Domota est une épine dans le pied ! La Gabarre est un véritable cancer qui nous ronge !

Voisin immédiat de la décharge de la Gabarre, certain matin de panne d’alisées j’ai du mal à respirer. Et quand je vois ce nuage qui s’étant sur Grand-Camp et ses environs, j’ai peine à croire que je suis en Guadeloupe l’île enchanteresse.

Que’sont ces 44 jours de blocage pour nous Guadeloupéens : sans doute de nombreux drames au niveau de nos entreprises et aussi la détérioration de l’image que nous avons pu donné au monde ! Oui ce monde nous regarde et d’autant plus facilement que BIG GOOGLE nous observe… Big GOOGLE est encore pire que le BIG BROTHER de la littérature. Et nous sommes pointés du droigt comme étant le plus mauvais élève de la Caraïbe en terme de traitement de nos déchets !

Que sont les exigences du LKP par rapport au CANCER qui nous ronge c’est à dire le site de dépot de Grand-Camp.

Voici une réflexion que m’adresse Michel RODINGNEAUX le brillant historien des Corsaires de la Guadeloupe, lui même descendant (il en est fier et ému) de ceux qui ont, dans le temps, porté très haut le PAVILLON de la Guadeloupe.

Voici une réflexion à méditer :

Réflexions se rapportant à la réhabilitation du site de  » La Gabarre  »

Où en est-on aujourd’hui ?

Les « allusions vaseuses », c’est le cas de le dire, imprécisions et inexactitudes diffusées récemment sur le Net, et, relatives à la pollution de la mangrove proche de la décharge de Pointe à Pitre m’interpellent, et donneront sans doute aux uns et aux autres d’entre vous le désir d’effectuer à leur rythme une recherche circonstanciée sur Google, puis sur place in situ, car il n’y rien de tel pour découvrir l’inpensable !

J’ai réalisée la mienne ce jour pour répondre au mieux à l’un de mes amis déboussolé, et vous livre ci-après le fruit de mes recherches avec quelques liens, premiers sentiments et précisions de professionnel plutôt averti de l’industrie cannière en Guadeloupe et de la gestion durable de la biodiversité en Afrique.

En résumé dirai-je objectivement, des zones importantes de la mangrove au niveau de la Gabarre paraissent irrémédiablement altérées et des suintements dangereux vers le bras de mer du Grand cul de sac marin sont en cours. Ils seraient stoppés nous laissent-on croire, mais qu’en est-il réellement ?

Comme nous le découvrirons plus loin, nous n’avons pas tellement conscience du reverdissement imminent de la mangrove et des palétuviers en consultant ce jour (7/03/09) les cartes photographiques ultra détaillées de Google Earth.

Du reste, certains d’entre vous, des élus politiques, journalistes, …, et même des centaine d’écoliers et leurs enseignants en visite sur place, savent pertinemment que dans cette « sulfureuse » décharge de la Gabarre, qu’outre des détritus ménagers, carcasses et équipements en fin de vie, ont été complaisamment déversées entre autre des produits chimiques nocifs, huiles de moteurs, ainsi que des vinasses acides et tueuses de biodiversité en provenance de la SIS

Rotations continues donc à la décharge de la gabarre de citernes de vinasses depuis la SIS, distillerie de Bonne Mère sous la direction et la responsabilité de son directeur Michel CLAVERIE (bras droit en Guadeloupe et à Marie-Galante du Groupe CAILLARD), pour surseoir aux multiples rejets intempestifs, nauséabonds et tapageurs pour les riverains, (arrêts d’activités, infestations, insalubrité, manifestations et dérangements divers), dévastateurs pour la faune et la flore le long de la rivière La BOUCAN à Sainte-Rose (mort de nombreuses espèces de poissons et oiseaux, …

L’unité de méthanisation et d’évapo-concentration des vinasses qui alimente la chaudière du site de la SIS n’étant pas alors suffisamment performante, et il fallait produire coûte que coûte pour donner satisfaction à certains groupes de pression, investisseurs et profiteurs du système ainsi qu’aux travailleurs de la dite distillerie

Situation devenue d’autant plus critique que, durant la récolte sucrière, la SIS transforme en rhum industriel les mélasses produites au moule par la sucrerie de GARDEL SA qui dispose d’un contingent de rhum industriel plus que conséquent !

Tout Guadeloupéen se souviendra très facilement de ces problèmes récurrents à LA BOUCAN et de leur sur médiatisation tant sur FRANCE-ANTILLES que sur RFO, RCI, CANAL 10, ainsi que des diverses montées aux créneaux relatives à la SIS sur RFO, comme il s’avait le faire,du préfet Jean François CARENCO …

En tous cas, ce ne sont ni ce dernier, ni Michel CLAVERIE, ni Edouard BENITO ESPINAL le responsable en chef de cette décharge qui pourraient me contredire sur ce sujet, car j’ai non seulement vu, mais photographié et filmé avec stupéfaction et incrédulité devant les écoliers et leurs maîtres en visite les déversements directs dans la mangrove de la Gabarre des dites citernes SIS de vinasses, et ce en présence et avec l’accord de notre ami d’enfance commun, j’ai nommé notre très cher « Edouardo » !

En temps et en heure, et sous le sceau de la confidentialité pour ne pas garder et partager ces terribles visions insalubres et de films d’épouvante, et par prudence aussi, j’ai montré ces documents à qui de droit dont un journaliste …

Vous aurez traduit qu’au nom de l’intérêt général, il est des moments dans la vie où l’on est amené avec le recul à dire les choses en toute transparence telles qu’elles se sont réellement passées (ou se passent encore), et ce sans animosité aucune.

La raison et la lucidité s’imposent.

Pour fixer les idées et à titre d’exemple, nous n’avions nullement entendu parler tout de suite des propriétés du terrible Chloredécone (phytosanitaire cancérigène destiné à éradiquer le charançon des plantations bananières) par nos principaux responsables en chef de la protection de l’environnement de nos îles, qui n’ont pas suffisamment été vigilants et prudents ni envers ce produit hyper actif et dangereux et ni envers certains importateurs profiteurs …

Pour des raisons occultes, il semble qu’ils n’ont pas cru devoir alerter très rapidement les élus, les réseaux scientifiques, les producteurs de banane, les travailleurs de ce secteur économique vital, la presse, les associations et les populations des îles de leurs présomptions de dangerosité de ce produit, afin de prendre rapidement et collectivement les mesures de sécurité élémentaires qui s’imposaient…

Et puis boum, .., certaines personnes sont contaminées et atteints cruellement dans leur chair, certaines terres bananières de Guadeloupe et de Martinique sont désormais infestées pour au moins 500 ans, et les nouveaux experts scientifiques de la question mesurent à peine toutes les conséquences sur les humains et la nature, tant les cas et problèmes multiples sont graves et les dépassent.

Poursuivons.

De chez-vous et d’Internet, imaginez vous-même l’ampleur incroyable des dégâts qui ne seront sans doute pas solutionnés et résorbés de votre vivant par les dits enfouissements, voyez vous-même …

A cet effet, je vous suggère simplement de cliquer sur quelques liens :

BRGM – 3, avenue Claude-Guillemin – BP 36009 – 45060 Orléans Cedex 2 – Tél. 02 38 64 34 34

www.brgm.fr

Vous constaterez, qu’à dessein, il y a fort heureusement le flamboyant au premier plan (de la seule image proposée par le BRGM dans l’article pour cacher le désastre écologique en zone tropicale qui prévaut, et qui sait une bombe écologique et ou épidémiologique à retardement juste la périphérie de Pointe à Pitre !

Voici 2 extraits (photographique et cartographique) illustrant le document du BRGM

« Limite Ouest du site : détérioration visible de  la végétation dans la mangrove »

(Photo BRGM)

« Photo satellite du 12 septembre 2003

Site de stockage de déchets ménagers de la Gabarre (Pointe à Pitre, Guadeloupe) :

Délimitation des zones altérées de la mangrove.

Le contour rouge délimite des zones de suintement en pied de talus de déchets.

Les contours jaunes délimitent des zones de coloration brune de la végétation »

Tous ceux qui connaissent les lieux et aiment la Guadeloupe doivent être malades dans leur être, car ils comprennent parfaitement bien les enjeux ainsi que tout l’intérêt de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes attachés aux mangroves. Ils traduiront ces images et les suivantes dans leurs âmes et consciences !

Une recherche ce jour, 6/03/09, sur Google Earth (en entrant les 2 mots Guadeloupe Pointe à Pitre ) me permet de mieux vous faire cerner avec davantage d’acuité la position de cette zone dévastée ainsi que l’état hyper critique des lieux en dépit des dires mensongers et projets qui glissent sur les Alizés !

Quiconque n’a le droit de jouer à l’apprenti sorcier consciemment avec la sécurité des personnes et de la nature qui nous permet de nous alimenter et de vivre en parfaite santé et harmonie avec notre environnement.

Dans le contexte mondial actuel, nulle société, aussi puissante soit-elle, nul industriel, nul financier, nul scientifique, nul biologiste, …, nul homme aussi puissant soit-il, n’a le droit de défigurer impunément la planète pour enregistrer des profits inconsidérés et de nous faire prendre au nom de sa fortune des risques inutiles immesurés.

A vous responsables de l’Administration, présidents d’assemblées, élus politiques, socioprofessionnels, enquêteurs et journalistes officiels, protecteurs de l’environnement, à vous aussi honnêtes citoyens et jeunes de Guadeloupe de pousser éventuellement plus en avant vos propres réflexions, investigations et conclusions sur la base de ces images satellites et documents objectifs.

Interrogeons-nous ensemble, qu’en est il aujourd’hui ?

A ceux qui nous représentent et à ceux qui se sentent concernés et édifiés d’interpeller si nécessaire le BRGM et les divers managers et responsables de cette zone qui ne dit pas tout à fait son genre et son état.

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