Comment ne pas être totalement solidaire du LKP pour cette revendication relatives aux 51 Mutuelles de Guadeloupes liquidées pour non conformité aux règles nationales.
Voici un dossier que nous avons tous laissé de côté et que le LKP a donc ramassé pour faire ajout à sa gloire. C’est tout à fait logiquement que nous avons inscrit ce dossier dans les priorité des Etats Généraux avec prière de mettre en place des moyens d’alerte pour de tels processus sanction dès lors que l’outre-mer ne rentre pas dans les règles nationales.
Mais les vrais questions qui se posent sont les suivantes :
Pourquoi avoir attendu aussi longtemps et le LKP (qui réside sauf erreur de ma part dans le bâtiment construit par la Mutualité Guadeloupéenne ! va-t-on lui réclamer le loyer et les arriérés ?.
A quoi servent alors nos députés sans doutes émus par ce drame ! Mais ! Comment peuvent-ils travailler avec efficacité si ils sont en charge en même temps des Municipalités tout en s’occupant de la Région ou du Département.
Et pourquoi en Martininque en Guyane et à la Réunion les choses se sont passées NORMALEMENT. Visiblement les Guadeloupéens se sont fait avoir en long en large et en travers.
L’article du France-Antilles Guadeloupe du 20 avril 2009 est signé de l’excellent Nicomède GERVAIS
(N.C.-D.) Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions de liquidation de mutuelles de Guadeloupe en 2005 qui auraient donné lieu à des détournements de fonds pour un préjudice total évalué à 657 millions d’euros.
Le Comité de défense des mutuelles de la Guadeloupe avait déposé plainte contre X à Paris le 19 février, notamment pour
« détournement de fonds publics » ,
« atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation » (pour avoir commis une discrimination au détriment du potentiel économique de la Guadeloupe),
« entrave à l’exercice normal d’une activité économique » ,
« banqueroute de différentes mutuelles » et
« concussion » .
Le Comité avait alors évalué le préjudice pour ces mutuelles à 657 millions d’euros.
A la suite de cette plainte, le parquet a ouvert début mars une enquête préliminaire confiée aux policiers de la Brigade financière.
51 mutuelles liquidées
Le dossier porte sur les conditions de la liquidation, intervenue en juin 2005, de 51 mutuelles de Guadeloupe, à l’issue de l’intervention d’un administrateur provisoire nommé à l’époque par la Commission de contrôle des mutuelles (devenue l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, Acam).
Victorin Lurel, président (PS) du conseil régional de Guadeloupe, avait accueilli ce dépôt de plainte « avec satisfaction » et précisé que, dès 2005, les élus de l’île s’étaient émus du « démantèlement rapide de toutes les petites mutuelles, issues d’un système ancien de solidarité en Guadeloupe, » laissant la place à de « grands groupes » .
– 3 QUESTIONS A GERMAINE CHICOT-MARCIN PRESIDENTE DU COMITE DE DEFENSE DES MUTUELLES DE GUADELOUPE : « La liquidation des mutuelles pas conforme au code de la mutualité »
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions de liquidation des 51 mutuelles en 2005 pour détournements de fonds à hauteur de 657 millions d’euros. Qu’en pensez-vous ?
Nous avons déposé une requête définitive le 17 février 2009. J’ai remis au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, lors de son passage en Guadeloupe, un document concernant les conditions de liquidation des mutuelles en 2005 qui auraient donné lieu à des détournements de fonds pour un préjudice total évalué à 657 millions d’euros. Il m’a promis que son cabinet ferait le nécessaire avec ceux qui sont habilités à s’occuper de ce dossier. Le Comité de défense des mutuelles a déposé une plainte pour abus de pouvoir. Il s’avère que l’administrateur provisoire est devenu liquidateur. Et on ne demande la liquidation que quand il y a cessation de paiement. Or, il n’y a pas eu cessation de paiement. Parmi les 51 mutuelles liquidées, il y en a qui possédaient des biens immobiliers : la mutuelle les Amis de la Lumière de Vieux- Habitants, la mutuelle Le Sacré-Coeur, etc.
Qu’attendez-vous de la démarche du parquet de Paris ?
Nous demandons à ce que l’on revoit la liquidation des mutuelles puisqu’elle n’est pas normale. On voulait nous liquider parce qu’on estimait qu’il fallait former une interregionalité, mais nous avons refusé cette option en bloc, vu que cela n’allait pas dans le sens de l’intérêt du petit Guadeloupéen. La mutualité de proximité de la Guadeloupe, c’est tout d’abord un nombre important de personnes âgées. Les mutuelles ont été liquidées sans qu’il y ait des assemblées plénières de dissolution, sans que les adhérents puissent se prononcer sur le dévolu de leur argent, et donc la liquidation n’a pas été conforme au code de la mutualité. Nous attendons que justice soit faite aux adhérents, qu’il y ait des éclaircissements, que les mutualistes soient dédommagés et qu’on reconstitue dans leurs droits les mutuelles qui avaient les fonds nécessaires pour avoir leur agrément.
Que s’est-il passé depuis janvier 2005 ?
Si par cette liquidation des mutuelles, les gens qui ont eu moins de 70 ans ont pu trouver un endroit pour se caser, ceux, qui ont eu plus de 80 ans passés ont été laissés pour compte dans la rue, soit une majorité de personnes âgées. Après avoir cotisé pendant 50 ans, 80 ans, ils n’ont pas été pris en compte.
Depuis 2005, aucun remboursement n’a été effectué alors qu’il est dit que les mutuelles ont été mises sous administration provisoire pour préserver les intérêts des adhérents. Les mobiliers ont été vendus aux enchères ainsi que le parc informatique.
Cent cinquante jeunes Guadeloupéens, qui travaillaient dans les mutuelles, n’ont pas été reclassés.