2ème martiniquaise placée en lockout ! Domota Ring en Guadeloupe !

Malgré l’accord signé en Guadeloupe et la poursuite des négociations en Martinique, la situation reste tendue aux Antilles.

En Guadeloupe, le porte-parole et leader du LKP, Elie Domota, menace. « Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe » a déclaré M. Domota, en parlant des entreprises n’appliquant pas l’accord prévoyant une augmentation salariale mensuelle de 200 euros. « Nous ne laisserons pas une bande de Békés rétablir l’esclavage » a poursuivi le leader du LKP qui s’exprimait jeudi soir sur Télé-Guadeloupe. « Il faut qu’ils appliquent l’accord : nous demandons son extension sur le plan juridique mais, sur le terrain, nous n’arrêterons pas tant qu’ils n’appliqueront pas l’accord, singulièrement dans l’hôtellerie », a ajouté M. Domota.

Il appelle au boycott de certaines enseignes :« Nous demandons aux Guadeloupéens de ne pas aller (…) à Match, Carrefour, Cora, de ne pas faire de courses dans les entreprises qui n’appliquent pas l’accord ». Interrogé pour savoir s’il ne craignait pas les conséquences de son appel pour les personnels de ces entreprises, M. Domota a répondu : « Ils trouveront du travail ». « De toute façon, quand leurs patrons auront mal, ils feront en sorte d’appliquer l’accord », a-t-il aussitôt ajouté.

Le maire DVG de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, a annoncé jeudi qu’il avait demandé que sa ville, victime de plusieurs nuits d’émeutes et de pillages, bénéficie du statut de « ville sinistrée ». Les entreprises guadeloupéennes, pénalisées par 44 jours de grève générale, bénéficieront d’un moratoire sur le paiement de leurs prélèvements fiscaux et de leurs charges sociales, a pour sa part annoncé le trésorier-payeur général de la Guadeloupe, Bernard Cressot.Une deuxième entreprise martiniquaise est placée en lockout depuis jeudi, entraînant la suspension des contrats de travail de ses 37 salariés, indique le Medef local. La boulangerie industrielle BIG’IN qui fabrique des petits pains vendus essentiellement en supermarchés est bloquée. Cette décision a été précédé la veille par celle du dirigeant de Batir, entreprise d’outillage et de matériaux de construction à Trinité, qui a concerné 45 salariés. Ces derniers se sont rassemblés jeudi devant leur entreprise, sur les grilles de laquelle ils ont accroché des banderoles « Nous voulons travailler » et « Nous voulons sauver nos emplois ».

Source AFP – LE MONDE

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