17h15 – rencontre avec MM. Gil Themine, président du conseil d’administration et Laurent Martens, directeur général du port autonome de la Guadeloupe (PAG)Les représentants du port autonome de la Guadeloupe (PAG) ont rappelé que ce dernier était un établissement public de l’Etat créé en 1975. Il compte cinq sites :
– le port de Jarry-Baie Mahault, qui représente près de 95% de l’activité du PAG en matière de transport de marchandises ;
– le port de Pointe-à-Pitre, port historique mais dont l’exiguïté empêche aujourd’hui le développement. Il représente cependant 95 % du trafic de passagers du PAG ;
– le port de Basse-Terre, port multi-activités (fret, passagers, croisière) mais de dimension réduite ;
– le port de Folle-Anse de Marie-Galante : le PAG y remplit une mission de service public en n’y appliquant aucun droit de port ;
– la marina de Bas-du-Fort, qui constitue un port important de yacht dans les Caraïbes.
Au total, le port représente près de 11 500 emplois indirects et constitue le seul grand port autonome d’outre-mer
M. Laurent Martens, directeur général du PAG, a présenté le projet ambitieux du conseil d’administration, destiné à construire notamment un grand port, de stockage de conteneurs et une base de réparation pour les grands yachts. Il a souligné la volonté du port d’être aujourd’hui un aménageur exemplaire en matière de développement durable.
En réponse aux interrogations des membres de la délégation sénatoriale quant au poids du fret maritime dans les prix des produits de première nécessité, les responsables du PAG ont indiqué que le prix d’un conteneur de 20 équivalent vingt pieds (EVP) était de 2 000 € environ dans les Antilles, contre 1 300 à La Réunion et que, dans les Antilles, la position de l’entreprise CMA CGM était monopolistique.
Aujourd’hui, il y a donc une véritable nébuleuse en matière de formation des prix et une plus grande transparence est indispensable.
Enfin, M. Martens a indiqué que le projet de grand port du PAG s’entendant comme complémentaire de ceux de Marie-Galante et de Basse-Terre.
Qui parle de Nébuleuse ?