Les états généraux, qui ont démarré mardi en Guadeloupe, sont « un leurre ». « Aujourd’hui il s’agit ni plus ni moins que de chercher une caution populaire à des décisions qui sont déjà prises avant » à Paris, a déclaré M. Domota sur Canal+. « Comment voulez-vous qu’on puisse décider, trouver des choix stratégiques pour l’outre-mer, pour la Guadeloupe singulièrement, en dix jours », durée prévue des états généraux, a-t-il demandé.
Selon lui, « il faut véribalement donner la parole aux Guadeloupéens » au lieu de « se contenter de rencontrer des technocrates ». « On n’entend pas la voix des travailleurs, on n’entend pas ce que disent les Guadeloupéens » et « ce n’est pas du tout avec les états généraux que ça va changer ».« POLITIQUE DE LA CHAISE VIDE »
« Je regrette que M. Domota ne veuille pas y participer, mais la politique de la chaise vide, après tout, c’est sa stratégie, je n’ai pas à la juger », a déclaré mercredi M. Jégo sur Canal+. « Ceux qui ne veulent pas participer prennent leurs responsabilités ».
Les premières réunions publiques dans le cadre des états généraux de l’outre-mer n’ont attiré, mardi soir en Guadeloupe, qu’un public confidentiel.
Outre le LKP, le Collectif du 5 février en Martinique et le Cospar réunionnais ont décidé de ne pas participer à cette grande consultation décidée par Nicolas Sarkozy mi-février, en pleine crise sociale dans les Antilles. Le secrétaire d’Etat a toutefois mis en garde « ceux qui prendraient la responsabilité de rouvrir un conflit », car « la société antillaise ne s’en sortira pas si l’activité ne reprend pas durablement ».
« On va voir ce qui ressort des états généraux, on va mesurer le degré d’implication des sociétés concernées et puis au bout de ces états généraux, le gouvernement prendra un certain nombre de décisions », a indiqué M. Jégo. Il a réaffirmé que le gouvernement était « prêt à aller au-delà des trois ans prévus » concernant sa contribution à l’augmentation des bas salaires en Guadeloupe.
Grande incertitude du côté de nos élus ! vont-ils se caller sur la déclaration de Basse-Terre du 19 décembre 1999 et nous sortir les vieilles lunes du Projet Guadeloupéen pour une nouvelle identité territoriale de Guadeloupe… ou alors constater modestement que THE JOB IS DONE, que le travail est fait autant que faire se pouvait, que nous avançons, que nous ne reculons pas, que des problèmes existent, que d’autres défis sont à lancer.
Il est tellement facile de condamné la départementalisation : Il est tellement facile d’une phrase de dire que la départementalisation a beaucoup apporté entre autre dans les domaines structurants et de passer tout de suite à une accusation systématique pour le moindre aspect négatif de notre société.
Et de nous proposer un autre système politique qui va d’un coup de baguette magique résorber le chomage, ressourcer l’économie traditionnelle de production, stopper le déclin des structures socioculturelles, empêcher la dégradation de la vie politique, mêtre en place des structures adaptées, mobiliser les ressources humaines en effaçant l’assistanat et en succitant la responsabilité, empécher les gaspillages financiers, ouvrir la Guadeloupe sur la caraïbe…. Vaste programme n’est-il pas ? Je demande à voir !
Ce que l’on nous propose là est en fait le catalogue du LKP multiplié par la dimention politique d’un larguage irrémédiable de la Guadeloupe programmé pour des ambitions personnelles ! Maître Maurice MARIANNE devra être surveillé comme du lait sur le feu. La liaison directe avec l’Elysée nous semble une telle évidence !
Vous avez dit acticle 74 !
Un petit exemple parmi tant d’autre : l’organisation du transport inter-îles fait l’objet de revendications du LKP sous le numéro 74. En voici le texte intégral :
L’Etat, la Région et le Conseil général s’engagent à étudier en 2009 les conditions et les modalités d’amélioration du fonctionnement du transport maritime inter-îles, articulé avec le système régional de continuité territorial afin de proposer une meilleure déserte des communes de Marie-Galante, des Saintes et de la Désirade en s’appuyant sur un service de qualité à un coût attractif.
Bravo ! Mais ! les Marie-Galantais savent ce qu’ils doivent à une organisation du transport qui s’est mise en place dans un temps record avec si je ne m’abuse la contribution de tous et de chacun. Bien entendu celà ne va pas assez vite ! mais il faut le temps de réfléchir, de décider, d’étudier, de mettre en oeuvre des navettes de plus en plus moderne, des gares maritimes sécurisées et confortables, des tarifications adaptées : il faut le temps de la formation des hommes et des femmes qui assurent cette déserte et qui occupent les emplois directes et indirectes créés par cette activité dans les îles et sur le continent.
C’est tout bénéfice à mon avis ! Qui se souvient encore du « bordel » (pardon pour ce mot mais la situation était très grave) de la darse avec 4 navires cote à cote dans un non respect total des règles de sécurité. Qui se souvient de la desserte aérienne couteuse et innopérante pour l’économie de Marie-Galante…. qui se souvient du temps du glorieux « DELGRES » du Commandant BOTINO…
Alors au moins pour cet article 74 non pas de la constitution mais du protocole, le LKP a joué « LA MOUCHE DU COCHE ».
Le drame véritable de notre grand messe LKP de ce premier trimestre 2009 est moins de la présence de cette revendication dans le catalogue LKP, mais dans le fait que l’on a trouvé aucune voix courageuse, pas la moindre pour dire à Monsieur DOMOTA que ce qu’il demandait était déjà dans les tuyaux ; et celà grace à des « Guadeloupéens comme vous et moi » capables de s’accaparer des problèmes les plus ardus et de les mener à Bon Port (c’est le mot n’est-ce pas !) ; et celà parce que notre système le permet.
On n’a trouvé personne pour faire le Bilan de la desserte de Marie-Galante en terme d’Inversissements privés ou publiques toutes collectivités confondus, en terme d’emplois administratifs ou du secteur marchant, en terme de fréquentation touristique, en terme sanitaire aussi…
Voilà un exemple parmi bien d’autre de la légèreté de certaines revendications du LKP et de la manière efficace dont s’est pris son Leader pour empécher toute réponse des autorités, des responsables et des usagers. Quel usager refuserait de signer des deux mains une telle revendications dès lors qu’on lui assène à longueur de journée que TOUT lui est du et même plus encore !
On imagine la première réunion Préfecture, Région, Département, LKP sur ce fameux article 74 et on ne peut suggérer en fait qu’une seul conclusion évidente. Ce qui qui a été fait est bien ! continuer donc en imagination en innovations et en projets de toute sorte pour le bien être de la Guadeloupe. Et celà grace à qui ! grace à quoi : je vous laisse deviner ! En quoi un changement de statut nous permettrait d’aller plus vite et plus loin ? Quel autre régime politique aurait pu d’un coup de baguette magique créer ce qui a été imaginé et mis en oeuvre avec prudence par des Guadeloupéens efficaces, offrir les quelques emplois (pas assez j’en conviens) d’une telle filière transport, ressourcer l’économie de la grande Galette comme celà a été le cas, stopper son déclin, empêcher la dégradation de sa vie politique, mettre en place les structures si parfaitement adaptées, mieux mobiliser les énergies et les ressources financières et humaines, mieux effaçer l’assistanat, mieux succiter la responsabilité, empécher les gaspillages financiers (il y en a eu peu-être ?), ouvrir la Guadeloupe sur la caraïbe en prolongeant les réseaux vers les autres îles avoisinantes. Et de fait la Guadeloupe associée à la Martinique et la Dominique mène un projet extraordinaire qui se structure dans le cadre européens INTERREG IV CARAIBE.
Monsieur Domota peut bouder, la Guadeloupe et les Guadeloupéens continuent à remettre en route les chaudières avec toutes les bonnes volontés qui peuvent se manifester ici et dans notre pays la France et grace à l’Europe….