PROJET DE LOI
adopté par le sénat
APrès déclaration d’urgence
pour le développement économique des outre-mer.
Le Sénat a donc adopté, en première lecture après déclaration d’urgence, le projet de loi pour le développement économique des outre-mer.
Le sénat écrit bien « des » en le soulignant.
Les sages ont du se poser la question de savoir s’il fallait ou non ajouter un « s » à Outre-Mer.
La substitution du « de » en « des » n’est pas banale.
Pour la première fois les quatre vieilles colonies vont donc se séparer. Celà ne présage rien de bon !
Au lieu d’une seule Stratégie OUTRE-MER, forte et gagnante, nous aurons des mini programmes sans envergure et sans but.
Bien sur que ni la Réunion, ni la Martinique, ni même la Guyane n’acceptent la folie incantatoire de Monsieur Domota. Mais le risque est grand de voir le Gouvernement adopter une stratégie de la diversité dans laquelle tous les scénari seraient envisagés.
Réunion : article 73 et irréductible Département Français. Vergès demandera d’oter le qualificatif « outre-mer » qui ne convient pas au désir jamais démenti d’appartenance total à la France.
Martinique : les élus ont déjà opté pour l’article 74 et feront sans doute confiance à l’indépendantiste MARIE-JEANNE pour avaler rapidement cette première étape avant d’aborder le vrai sujet « l’Indépendance Nationale » ! On a vu l’autre jour l’impatience du leader du MIM devenu Président du Conseil Régional et bientôt du parlement de la Martinique.
Guyane : Les Sénateurs de la Guyane ont annoncé haut et fort que la Guyane n’est pas une île (petite) comme les Antilles ou la Réunion et que les problèmes qui s’y posent doivent être analysés et traités en termes différents. Les idées développées par Madame TAUBIRA pour flatter le sieur Domota plairont-elles en Guyane ? je ne sais pas !
Guadeloupe : les choses sont claires : Monsieur Domota et l’UGTG ont incontestablement gagné le premier round. Round ou bataille ! La seconde phase vera sans doute une dure confrontation entre
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le Syndicat Indépendentiste qui a su infiltrer beaucoup de secteurs et présente une capacité de nuisance exeptionnelle, et
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le reste du Pays qui sort meurtri et désorganisé d’une vrai hold up socio-économique.
Par rapport aux défis qui s’annoncent, une chose est certaine, la Guadeloupe sera seule face à son destin !
Pour le moment la Réunion, la Martinique la Guyane peuvent dire merci à Monsieur Domota, car sans lui et son action le texte présenté au Sénat n’aurait pas bénéficé de l’Urgence réclamée par le Gouvernement qui n’aurait pas accepté autant d’amandement de gauche ou de droite.
Les Blogs de la métropole signalent le ras le bol de nos concitoyens de l’héxagone ! Le problème n’est pas tant ce phénomène qui se manifeste souvent comme des petites poussées de fièvre ! les bretons, les corses, les Chtis, et j’en passe, subissent régulièrement le foudres du Français moyen.
Le problème est essentiellement celui de la Guadeloupe face à elle même !
Si Monsieur Domota a pris le soin de ranger au placard les intentions pourtant clairement exprimées de gagner l’indépendance nationale, c’est que le LKP aurait volé en éclat à la première tentative d’aller sur ce terrain politique.
A mon avis, les liens structurels, affectifs et économiques entre la Guadeloupe et la métropole sont bien trop forts pour que le risque d’indépendance soit majeur. C’est un risque qui à mon avis demeure une simple hypothèse d’école.
La gravité de la situation est donc essentiellement dans le potentiel de nuisance de l’UGTG sur les plans économique (grèves) culturels (réduction au simple patrimoine esclavagiste) et des médias (toutes émissions confondues). Elle réside aussi dans nos difficultés à exprimer nos propres convictions face chants révolutionnaires si captivants.
Les argumentaires de Monsieur le Préfet, de Jacques GILLOT, de Victorin LUREL, de Nicolas VION, du MEDEF, de Willy ANGELE, de l’UMP ont été balayés au son du tambour par deux petites phrases lancinantes que nous ne cessons de ressasser à longueur de journée.
La bataille de février a été perdue, essentiellement sur la plan de le communication. La guerre se gagnera sans doute sur ce même terrain.