Magali LEGER interprête Léonore de l’Amant Jaloux de André-Ernest-Modeste Grétry

L’AMANT JALOUX  OU LES FAUSSES APPARENCES
Source le Centre de Musique Baroque de Versaille (Saison 2009-2010)

L’AMANT JALOUX OU LES FAUSSES APPARENCES

COMÉDIE en trois actes, musique d’André-Ernest-Modeste Grétry.
Livret de Thomas d’Hèle.
Créée à Versailles le 20 novembre 1778.
Jérémie Rhorer & Pierre-Emmanuel Rousseau
Le Cercle de l’Harmonie

15, 17 ET 19 MARS 2010 À 20H et 21 MARS 2010 À 15H

Avec L’Amant jaloux de Grétry, c’est l’esthétique de la France des Lumières qui revit dans un livret plein d’esprit et de finesse, et dans une partition éminemment mélodique dont le mouvement dramatique n’est pas sans rappeler Mozart, qui séjourne alors à Paris. Le directeur de la musique de la reine signe ainsi un chef-d’œuvre du genre, modèle d’un demi-caractère équilibrant la comédie et le sentiment. L’Amant jaloux entrera d’ailleurs au répertoire de nombreux théâtres du continent et confirmera Grétry comme plus grand compositeur français de son temps.

Direction musicale, Jérémie Rhorer
Mise en scène, Pierre-Emmanuel Rousseau
Décors, Thibaut Welchlin
Costumes, Pierre-Emmanuel Rousseau et Claudine Crauland
Lumières, Gilles Gentner
Création maquillage et coiffure, Valérie Dubuis
Assistante à la mise en scène, Anne-Charlotte Rousseau

Léonore, Magali Léger
Isabelle, Daphné Touchais
Jacinte, Maryline Fallot
Florival, Frédéric Antoun
Don Alonze, Brad Cooper
Don Lopez, Vincent Billier

Le Cercle de l’Harmonie

Coproduction :
Opéra Comique
Centre de musique baroque de Versailles
Versailles spectacles
Opéra Royal de Wallonie, Liège
Introduction à l’œuvre 30 mn avant chaque représentation

Bravo à Magali LEGER une fois de plus pour son merveilleux parcours !

En voyant à l’affiche cet Amant Jaloux de Grétry contemporain du Chevalier de Saint-Georges on a une petit pensée pour le seul opéra de Joseph Bologne qui soit parvenu jusqu’à nous : l’Amant Anonyme.

La Guadeloupe a tout le temps d’organiser un Charter pour aller écouter sa Soprane préférée !

Originaire de Liège, André Ernest Modeste Grétry (1741-1813) est un compositeur très prisé par ses contemporains. Pensionné sous l’Ancien Régime, membre de l’Institut pendant la Révolution, il est de la première promotion de la Légion d’honneur sous l’Empire. Admirateur de Jean-Jacques Rousseau, il achète L’Ermitage (Montmorency) et y réside jusqu’à sa mort. Près de L’Ermitage, une niche encadrée de balustrades abrite le buste de Grétry. Celui-ci est enlevé pour être fondu en 1942, et sa réplique offerte en 1949 par la ville de Liège est volée en 1983. Elle est remplacée par une copie d’après l »uvre du sculpteur Corvisy conservée au Louvre. 

Dans le même hommage au Mozart Français (Ce sont les Belges qui seront content !)  un autre oeuvre de Grétry : Zémire et Azor sont les prénoms de la Belle et de la Bête du conte de fées, que Marmontel et Grétry (deux condisciples du Chevalier) transportent dans un Orient de rêve afin de déployer les possibles de ce théâtre des enchantements qu’est l’opéra de l’Ancien Régime. Palais merveilleux, tapis volant, miroir magique, roseraie parfumée ne les détournent pourtant pas d’une quête centrale sur les scènes des Lumières, et particulièrement sur celle de l’Opéra Comique : la vérité d’expression. C’est ainsi que les mythes de l’enfance étant convoqués pour régénérer l’esprit positif, le songe peut devenir le support du sens.

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