L’Autonomie est le premier pas vers l’Indépendance ! La Guadeloupe doit refuser cette étape proposée par Nicolas SARKOZY et demeurer en 73 comme la Réunion !

Je crois que la Guadeloupe ne veut pas de l’indépendance, et je suis persuadé qu’elle n’acceptera pas ce premier pas vers l’aventure que suggère Monsieur le Président de la République.

Si nos élus n’ont pas réussi à bâtir un projet crédible depuis tant d’année qu’ils y pensent, c’est que ce projet est antinomique de la logique du développement de notre territoire. Et ce n’est pas en 18 mois que ces mêmes élus arriveront à mettre sur pied ce projet utopique. Mais par contre ce seront 18 mois d’incertitudes sinon de troubles pour la Guadeloupe… et pendant ce temps dans le peloton de tête LA REUNION continuera d’avancer.

Le discours de NOTRE PRESIDENT prononcé devant les Etats Généraux ce vendredi 16 juin 2009 est rassurant sur de nombreux points. Mais ce côté rassurant du discours ne provient que du fait qu’il a repri et illustré les avantages de l’article 73 de la Constitution de notre pays.

Par exemple, lorsque Nicolas SARKOZY dit qu’il n’est pas question d’Indépendance pour la Guadeloupe, il ne fait que lire la Constitution de la France. J’admets qu’il faut avoir le courage de le dire ! en toutes circonstances ! 

L’inquiétude que l’on peut ressentir provient justement de cette ouverture vers un changement de statut que la majorité des Guadeloupéens a déjà rejeté à 75 % il y a moins de 6 ans.

Notre situation est tout de même difficile : En effet les propos énergiques tenus par Monsieur Victorin LUREL devant Monsieur le Président de la Républlique auraient du être prononcés et tenus devant le LKP et Monsieur DOMOTA.

Victorin, (comme dit Nicolas… il n’est pas encore arrivé au Toto, mais celà viendra peut-être un jour), n’a pas tenu ce langage en février sans doute parcequ’il n’était envisageable qu’il le fasse et même si une forte majorité silencieuse de Guadeloupéens souhaitaient cette affirmation de la volonté populaire entendue (enfin) vendredi dernier.

La Martinique semble déjà sur orbite autonomiste et il ne manquera qu’une petit pitchenette pour changer d’orbite et s’écarter définitivelment de l’attraction bienfaitrice de la France et de l’Europe.

Cette stratégie n’est pas la mienne, je n’y trouve aucun avantage, et celà d’autant plus que dans l’article 73, toutes les modifications administratives et règlementaires sont possibles. Nos députés, nos sénateurs, nos professeurs d’économie ne sont actuellement pas en capacité de faire modifier le moindre texte législatif… Il ne peuvent pas suivre le rythme accéléré des travaux tant du Sénat que de l’Assemblée Nationale. Alors où trouveront-ils le temps et les moyens intellectuels d’élaborer le futur statut d’une Guadeloupe Autonome puis Indépendante ?

Regardons par exemple au lendemain de cette réunion de Petit-Bourg ce qui se passe ! le Discours de Monsieur le Président de la République est diffusé partout ! Où sont les interventions pourtant importantes de Madame DIMAN, du Professuer JANKY ou de Maître MARRIANE ? Où se procurer le Discours de Monsieur le Président du Conseil Régionale de la Guadeloupe ? Ou sont les discours du dernier Congrès présidé par Monsieur le Docteur GILLOT ?

Non ! en deux mots comme en cent, la Guadeloupe ne peut se permettre le luxe d’une autonomie à la Martiniquaise ! Elle doit choisir le maintient en article 73 comme la REUNION ! Et si une modification est nécessaire que ce soit cet article de la constitution pour que nous soyons définitivement débarassé de ces chimères.

Reste à calmer le LKP ! Je crois que certains Guadeloupéens courageux ont montré que l’on pouvait tenir tête à Monsieur DOMOTA. Il faut prendre exemple sur eux et creuser notre sillon avec détermination. Nous avons tant d’atoûts dans notre jeu.

Un dernier mot pour Madame Marie-Luce PENCHARD : je ne doute pas qu’elle se soit rendu compte de la volonté populaire de la Guadeloupe de demeurer dans le giron de la France. Ce qu’elle n’a pas encore compris c’est que le véritable danger réside dans ce premier pas. Je lui souhaite qu’elle première femme d’Outre-Mer à accéder à ce poste de responsabilité, ne soit pas celle par qui l’Outre-Mer aura perdu son âme.

4 commentaires sur “L’Autonomie est le premier pas vers l’Indépendance ! La Guadeloupe doit refuser cette étape proposée par Nicolas SARKOZY et demeurer en 73 comme la Réunion !

  1. J’ai eu l’avantage ou le désavantage d’avoir zappé l’allocution Présidentielle en Guadeloupe.J’en ai extrait ,sur le blog du scrutateur, un bref passage qui a retenu mon attention et interrogé mon esprit critique:

    …Je suis ouvert à toute demande d’évolution qui serait formulée par vos élus, pourvu que celle-ci soit au

    service d’un projet dans l’intérêt de tous les Guadeloupéens.

    Quels que soient les souhaits d’évolution qui pourraient être exprimés, il est, en tous cas, clair que rien

    ne se fera sans le consentement de la majorité des Guadeloupéens. C’est cela la démocratie, c’est cela

    notre conception d’un pays moderne !

    J’ajoute, qu’en tant que Président de la République, garant de la cohésion et de l’unité nationale, je ne

    conçois une éventuelle évolution statutaire que dans le cadre de notre République et, plus précisément,

    dans le cadre notre Constitution. Les articles 73 et 74 de notre Constitution sont très souples. Ils

    permettent d’envisager divers degrés d’autonomie, ainsi qu’une organisation politique adaptée au

    contexte insulaire ; je pense en particulier à la collectivité unique… » ,selon le président.

    J ‘en ferai trois remarques personnelles,

    La premiere, quand il parle  » d’évolution …et eventuelle évolution statutaire… ».La prudence me force a dire, faisons attention aux propos politiques et a leurs conséquences sur les citoyens.Les spécialistes constitutionnalistes savent tous que la notion d’ évolution statutaire et /ou institutionnelle ne recouvre pas du tout la meme retombée que la notion de modification statutaire et /ou institutionnelle…J’aurai mille fois préferé l’entendre dire évolution institutionnelle et, éventuel projet balladur, par souci de clarté.

    La seconde remarque, concerne l’expression présidentielle « …dans l’interet des guadeloupéens… »; personne, a priori ,ne peut etre hostile a une telle affirmation. Neammoins, la question se pose de savoir quel contenu revet le concept « interet » de la guadeloupe -les autres iles ,Desirade, Marie Galante, Les Saintes veront elles leurs interets sauvegardés ou seront elles maintenues sous le vocable impropre de dépendances ;ensuite, qu’elle instance et sur quels criteres seront definis cet « interet » guadeloupéen?…Je signale que,les partisans de « la guadeloupe cé tan… » pretendent eux aussi défendre les interets du peuple guadeloupéen; comment – et surtout ,estce possible et souhaitable de ? -les concilier avec ceux qui ne partagent pas les memes idées et pratiques démocratiques?.

    Enfin pour finir, je dirai que la guadeloupe administrativement parlant est un archipel ; c’est a dire un ensemble insulaire pluriel et différencié ,Guadeloupe, marie galante, desirade, les saintes, avec pour chacune de ces iles leurs singularités propres ; de sorte que , il serait politiquement suicidaire de parler d’évolution de la Guadeloupe en collectivité unique, pour l’Archipel des Saintes notamment ou j’ai mes racines familiales.

    Afin de garantir a chaque communauté insulaire le pouvoir de défendre et de renforcer ses interets,il me parait plus avantageux de penser l’évolution statutaire de l’Archipel de Guadeloupe en terme de féderation de collectivités distinctes ,dotées de pouvoirs locaux forts (réaffirmation de la clause generale de compétences et du principe de subsidiarité)s’appuyant sur une consultation des populations de chacune des iles constituant un ensemble plus large sous le vocable de -Féderation Les iles de Guadeloupe-(FLIG) a laquelle pourraient s’adjoindre les collectivités de St Barth et de St Martin.

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  2. Maître Marianne serait sans dout très heurux de vous entendre, sachant qu’il est en charge du module Gouvernance. La représentativité et la défense des iles de l’archipel sera un vrai casse-tête non pas chinois mais Guadeloupéens.
    C’est noté pour le FLIG.

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  3. Pour information, les saintes ont demande leur propre autonomie et sorte de l`ensemble administratif guadeloupeen, voila le projet transmis par l`atelier gouvernance en la personne de Me Marianne a la volonte des Saintois :

    ATELIER GOUVERNANCE DES ETATS GENERAUX DE L’OUTRE-MER EN GUADELOUPE.

    PROPOSITION D’EVOLUTION STATUTAIRE DES ILES SAINTES EN COLLECTIVITE D’OUTRE-MER A L’ARTICLE 74 DE LA CONSTITUTION.

    L’archipel des Saintes, forme un canton du département de la Guadeloupe, divisé en deux communes, depuis la loi organique du 19 mars 1946 « dite de départementalisation ».
    Régi par l’article 73 de la constitution, il a initié son développement en tant que « dépendance » de la Guadeloupe, à l’instar des îles françaises avoisinantes, pour des raisons administratives sans avoir demandé l’assentiment de sa population jusqu’à ce jour.
    A l’heure des Etats Généraux de l’outre-mer, il convient de remettre en cause cette organisation jacobine et d’interroger la population de ce territoire sur son avenir, à savoir, continuer à faire partie de l’ensemble guadeloupéen actuel mis en place par l’Etat ou devenir une collectivité d’outre-mer à part entière comme ses consoeurs de Saint-Martin et Saint-Barthélémy l’ont fait précédemment.
    En effet, Les Saintes se sont toujours démarquées par leur forte identité culturelle, leur économie propre et leur histoire.
    En conséquence, il est nécessaire d’instaurer une politique et des institutions qui considéreraient les particularités de ces îles et pallieraient aux problèmes majeurs de la départementalisation et surtout de la dépendance à la Guadeloupe.

    I- Situation économique globale: ressources et problèmes de la politique actuelle.

    Les Saintes siègent honorablement au club des plus belles baies du monde et se hisseraient au rang de troisième selon le classement de l’UNESCO.
    L’archipel connaît une fréquentation touristique à lui seul dépassant la barre des 350 000 visiteurs par an, se répartissant entre le tourisme de journée ou de court séjour, la plaisance (voiliers et yachts) et la croisière (80 escales par an en saison de Novembre à Mai) qui fait vivre la majorité de ses 3000 habitants, ainsi que la pêche artisanale.

    Il est doté d’infrastructures portuaires et aéroportuaires qui malheureusement ne sont consacrées qu’au trafic régional et qui ont pourtant la capacité de s’ouvrir au trafic international de la zone caraïbe. (LIAT, WINNAIR…)
    Au niveau énergétique, les îles sont alimentées en électricité par un câble sous-marin provenant de la Basse-Terre et par des éoliennes nouvellement installées à Terre-de-Bas, il en est de même pour l’eau potable.

    L’organisation départementale actuelle obère le développement de ces îles par l’application rigoureuse de ses lois protectionnistes françaises et communautaires inadaptées à la configuration locale. La centralisation des pouvoirs et des structures publiques (Douanes, Hôpitaux, établissements scolaires et de formation professionnelle…) sur la Guadeloupe, une fiscalité lourde, et une double insularité, voir triple pour l’île de Terre-de-Bas freinant l’installation des Banques et la création d’entreprises, bassin d’emplois, provoquent un exode massif de la population active.

    L’approvisionnement des îles Saintes est très limité.
    En effet la Guadeloupe demeure l’unique distributeur de produits commerciaux et alimentaires, compte tenu de la taxation douanière importante imposée aux commerçants saintois s’ ils importent des produits pourtant moins chers dans les îles étrangères avoisinantes. Elle est coupable parfois de sérieuses pénuries aux Saintes en cas de longs mouvements sociaux paralysant le port autonome de la Guadeloupe.

    Le développement singulier de Terre-de-Haut et Terre-de-Bas existant jusqu’à ce jour est à proscrire, l’une est le moteur de l’autre, d’où les revendications d’une seule collectivité et de l’application de la continuité territoriale entre les deux îles.

    En matière statutaire pour l’outre-mer, la constitution prévoit deux évolutions possibles, soit pour les département d’outre-mer en l’article 73 et pour les collectivités spécifiques en l’article 74.
    Ce dernier offre de plus large possibilités permettant une organisation et une autonomie plus ou moins large en fonction des particularités de chaque collectivité.

    II- Fondement légal, ressources budgétaires et prérogatives de la nouvelle collectivité.

    Afin de surmonter ces difficultés, et dans un respect de la volonté de ses habitants, il est indispensable de proposer un statut de collectivité territoriale d’ outre-mer se substituant aux communes, à la région et au département, régi par l’article 74 de la constitution.

    Les ressources de cette nouvelle collectivité comprendront les dotations attribuées aux communes, au département et à la région pour l’exercice habituel de leurs compétences. Ces dotations seront prélevées au prorata de la population concernée, sur celles versées au département et à la région de la Guadeloupe.
    De nouvelles ressources seront dégagées par l’application d’une fiscalité propre et adaptée à l’archipel. (création d’une taxe à l’entrée et à la sortie de la collectivité des non résidents, d’une taxe au mouillage des plaisanciers, d’un droit de quai, vignette annuelle sur les véhicules à moteur immatriculés.)
    La nouvelle collectivité exercera les prérogatives suivantes dans les domaines de la fiscalité, régime douanier, réglementation des prix, urbanisme, aménagement du territoire, cadastre, domanialité publique, construction de logement, circulation et sécurité routière, voierie, gestion des ports et de l’aéroport, énergie, droit de l’eau, tourisme, environnement, sport, culture, actions sanitaires et sociales, organisation et gestion des établissements de santé, centre de secours, établissement d’enseignement primaire et secondaire et la formation professionnelle, poste et télécommunication, transports, musées et patrimoine historique.
    L’archipel s’établira en collectivité à fiscalité privilégiée ne s’inscrivant pas dans le cadre d’un paradis fiscal et se protégeant de toute dérive.
    Quant aux compétences régaliennes de l’Etat, elles resteraient à la charge de celui-ci.

    III- Institutions et fonctionnement des organes de la future Collectivité des Saintes.

    En ce qui concerne les règles d’organisation et de fonctionnement des institutions et le régime électoral de son assemblée délibérante, ils seront fixés par la loi organique qui suivra la consultation populaire. Ils seront dans tous les cas similaires aux institutions existantes dans les collectivités des îles du nord, sauf adaptations spécifiques géographiques en raison de la proximité de la Guadeloupe.
    Soit, une assemblée délibérante, un conseil territorial élu pour 5 ans composé de 19 membres, d’un président du conseil territorial assisté d’un conseil exécutif, un conseil économique, social et culturel de 15 membres, 7 acteurs économiques, 5 acteurs sociaux culturelles, 3 personnels qualifiés nommé par le ministère de l’outre-mer, un représentant de l’Etat en la personne du Préfet de la Guadeloupe.
    Compte tenu de la situation d’archipel de la future collectivité, 2 conseils des îles à titre de conseil sans pouvoirs exécutifs sont à prévoir, l’un à Terre-de-Haut, l’autre à Terre-de-Bas, sur le modèle des conseils de quartiers de la collectivité de Saint-Martin. Un député et un sénateur représenteront l’archipel au parlement.

    La collectivité sera dotée d’un régime législatif fondé sur le principe de l’identité législative commune nationale, avec des exceptions relevant de la spécialité législative, lui permettant d’adapter les lois et règlements en vigueur localement et fixer les règles dans les domaines fiscaux, de voierie et de tourisme.
    Enfin, le nouveau statut intégrera de nouvelles mesures de démocratie locale et d’intervention pour conclure des accords internationaux afin d’intégrer l’archipel dans son espace régional.
    Quant au droit communautaire, il restera inchangé et la nouvelle collectivité conservera son statut de région ultra périphérique de l’Europe, tout en assouplissant certaines politiques contraignantes inadaptées à la situation des îles.

    Pour limiter l’effet de la double insularité l’archipel serait doté d’un port franc, indispensable au développement des instituts bancaires et commerciaux et à la création d’une zone de Fret sur le port de l’ Anse des Mûriers à Terre-de-Bas.

    Il est nécessaire de rappeler que chaque île a le droit à l’autodétermination et que la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 rend possible cette évolution.
    La tenue des états généraux de l’outre-mer est l’occasion pour l’archipel des Saintes de décider de son avenir institutionnel et à sa population de se prononcer sur un référendum qui lui est propre, d’instaurer un partenariat avec la Guadeloupe et non une dépendance qui lui est destructive.

    «De l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace!» Danton 1792.

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  4. bonjour jai vu un reportage a radio-canada sue les saintes une femme de 3 rivieres au quebec parlait et ca devait etre tres intéressant dy demeuere moi je sais pas comment on sy prend pour demeurer labas en permanence merci a lavance wilmer girard ville quebec canada

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