Une feuille de route, si vous permettez !

Département Français,  Ou, Qu’est-ce que c’est au juste.

Le mot de Monsieur E.G. NOGARD, que vous trouverez sur le blog du Scrutateur, répond au mots de Monsieur Frantz SUCCAB que je n’ai pas lu mais simplement deviné. Ce mot est nécessaire.

Mais en Guadeloupe, nous ne jouons pas tous dans la même cours, nous n’appliquons pas les mêmes règles du jeu. Félix EBOUE regretterait que certains ne jouent pas le jeu. En effet :

  • D’un côté on trouve ceux qui veulent et respectent la démocratie. C’est la majorité des Guadeloupéens qui, vote après scrutin, confirment leur sagesse. Cette majorité sait parfaitement ce que la décision de départementalisation de mars 1946 a apporté à tous et à chacun. Le CCEE de Guadeloupe vient à nouveau de dresser le catalogue spectaculaire dont le principal fleuron demeure le système éducatif.
  • De l’autre côté on observe ceux qui veulent le pouvoir, peu importe comment, même si c’est celui de la rue. Et justement ne pouvant obtenir ce pouvoir par les urnes, ils ont une stratégie de remplacement dont on connait maintenant l’efficacité. Ce jeu est dangereux.

Je ne pense pas pour autant que le Guadeloupéens soit celui que décrit Monsieur E.G. NOGARD. Le Guadeloupéen a des défauts comme tous les autres humains d’ailleurs, mais il a aussi tant de qualité et de richesse. Seraient-elles émoussées par les contraintes du monde moderne ! quoi de plus normal ! il n’empêche qu’elles sont bien là !

Mais en 1946 il n’y a pas eut de référendum… la décision est venue de Paris… relisons par exemple un texte du regretté Monsieur Lucien Bernier qui s’interrogeait, au moment de cette loi de départementalisation, sur le bien fondé de cette mesure venue plus de Fort de France (Aimé CESAIRE) que de Basse-Terre. Je crois aussi savoir qu’une délégation de Guadeloupéens négociait avec les caraïbéens pour restructurer politiquement la zone au sortir de la guerre.

Ma conclusion en forme de feuille de route si je peux me permettre !

Au delà des épiphénomènes que nous vivons, nous nous devons pour nous et nos enfants et pour la Guadeloupe :

  • Primo : faire tout ce qui est en autre pouvoir pour que se maintiennent en Guadeloupe la démocratie, unique garante de nos droits,
  • secundo : surveiller comme du lait sur le feux nos dirigeants nationaux pour qu’ils ne prennent pas à contrario de la volonté de nos populations des décisions irrémédiables et nuisibles à l’outre-mer et donc à la France.

Jean-Claude HALLEY

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