Un conflit destructeur ! Le diagnostique de nos amis Foyalais est lumineux !

Martinique, Février 2009 : Un très beau travail réalisé par nos voisins de l’île soeur. On attend avec impatience le même document pour la Guadeloupe… et si possible pas dans un an. Au moment ou Monsieur Domota fait marche arrière sur les Etats Généraux, c’est à nous qui avons subis cette crise d’apporter les arguments pour sauver l’essentiel : NOTRE LIBERTE !

_ Beaucoup de fausses idées ont été véhiculées

Beaucoup de fausses idées véhiculées par le « Collectif du 05 Février », largement reprises par les politiques, les médias locaux et nationaux méritent d’être dénoncées :

 · Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de monopole dans la grande distribution alimentaire en Martinique. En effet, le premiergroupe détient 17% de parts de marché et ses capitaux sont exclusivement métropolitains. Le marché se répartit ensuite entre six principaux

acteurs dont seulement deux sont d’origine béké.

 · Le réel poids des Békés dans l’économie Martiniquaise est loin des chiffres qui circulent : les Entreprises détenues par des Békés ne représenteraient qu’environ 8% de l’emploi en Martinique et 14 % du PIB. De plus les békés sont totalement absents d’un grand

nombre de secteurs économiques stratégiques : banque, énergie, assurance, télécommunication, produits pétroliers, traitement des déchets, pharmacie, cliniques, transports, médias et électroménager. Il sont également absents des secteurs de l’ameublement et de la chaussure. Rappelons enfin qu’il n’existe aucun béké en politique.

 · Les prix des produits de consommation courante en Martinique sont effectivement plus élevés qu’en métropole. Cette différence estjustifiée non pas à cause des marges abusives pratiquées par les distributeurs locaux, mais à cause des nombreux coûtsd’importation que subissent ces marchandises. Ainsi par exemple, le coût du transport ainsi que l’octroi de mer (impôtRégional) contribuent à 23% de la construction du prix d’un kilo de pâte. Les marges de la grande distribution sont similaires à celles pratiquées en Métropole.

· Les prix ont connu depuis 10 ans une augmentation deux fois moins rapide que celle du SMIC.

· Les salaires en Martinique ne sont pas spécialement bas. Ils sont même en moyenne supérieurs à ceux de la Métropole.

En 2008, le revenu moyen par habitant en Martinique est de 21.198 € nets contre 20.698 € pour le reste de l’hexagone (hors Paris). Les conventions collectives nationales s’appliquant à l’ensemble des entreprises locales, les salariés de Martinique bénéficient naturellement de tous les avantages nationaux, en plus d’avantages spécifiques.

· L’économie martiniquaise ne stagne pas. Le rapport DME commandé par la CCIM en 2004 montre que la Martinique est très loin d’être une économie de comptoir. Elle a connu un développement économique exceptionnel depuis 50 ans, la classant en tête des régions Françaises pour sa croissance, sa productivité et sa croissance de l’emploi.

· Les entreprises martiniquaises sont moins profitables que celles de Métropole. Les données de l’IEDOM montrent que l’EBE est la moitié de celui des entreprises métropolitaines et que le taux de rentabilité d’exploitation est de 4,8% en Martinique contre 5,2% dans l’hexagone.

· La Martinique est très dynamique en matière de dialogue social. Le nombre de conflits sociaux est passé de 56 en 1993 à 10 en 2004

et le nombre total de jours de grèves, de 24.000 à 1.700. Ces résultats sont le fruit de plusieurs initiatives concrètes et innovantes :

2000 : Après avoir participé à 5 modules de l’Institut National du Travail à l’étranger, des délégations syndicales patronales et salariales ont signé une charte sociale et ont engagé un plan d’actions en faveur de la modernisation du dialogue social.

2001 : Création de l’ADSM : Association pour le Dialogue Social en Martinique.

2002 : Création de l’ARACT : Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail.

2007 : Création de l’association des binômes médiateurs conciliateurs, une structure paritaire innovante dont la mission est d’intervenir afin de faciliter la sortie des conflits collectifs.

_ Le conflit de février : des conséquences dramatiques sur tous les tableaux !

 Après 34 jours de blocage, les conséquences de ce conflit à la date du 11 mars sont catastrophiques :

· 105.000 enfants ont été privés d’école pendant un mois, et 12.000 élèves n’ont pu être préparés au Bac.

· Les entrepôts et les commerces étant totalement inaccessibles pendant 34 jours, la Martinique a connu une crise alimentaire sans précédent, ainsi qu’une grave crise sanitaire ; des centaines d’opérations chirurgicales ont du être annulées, et de nombreux patients martiniquais ont été rapatriés en métropole.

· Plus de 1,2 Millions de Journées de travail ont été perdues, 40.000 salariés en congés forcés, 800 entreprises en procédure de chômage partiel concernant 9.700 salariés, et plus de 10.000 licenciements prévus à partir de Mars portant bientôt à 28 % le taux de chômageen Martinique.

· Le blocage du Port de Fort-de-France a entraîné la perte de 10.000 tonnes de produits frais, soit l’équivalent de 10 Millions d’Euros de pertes.

· La Banane, principale industrie agricole de l’île a perdu 1.500 conteneurs représentant plus de 60 millions de fruits. Soit l’équivalent de 5 ans de consommation de bananes en Martinique.

· 25.000 touristes ont annulé leurs séjours en Martinique sur 2009. En Mars, le taux d’occupation de l’industrie hôtelière est tombé à 45% au lieu de 90% habituellement.

_ Une opinion publique contre le conflit

Durant les 34 jours du conflit, l’opinion publique a régulièrement dénoncé les dérives du Collectif du 05 Février qui outrepassait largement les limites du droit de grève, en bafouant systématiquement les libertés fondamentales :

Liberté pour les enfants d’aller à l’école : Un mois et demi sans école pour 105.000 enfants, 12.000 élèves non préparés au bac, les inscriptions aux grandes écoles compromises…

Liberté de circuler : Des barrages tenus par des membres du collectif, ont été érigés à l’entrée de toutes les zones commerciales empêchant la libre circulation des individus, et l’accès aux entreprises.

Liberté alimentaire : les martiniquais ont connu une pénurie alimentaire grave : Les hôpitaux ont eu du mal à nourrir les patients, les maternités ont manqué de lait nourrisson, de nombreux restaurants ont du fermer leur porte…

Liberté de travailler : les employés et patrons ont été chassés en dehors de leurs entreprises par la force et la terreur.

Par ailleurs, un sondage réalisé le 28 Février par l’institut LH2 montre que la population a souhaité l’arrêt des blocages (65%) et la réouverture des écoles (85%). Les martiniquais se prononcent aussi majoritairement contre l’indépendance (72%) et considèrent que la France ne souhaite pas « larguer » la Martinique (63%).

_ Les pratiques subversives du Collectif du 5 Février

Les pratiques du Collectif du 5 Février sont manifestement des manoeuvres subversives qui dérivent vers un racisme qui ne se cache même plus :

· Les patrons Békés sont accusés de tenir les rennes d’une « économie de plantation » qui pérennise des « rentes de situation et de monopole » au détriment du peuple Martiniquais et cette accusation est dangereusement manipulée pour dériver vers des slogans racistes scandés quotidiennement par les manifestants « La Matinik sé ta nou, la Matinik sé pa ta yo, Yo békés band volè, nou ké fouté yo dewo » qui peut se traduire par « La Martinique est à nous, La Martinique n’est pas à vous, Békés bande de voleurs, nous allons vous mettredehors ».

· A l’issue d’une manifestation pacifique contre les blocages, le quartier de Trenelle a été le théâtre d’affrontements et de scènes de «chasse aux blancs»: des individus cagoulés et armés arborant des vêtements aux couleurs du Collectif, ont caillassé méthodiquement les véhicules et molesté avec une violence inouïe leurs occupants blancs.

Ces événements violents sont justifiés par le Collectif qui parle de surcroît de « provocation de la part du patronat Béké ».

· Les représentants du patronat Martiniquais ont été maintenus chaque jour en négociation forcée pendant plus de 10h. le 24 février, ils ont fait l’objet d’une séquestration à la Préfecture de Fort-de-France pendant plus de 15H par les membres du Collectif dans un climat de tension  extrême. A leur sortie ils ont été couverts d’insultes, d’intimidations et fait l’objet de menaces physiques. Certain d’entre eux ont même retrouvé leur voiture brûlée !

 _ Conclusion :

Ces pratiques de désinformation, d’intimidation, de séquestrations et d’entraves aux libertés fondamentales pratiquées par le Collectif sont condamnables. Il en résulte de terribles conséquences pour la société martiniquaise et son économie, qu’il s’agit maintenant derelever avec l’aide et le soutien de l’Etat Français.

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