Le Maître et l’Elève ! Témoignage d’un fan du Twirling Bâton !

Ceux qui connaissent l’histoire du Chevalier de Saint-Georges savent la relation particulière qui a existée au XVIIIème siècle entre lui et son maître Texier de la Boëssière.

  • Lui le Maître imaginant ce qui allait devenir bientôt l’escrime moderne
  • l’autre, l’élève exécutant devant le mur des touchers les gestes étonnants, imaginés pour son maître.

Et ce geste accompli, mille fois repris, pour être à la perfection… ce geste disparaît à jamais dans l’oubli.

Il en est ainsi au XXIème siècle dans un autre sport tout aussi riche en gestes et attitudes : le Twirling Bâton

  • d’un côté deux entraineuses Laeticia Frisari et Anissa Dupuy qui vont créer, imaginer, fantasmer sur la chorégraphie à offrir à deux élèves…
  • de l’autre côté deux élèves Léa Serrano et Asmaa Abir qui vont en confiance se laisser conduire en exécutant jour après jour les mêmes gestes pour atteindre la perfection…  

Il faut aussi une musique pour accompagner cette chorégraphie et le choix se fera bien mystérieusement sur une petite étincelle de plaisir… Ce sera ce thème et pas un autre…

Il faut aussi une tunique pour mieux resplendir le soir du triomphe… et ce sont les Mamans qui s’y mettent… couleur, tissus, couture essayage…

Alors pendant une année entière va se nouer ce dialogue étonnant entre maître et élève… entre entraineuse et athlète pour un seul objectif… monter sur le podium… Be the best ! être la meilleur !

Mais ce dialogue, ce travail, ces échanges, ces conflits, ces petits soucis, les risques d’abandon, les surechères médicales, ne se font pas dans une bulle… cela se passe au sein d’une Ecole d’escrime ! Oups ! Pardon ! au sein d’un club, d’une Association : cest là que l’on trouve tous les moyens d’aller jusqu’au bout de ses espoirs… un club, ses dirigeants bénévoles, ses sponsors, ses anciens, les plus jeunes qui regardent, les amis, les parents, les sous à glâner ici et là pour faire marcher la boutique….

Et le club lui-même ne suffit pas… il y a aussi comme pour le Chevalier, une maman omni présente et un papa attentif.

Laissez mijoter pendant douze mois et retrouvons nous au mois de mai dans une belle salle couverte… le voyage pour venir jusque là a été plus ou moins long, l’inquiétude est au ventre, les enchainements se succèdent dans la tête, on soigne encore quelque petit bobo causé par les efforts qui sollicitent le corps au-delà quelque foi du possible… l’attente ! la terrible attente… l’échauffement sous le regard de l’entraineuse… ce n’est plus le moment des conseils… c’est le moment des regards… l’athlète est seule avec elle-même…

Enfin ! l’heure est arrivée : seules sur la piste, Léa et Asmaa prennent la pose… attendent la musique et puis s’élancent dans leur monde à elles… un beau geste, une belle roulade, un bâton qui volent si haut et se laisse amadouer… le publique qui gronde… et le temps qui passe et le souffle qui s’échappe… et le cœur joue la chamade, et les muscles se sentent si bien… encore un échange un regard pour la partenaire, un sourire peut-être… et soudain c’est la fin… les deux amies se figent dans le bronze et attendent et reçoivent avec plaisir l’hommage du public, de leur public… un instant d’attente et les notes du jury tombent pour récompenser des heures d’efforts, des mois de patience.

C’est la photo souvenir devant la banderole…. les photographes mitraillent… une larme dans l’oeuil d’une maman trop émue.

La troisième marche du podium n’est effectivement pas la première… mais la troisième marche du podium est un beau cadeau à la vie, à l’enthousiasme, au plaisir de s’être donné corps et âme à son sport le Twirling Bâton.

Demain il sera temps de faire le bilan… et de repartir pour de nouveaux exploits. Camille Suarez catégorie Cadette, se console à peine de cette chute de bâton… elle l’a revécue cette chute toute la nuit… puis sans regret elle est fière de sa 11ème place en finale.

Cassadra Vallon est encore sous le stress… elle concourt en Coupe de France le week-end prochain à la Seyne/Mer. 

Mais la Fédération Française de TWIRLING Bâton dit celà bien mieux que moi.

Définition du Twirling Baton
TWIRLING : Sport de compétition ou activité de loisir dont la pratique en salle constitue un enrichissant mélange de techniques complémentaires et supplémentaires.- Techniques intrinsèques à l’activité même, au travers de l’utilisation du bâton, instrument unique et spécifique à l’activité.- Techniques gymniques dans la relation de l’athlète avec l’espace et au travers de sa performance physique.

– Techniques de danse dans l’interpretation du support musical, dans l’utilisation de l’espace temps et dans le dialogue avec l’espace émotionnel de l’activité.

– Techniques psychologiques enfin, dans la connaissance, la confiance et le dépassement de soi ainsi que dans le rapport avec les autres.

Pratiqué dès le plus jeune age au travers de structures fédérales reconnues, seul, à deux ou en équipe, le twirling apporte les éléments indispensables au developpement total de l’enfant et de l’adolescent en complément des autres systèmes sociaux.

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