Domota: les entreprises appliqueront l’accord ou quitteront la Guadeloupe .

POINTE-A-PITRE, 6 mars 2009 (AFP) – 4h08

Le porte-parole et leader du LKP, Elie Domota, a affirmé jeudi soir à propos des manifestations et blocages d’entreprises qui se sont poursuivis durant la journée que « soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe ».

« Nous n’arrêterons pas et je l’ai dit ce soir au préfet » a déclaré M. Domota, qui s’exprimait jeudi soir sur Télé-Guadeloupe. « Soit ils appliqueront l’accord (prévoyant une augmentation salariale mensuelle de 200 euros), soit ils quitteront la Guadeloupe » a-t-il poursuivi au sujet des entreprises bloquées par piquets de grève ou groupes mobiles de manifestants.

Le leader du LKP a souligné: « Nous sommes très fermes sur cette question là. « Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage » a-t-il poursuivi en citant deux opérateurs économiques locaux qu’il a nommés, « et tous les autres ».
« Il faut qu’ils appliquent l’accord: nous demandons son extension sur le plan juridique mais, sur le terrain, nous n’arrêterons pas tant qu’ils n’appliqueront pas l’accord, singulièrement dans l’hôtellerie », a ajouté M. Domota.

Selon lui, il est « hors de question, aujourd’hui d’aller faire des courses dans des entreprises qui exploitent des guadeloupéens, dans les entreprises qui ne donnent pas 200 euros à leurs salariés ». « Nous demandons aux guadeloupéens de ne pas aller dans ces entreprises là, de ne pas aller à Match, Carrefour, Cora, de ne pas faire de courses dans les entreprises qui n’appliquent pas l’accord ».

Interrogé pour savoir s’il ne craignait pas les conséquences de son appel pour les personnels de ces entreprises, M. Domota a répondu: « Ils trouveront du travail ». « De toute façon, quand leurs patrons auront mal, ils feront en sorte d’appliquer l’accord », a-t-il aussitôt ajouté.

Durant toute la journée de jeudi, un groupe d’une centaine de manifestants très mobiles a bloqué à plusieurs reprises des carrefours au Gosier (à 6 km de Pointe-à-Pitre), où sont situés de nombreux hôtels de tourisme. Les manifestants se dispersaient sans incidents lors de l’arrivée des forces de l’ordre, avant d’investir la chaussée quelques centaines de mètres plus loin, avait constaté l’AFP.

A Baie-Mahault, un centre commercial a du fermer dans le courant de la matinée de jeudi avant que les boutiques qui y sont implantées puissent ouvrir de nouveau, avait-on appris sur place. Les grévistes d’un hypermarché Carrefour et de plusieurs supermarchés spécialisés de ce centre commercial en ont, par contre, interdit les accès durant toute la journée.

Jeudi toujours, la fédération patronale du BTP, adhérente du Medef-Guadeloupe, a « adhéré à l’accord » augmentant les salaires de 200 euros, a confirmé à l’AFP son président, José Gaddarkan.

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