le vrai père pourrait être Lespinasse Langeac car on peut croire que ce n’est pas l’effet du hasard si, le 29 décembre 1781, chez le notaire Rouen, Louis Gustave de Lespinasse Langeac constitue une rente viagère annuelle à la dame Dugazon, et à son fils Alexandre louis Gustave, baptisé en décembre 1780, paroisse Saint-Sauveur. La concordance des noms ne peut être fortuite. »
Page 117 5e paragraphe
Intéressante citation e Benjamin de Laborde qui fait l’éloge du chevalier de Saint-George.
Page 121 Fin du 5e paragraphe
Un concerto pour clarinette, sera exécuté et composé par Saint-George par le Concert Spirituel au château des Tuileries.
« Fait assez exceptionnel pour l’époque, où une oeuvre était souvent jouée une seule fois, ce concerto fut inscrit au répertoire du Spirituel et joué quatre fois entre mars et avril, puis repris le 2 février et le 15 avril 1783… »
Page 137
P. Bardin parle au conditionnel et avec grande prudence, d’une relation avancée par plusieurs biographes – et que l’on retrouve dans le film documentaire « Le Mozart Noir » – entre Saint-Georges et la Marquise de Montalembert. Il voit là médisance et calomnie.
5e paragraphe – Remarque d’importance
Une relation éventuelle avec la reine Marie-Antoinette n’est pas pensable.
Page 138 – Paragraphe 2 – Assaut d’armes St-G – D’Eon
P. Bardin reste vague sur l’assaut d’armes entre St-G et d’Eon.
On peut penser que ce n’est qu’un assaut amical sans grand enjeu.
Il mentionne que La Chevalière a touché St-G par un “coup de temps”
Cette actions consiste à toucher son adversaire au tout début de la préparation de son attaque et ainsi toucher le premier.
Voici ce que P. Bardin rapporte en se référent au journal “The Morning Herald”.
« Elle est arrivée à parer tous les coups de son puissant adversaire, et le toucher par ce qu’on appelle « un coup de temps… » « Mademoiselle d’Eon a eu la modestie d’attribuer sa touche à la complaisance de Saint-George, ce dernier avouant qu’il avait fait tout ce qu’il fallait pour écarter le coup… »
Intéressant 6e paragraphe – Citation de la marquise de Créquy qui parle de cet assaut d’armes avec mépris et tonalité raciste : voir notamment de la ligne 7 à la ligne 12.
Page 175
P. Bardin pense qu’il est peu probable que St-G se soit rendu à Saint-Domingue with Giraud, Sonthonnax and Julien Raymond.
“3e paragraphe:
On prétend qu’après sa mise à l’écart, Saint-George serait parti à Saint-Domingue, combattre aux côtés de Toussaint-Louverture. Ceci paraît pour le moins fantaisiste et ne repose sur aucun document officiel.
Soyons réalistes. Comment imaginer qu’un homme aussi célèbre aurait pu partir incognito ?
Dernier paragraphe :
La délégation française embarque à Rochefort à bord du « Wattignies » le 22 mars pour débarquer au Cap le 13 mai. Le 4 juillet les deux fils de Toussaint, Placide et Isaac, accompagnés de Méaron, son aide de camp, partent en France faire leurs études qui seront brillantes au collège de la Marche.
Une étude minutieuse des papiers de bord de ce navire ne laisse pas apparaître le nom de Saint-George.
Page 176
Louise Fusil (dans son livre Mémoires d’une actrice) dont la sincérité n’est pas mise en doute, semble mélanger rumeurs et faits réels, ne serait-ce que par l’inquiétude qu’elle avait ressentie sur le manque de nouvelles d’être qui lui étaient chers.
Page 183
Intéressante lettre d’Isaac Louverture, adressée à Madame de Clairefontaine, donc Elisabeth-Bénédictine, le demi-soeur de Saint-George pour lui exprimer sa gratitude de lui être venu en aide.
The last lines of page 183 are worthy of the greatest interest :
A la lecture de cette correspondance, on reste songeur devant cette amitié réelle qui bouscule les idées reçues sur des personnes, issues de classes sociales différentes, que tout aurait séparé dans les “isles” et qui se réunissaient entre “Américains” en France, après la perte de leurs biens et l’exil définitive. Elisabeth-Bénédictine avait certainement et depuis longtemps, oublié le préjugé contre « la couleur à l’image de son père Georges, d’Anne Nanon, et surtout son frère qu’elle admira.
Page 186 Oubli ???
P. Bardin souligne qu’il est faux que Saint-Georges ait été oublié au XIXe siècle. Tous les traités d’escrime mentionnent St-G comme un escrimeur d’exception.
« Son nom et ses exploits paraissent dans deux romans de Balzac : La maison du chat qui pelote et Le Bal de Sceau, écrits en 1830. »
« Sa musique subit le même relatif oubli que celles écrites par Vivaldi, Bach, Mozart, Rameau ou J.M. Leclair (ce dernier véritablement oublié), supplantées dans le goût du public, et c’était normal par Beethoven, Schubert, Liszt, Chopin, Berlioz, etc… »
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Communication de Pierre Bardin, envoyée à Jean-Claude Halley à la Guadeloupe et publiée sur son blog. J’ai traduit ce document en anglais pour le site AfriClassical.
En guise de conclusion ?
Le présent ouvrage était déjà paru lorsque nous fîmes une découverte étonnante dans les archives de la police en tentant de retrouver le parcours de quelque uns de ceux qui s’engagèrent dans la « Légion des Américains et du Midy ».
Le commissaire de police de la Section de Montreuil est de permanence le duodi 22 Prairial de l’an 7 (10 juin 1799), lorsque à huit heures du soir, il voit entrer quatre personnages à la mise soignée, qui viennent déposer une requête après avoir décliné leur identité. Le premier à se présenter est le citoyen Jean-Pierre GOMARD, professeur en fait d’armes, demeurant rue du Bout du Monde, n° 18, Division de Brutus. Le second, le citoyen François Philibert MENISSIER fils, professeur en fait d’armes demeurant rue Neuve Sainte Eustache n°12, Division de Brutus, puis le chef d’escadron Charles François TALMET, du 9ème Régiment de Hussards demeurant à Monceaux près Paris, canton de Clichy, enfin le citoyen Pierre Nicolas BEAUGRAND, employé en retraite (il fut chef de bureau à l’Assemblée Nationale) demeurant à Paris rue Neuve des Petits Champs, n°16, Division de la Butte des Moulins. Tous déclarent «que le citoyen Joseph Bologne dit Saint George, chef de brigade du treizième régiment de chasseurs à cheval, est décédé d’aujourd’hui à une heure de relevé, rue Boucherat N°13, division du Temple et enregistré à la municipalité du sixième arrondissement, son corps ayant été porté aujourd’hui dans une bière au Temple de la Liberté et de l’Egalité du huitième arrondissement. Comme les déclarants ont connu parfaitement le défunt, qu’ils étaient étroitement liés d’amitié avec lui, désirent exhumer le corps du dit défunt pour le mettre dans un cercueil de plomb. Ils se sont donc présentés devant nous à l’effet de pouvoir parvenir à remplir l’exécution de leurs sentiments, si toutefois rien n’est contraire au principe des lois, affirmant le tout pour être sincère et véritable et ont signé avec nous après lecture faite : GOMARD – BEAUGRAND – TALMET chef d’escadron – MENESSIER fils – PILLECAT commissaire de police.
Une expédition sera faite et transmise à l’administration centrale et municipale à l’effet de statuer à cet égard ce que de droit »
Commentaire de Pierre Bardin :
Cette découverte nous permet donc d’affirmer, et contrairement à ce qui a souvent été répété, que Saint George n’est pas mort seul, abandonné, puis oublié. Les personnes qui se présentent sont, nous semble-t-il, mandaté par un groupe d’amis, parmi lesquels des maîtres d’armes comme le démontre la présence de deux de ces maîtres les plus en vue. Cette démarche exceptionnelle montre l’immense respect que nombre de personnes portaient à cet homme en ne voulant pas que son corps disparaisse dans un lieu commun, mais pouvoir le conserver dans ce cercueil de plomb et le transporter dans un endroit plus approprié. Cette découverte permet enfin de connaître le lieu où Saint George fut inhumé. En effet le « Temple de la Liberté et de l’Egalité » n’est autre que l’église Sainte Marguerite, débaptisée comme nombre d’églises à cette époque. Elle existe toujours rue Chanzy dans le 11ème arrondissement, le cimetière attenant était l’un des plus importants de Paris.
L’exhumation souhaitée a-t-elle été accordée ? On peut le supposer, mais une fois encore les documents font défaut disparus comme des millions d’autres dans les incendies qui accompagnèrent la répression de la Commune lors de la semaine sanglante de mai 1871.
Documents consultés : Archives de la police – Aa 173. Section de Montreuil
P.V. des commissaires de police.
Rappel : Ecrit par J.C. Halley
Pierre Bardin a effectué toute sa carrière professionnelle, radiophonique et télévisuelle Outre-Mer A Tanger à la station Radio-Africa Maghreb, puis à Radio Brazzaville, avant de s’occuper des services artistiques de Polynésie, Guyane et Guadeloupe, tant à FR3 qu’à R.F O. Ses différents séjours lui ont permis de connaître et de comprendre l’Histoire commune, souvent violente, de peuples venus de gré ou de force d’horizons divers, construire un monde nouveau d’où des hommes exceptionnels allaient surgir Le Chevalier de Saint George est de ceux-là.
Mes réactions insérées sur le site de Jean-Claude
1/ C’est une découverte remarquable. Quelle constance ! Pierre Bardin est un chercheur hautement distingué. Cette découverte atteste plus particulièrement de l’admiration que vouent les professionnels des armes au Chevalier de Saint-Georges.
Dans un commentaire, intitulé « Victimisation et oubli ? » que j’ai inséré sur mon site web, je mentionne qu’aucun auteur de traité d’escrime depuis celui d’Antoine La Boëssière aux traités récents et aucun historien de l’histoire des armes n’omettent de mentionner l’habileté à nulle autre pareille de Saint-Georges dans l’art de croiser le fer.
Dans le domaine de la fiction, la « victimisation » peut être un processus de dramaturgie afin que le lecteur s’apitoie sur une si belle âme, seul en fin de vie, oublié de tous après sa mort.
La rigueur biographique requiert toutefois de ne rien avancer qui ne soit corroboré par des documents d’époque fiables.
A cet égard, cette découverte de Pierre Bardin permet de corriger des «affirmations
gratuites » reprises d’un livre à un autre. Cette déposition des maîtres d’armes, emplie d’affection et de commisération pour leur idole, « Le Dieu des Armes » , est chargée d’émotion.
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Fabuleuse découverte de Pierre Bardin! Et qui nous conforte dans l’idée que Saint-Georges a été jusqu’à son dernier souffle entouré d’amis… comme Daniel Marciano l’a si bien suggéré dans son roman et sa pièce. Félicitations Monsieur Bardin ! Vous n’avez sûrement pas fini de nous étonner ! Catherine Pizon