La délicieuse pomme liane se câche pour mieux garder son arôme
Les piments ont de la peine à totalement rougir
Les Cornes de Cerf s’en donnent à feuille joie
Les abricots pays attendent pour se laisser choir
Le crossol est en approche !
Les pommes canelles s’annoncent timidement
Les Guimbos sont impatient de les déguster
Les citrons aussi pour le punch et le poisson
Mais la sécheresse est bien là !
Elle se voit et se sent à la couleur du gazon, gris presque blanc
et au nombre restreint de pattes des régimes de banane.
La sécheresse est bien là et donne un coup de chaud aux salades
qui vertes ou noires tournent à l’amertume.
La sécheresse est encore là pour restreindre au minuscule
les grappes de pommes cithères,
que nos amis Foyalais s’obstinent à appeler prune.
La sécheresse fait que les manguiers fleurissent à peine.
Les fruits n’en seront que plus précieux et doux.
La sécheresse fait rendre gorge aux fleurs de papaye.
Et les fruits se font rares.
Et tout au fond du jardin, après 5 ans d’attente, la surprise de voir poindre
entre les branches de l’arbre roi de la Guadeloupe
la forte flèche verte et bandée qui demain donnera
le fruit le plus délicieux que la terre ai jamais porté.
Mais je risque d’attendre encore une bonne année
avant que de boire un coco de chez moi !
et un peu plus encore pour déguster une petite crème
avec une cuillière d’argent astucieusement fabriquée dans la noix.
Quand à faire un sorbet ! n’y pensons même pas !
Je vois des abeilles toutes disposées à féconder les fleurs.
Savez-vous qu’il se passe exactement 365 jours
entre la fécondation de la fleur de coco et la chute du fruit sec.
Mais on a connu déjà des cocotiers qui refusaient
de laisser tomber leurs fruits qui germaient directement sur l’arbre.
Et combien de typhoïdes soignées à l’eau de coco dans le temps jadis !
Et pour accompagner cette petite balade dans la sécheresse de mon jardin une oeuvre un peu inhabituelle : de George Onslow le 1er mouvement « Allegro » du quintette à cordes N° 8 opus 24. Il est en ré mineur