Le 17 décembre 1747, Georges de Bologne qui passe la soirée sur la propriété de son oncle Samuel, en vient à se battre en duel avec Le Vanier de Saint-Robert, l’époux d’une cousine, au cours d’une soirée où les convives ont fait ample consommation de « ponche ». Le Vanier est blessé et meurt quelques jours plus tard.Georges de Bologne juge préférable de quitter la Guadeloupe en secret afin de se soustraire à des poursuites judiciaires pour homicide. Le 31 mars 1748, il est condamné à mort par contumace pour assassinat et à la confiscation de ses biens.
Chose surprenante, pour empêcher que Nanon et Joseph, ne soient vendus, Elizabeth, son épouse, quitte l’île avec Nanon, son fils et un esclave nommé François en déclarant, titres à l’appui, que ce sont ses serviteurs. Joseph célèbre son troisième anniversaire en mer et arrive en France le 4 janvier 1749.
Pendant que George est pendu en éffigie sur la place de Basse-terre, le clan familial des Bologne va user de son influence auprès de la Cour pour que George obtienne la grâce du Roi Louis XV.
Joseph et ses parents peuvent alors retourner aux Antilles le 2 septembre 1749. Le manifeste du navire mentionne que Georges est âgé de 38 ans, Nanon de 26 et Joseph de 3 ans.
Merci à Daniel MARCIANO pour cette compilation historique.
http://www.chevalier-de-saint-georges.fr/10128.html
Malgré l’évidence des faits, certaines personnes persistent à refuser ce lien de filiation entre Georges et Joseph. C’est en fait le Guadeloupéen Odet DENYS que l’on doit cette découverte !