Nicolas DESFORGES sera le Préfet de l’accord Bino ! Oubliés Lurel et Gillot !

Le leader du LKP, Elie Domota, et le préfet, Nicolas Desforges, ont signé mercredi soir un accord appelant « à la reprise de l’activité normale » en Guadeloupe, après 44 jours de grève générale (Conseil Général et Conseil Régional sont oubliés).

Ce texte (en français)  traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette ou l’octroi de billets d’avion à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues depuis le dépôt, le 20 janvier (non déposés en décembre 2008), des 146 revendications du LKP pour accroître le pouvoir d’achat.

L’accord « Jacques Bino », signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, lui est annexé. « Aujourd’hui, c’est la lutte qui paye » (Non ! C’est l’état qui paye une bonne partie des 200,00 Euros), a réagi M. Domota mais « il faut continuer, continuer à se battre ».

Relisons le Préambule de cet accord :

Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation.

Considérant que cette économie s’appuie sur des rentes de situation de monopole des abus d e positions dominantes q ui génèrent des injustices.

Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs que les acteurs économiques endogènes.

Considérant que ce sont autant d’obstacles au développement économique endogène et à l’épanouissement social.Considérant la nécessité de faire tomber tous ces obstacles en instaurant un ordre économique nouveau  prônant une revalorisation du travail de chacun (chefs d’entreprise et salariés) et promouvant de nouveaux rapports sociauxEn Martinique, en grève générale depuis un mois, les négociations se prolongent.

Voici quelques éléments de cet accord :

  • Niveau de vie et pouvoir d’achat

– Baisse du prix des repas scolaires, augmentation de 200 euros des bourses étudiantes. « Prime de solidarité active » aux 51 000 foyers les plus pauvres (200 euros) et « prime exceptionnelle » de 100 euros aux 80 000 foyers les plus pauvres.

– Revenu supplémentaire temporaire d’activité (RSTA), pour une période de 36 mois, aux salariés du privé jusqu’à 1,4 smic inclus. Contributions respectives supplémentaires du conseil général et de la région, de 25 euros par mois sur 12 mois pour les salariés touchant entre 1 et 1,4 smic inclus.

– Fonds de soutien au bénéfice des allocataires du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé (3 millions d’euros).

– Diminution de la taxe d’habitation (9 %) et de la taxe sur le foncier bâti de (7 %), applicable en 2010.

Baisses des prix

Produits de première nécessité : établissement « avant la fin du mois de mars 2009 », d’une liste de produits de première nécessité au sein de « 100 familles de produits ». A ce « chariot de la ménagère », il sera ajouté une liste de 50 produits usuels (fournitures scolaires, électroménager, pièces automobiles…). Gel en 2009 du prix de la baguette de pain.

Banques : jusqu’à 5 à 10 % sur certains services.

Carburants : de 43 centimes pour l’essence sans plomb et de 40 centimes pour le gazole (déjà enregistrée).

Eau : jusqu’à 10 % par mètre cube.

  • Logement

Gel du loyer pour les locataires. Lancement de la construction de 3 000 logements en 2009.

  • Transports

Baisse de 20 % des prix des transports terrestres interurbains et de 20 % des tarifs des transports urbains à Pointe-à-Pitre, Abymes, Gosier, Baie-Mahault. 40 000 billets A/R Pointe-à-Pitre/Paris au prix de 340 euros (hors taxes d’aéroport) pour les familles les plus modestes.

  • Education, formation et emploi des jeunes

Recrutement de 19 personnes inscrites sur la liste complémentaire du concours des écoles.

  • Production agricole et pêche

13 millions d’euros alloués pour diminuer le coût des matières premières entrant dans la fabrication de produits locaux. Révision du prix du carburant des marins pêcheurs.

  • Aménagement du territoire et infrastructures

Soutien à la rénovation du parc hôtelier (7 500 euros par chambre).

  • Culture

Double fléchage en français et en créole de certains bâtiments publics. « Valorisation de la culture guadeloupéenne et de la langue créole. »

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