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L’abbé Batard porte secours au général de Sonis à la bataille de Loigny
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Miles Christi ! Maître en piété !
Certains spectacles en Guadeloupe se donnent à « Sonis ». C’est une salle qui tire son nom de l’ancien terrain de Sport du même nom et que beaucoup de Pointois connaissaient. La préparation du Service militaire se faisait sur ce terrain des Sonis qui au fur et à mesure se réduisit comme peau de chagrin, pour ensuite disparaître sous une urbanisation mal controlée… mais nécessité faisant loi !
Mais chez quelques plus anciens de Guadeloupe, le mot « Sonis » sonne comme un coup de Clairon… En effet pendant 12 ans de 1936 à 1948, les Groupes de Sonis fleurirent partout en Guadeloupe sous l’impulsion des jeunes catholiques guadeloupéennes. Les Archives de l’Evéché de la Guadeloupe peuvent témoigner de l’ampleur de ce mouvement ! Puis le mouvement « Sonis » s’estompa et se réduisit aussi comme peau de chagrin… nécessité faisait loi.
Mais c’est surtout le témoignage de certains anciens « Sonis » qui me restent gravés dans la mémoire. Des dialogues avec Emmanuel MACAL, dit Mano ou le Père Caruel… Et le Père Yves Gillot qui avouait avoir conservé une ou deux trompettes et un casque… En deux mots somme en cent, c’était une « école de la vie ».
Lors d’une manifestation du souvenir sur la tombe de la Maman de Gaston Sonis née BEBIAN, au cimetière de Petit-Bourg, nous étions quelques uns à assister à une très sympathique compétition entre deux fanfares : celle de Port-Louis et celle de Petit-Bourg. Cette tombe avait été sauvée de la destruction par le Révérend Père Maurice BARBOTTIN. Elle se trouvait dans un cimetière à l’ombre du clocher de l’église Notre Dame du Grand Retour et devait disparaître sous les travaux d’un jardin d’enfant. Une photo existe du journal Clarté et qui montre la procession qui a accompagné ce transfert de cendres.
Voici un bref historique de la vie de ce grand homme, grand Guadeloupéen.
Une visite à Loigny avec la regrettée Ezeline Pilin, nous avait comblé d’émotion devant la réligieuse affection de quelques amis du Général qui souhaitent encore sa béatification. Nous avions visité le champ de bataille de Lagny (2 décembre 1870), vu la croix du Général de Sonis érigée à l’endroit même où il fut grièvement bléssé, vu aussi la tombe du grand homme… et nous nous laissions conter la bataille de Loigny et le terrible décompte de 5 000 morts français et 4 000 morts prussiens. Et l’évocation de cette scène étonnante d’une des filles de Gaston de Sonis tenant sur ses genoux le corps de son père mort depuis 42 ans et demeuré en état de conservation et les muscles souples. C’est au moment du décès de la douce Anaïs qui meure 42 ans après son mari souhaite être enseveli à côté de lui…. les deux croquemort s’étonnent du poids du cercueil du Général en parlent au curé de Loigny qui en réfère à l’évèque de Chartres… c’est le début du procès en béatification qui verra les « avocats du diable » l’emporter
Nous avions vu aussi les ossements des victimes ramassés dans les champs… dans un premier temps ce ne furent que des ossements français… et l’Europe aidant on ramassa aussi les ossements prussiens que, sinistre précision, on reconnaissait par la forme des trous qu’avaient fait, dans les crânes, les balles tirées d’un côté et de l’autre.
La Ville des Abymes a bien fait de donner le nom de Sonis à cette salle de spectacle. C’est un beau geste du souvenir pour les nos « Sonis » sonneurs de trompette, sportifs émérites et citoyens aux fortes valeurs humanistes !
Mais on recherche toujours la plaque commémorative qui se trouvait apposée sur l’immeuble de la naissance de Sonis, angle de la rue Delgrès (anciennement rue de la Martinique) et quai Lardenoy à Pointe-à-Pitre, juste en face de la capitainerie du Port. Cette plaque fut déposée au moment de la reconstruction de cet immeuble et remis en Mairie… Toutes recherches furent demeurées veines ! mais peut-être que le nouveau Maire de la Ville… !
Voici quelques mots sur la vie de Gaston de Sonis ! emprunté à un site Scout bien inspiré puisque à la foi résolument scout et résolument catholique http://lysetcroix.free.fr/... Gaston de Sonis, fils de Charles-Gaston de Sonis et de Marie-Elisabeth de Bébian, naquit le 25 août 1825, à la Guadeloupe, où son père était officier.
L’enfant vint en France faire ses études, fut admis à Saint-Cyr et à Saumur et en sortit sous-lieutenant au 5° Hussards en garnison à Castres, il épousa Mlle Anaïs Roger, fille d’un honorable notaire de cette ville.
Officier studieux, ferme sur le devoir et la discipline, mais plein de grâce, d’esprit, de vivacité, Sonis fut toujours estimé de ses soldats et de ses chefs. Au soir de sa vie, ses égaux disaient de lui: <<le Général de Sonis, c’est l’honneur.>>
Père de douze enfants, il les aima avec tendresse et s’imposa les plus grands sacrifices pour leur donner la meilleure éducation.
Chrétien fervent, il édifia les villes où il séjourna par sa charité envers les pauvres, son assistance quotidienne à la messe, ses communions fréquentes, sa dévotion au Sacré-Coeur de Jésus. Les Arabes, au milieu desquels il passa de longues années, l’appelaient: Maître en piété.
Commandant du 17° Corps d’Armée pendant la guerre de 1870, il fit à Loigny, le 2 décembre, à la tête des Zouaves pontificaux que précédait l’étendard du Sacré-Coeur, cette charge célèbre qui sauva d’une déroute complète ses troupes et celles de Chanzy. Gravement blessé, il resta la nuit, par un froid de moins 20 degrés, sur le champ de bataille; il y fut préservé de la mort, fortifié et consolé par Notre-Dame de Lourdes qu’il contemplait en esprit.
Quoique amputé de la jambe gauche, bien au dessus du genou, il reprit, aussitôt remis, son commandement et continua de monter à cheval.
En 1880, à Chateauroux, en pleine persécution, il se fit mettre en disponibilité pour protester contre l’expulsion des religieux.
Ses infirmités, suites de ses blessures, l’ayant, en 1883, forcé à quitter son commandement pour devenir membre d’une commission au ministère de la guerre, il offrit ses souffrances à Dieu pour expier les crimes de l’impiété régnante. Il y ajoutait des mortifications, des jeûnes et portait des instruments de pénitence qui imprimées sur sa chair meurtrie les stigmates de Celui qui fut torturé par nos iniquités.
Il mourut à Paris en réputation de sainteté, le 15 août 1187. Son corps, transporté à Loigny, fut inhumé dans la crypte de l’église, près des Zouaves pontificaux et des soldats tombés dans la bataille du 2 décembre 1870. Sur la pierre qui le recouvre, on lit ses paroles de saint Paul qu’il avait choisies lui-même: << Miles Christi >>, soldat du Christ.
Le 26 septembre 1929, au cours du procès canonique qu’il instruit sur sa réputation de sainteté, Mgr Harscouët, évêque de Chartres, procéda à l’exhumation des restes du pieux Général.
Après 42 ans, sans le moindre embaumement, le corps fut trouvé dans son cercueil de plomb, entier, les membres souples, en parfait état de conservation. Ne peut-on voir là une rare et délicate attention de la Providence à l’égard d’un de ses enfants les plus dévoués, une récompense, dès ce monde, de son admirable pureté.
De nombreux pèlerins sont venus depuis prier à son tombeau, pour implorer de lui force, lumière ou santé, et beaucoup ont été exaucés.
Quelques informations supplémentaires sur Marie Elisabeth Sylphide BÉBIAN la maman de Gaston de Sonis :
Elle est née à Morne à l’eau vers 1802 ou 1803 ; elle épouse en premières noces (15 ans révolus au mariage) à Pointe-à-Pitre le 21/04/1818 Charles Joseph JANVRE de LESTORTIèRE, (mort sans doute par empoisonnement, le procès premier du genre incriminera un esclave, source Jean-Paul HERVIEUX).
Elle épouse en secondes noces à Pointe-à-Pitre le 06/07/1822 Jean Baptiste Charles Gaston de SONIS, aide de camp du gouverneur de la
Guadeloupe puis capitaine de cavalerie en France en 1839, chef d’escadron, chevalier de la Légion d’Honneur, fils de Jean Baptiste (ingénieur à St-Domingue puis capitaine du génie, chevalier de la Légion d’Honneur, receveur des finances à Neufchâteau) et de Suzanne de ROBERT-COëLS.
Sources Généalogie et Histoire de la Caraïbe http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc096/p2080.html
Visitez aussi les beaux vitraux de l’église de Champéon (Mayenne) http://www.loire1870.fr/champeon.htm et retrouvez de Sonis et Charette.
Regardez ces monuments de Loigny et de sa terrible bataille : http://www.loire1870.fr/monu_loigny.htm
Et tout celà me ramène et m’oblige à vous dire, cher visiteur de ce blog, que voter pour l’Europe est un devoir !
Le Colonel Charette, au côté de Gaston de Sonis, excitait ses hommes du geste et de la voix : » En avant, mes zouaves, et vive la France ! » » Et les zouaves jouant de leurs baïonnettes exercées semaient partout la mort et l’effroi.
Pour que la mort et l’effroi ne soient plus semées ni ici ou ailleurs » En avant, citoyens, votez ! et vive la Guadeloupe, vive la France, vive l’Europe ! »
Bonjour,
Dans mon grenier, en faisant du rangement, j’ai retrouvé un livre n° 4 sur 6 qui appartenait à mon père.
Ce livre est « Le Général de Sonis » de Jean des Marets. Préface d’Emile Baumann avec les illustrations d’Eugène Leliepvre.
Est-ce que vous connaissez quelqu’un de la famille qui serait intéressé pour le racheter ?
Merci pour votre réponse
Bien à vous
Sabine
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bonjour
3 ans apres votre message, …. au cas ou, je serai interesse par ce livre,
d’avance merci de votre reponse
bien a vous
Baudouin de Sonis
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bonjour
si votre proposition est toujours valable, je serais interesse,
bien a vous
baudouin de Sonis
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