Mon ami Louis DESSOUT me conseille de lire cet article des Echos, et je l’en remercie. Il a toujours été de bon conseil !
L’honorable correspondant en Martinique (je ne connais pas son nom) de ce grand journal économique de la Métropole titre comme de bien entendu :
Nicolas Sarkozy engage l’évolution institutionnelle des Antilles.
Le gouvernement est décidé à changer une organisation institutionnelle qui est loin d’avoir fait ses preuves. L’évolution, possible dans le cadre de la Constitution, se fera par étapes et la population sera consultée.
Oui c’est l’évidence même nous sommes sur la rampe de lancement, et ce n’est pas Madame Marie-Luce PENCHARD qui me démentira, chargée qu’elle est de trouver une solution à l’épineux problème antillo-guyanais. Je ne peux pas laisser écrire de telles choses ! Cette organisation institutionnelle c’est à dire la Départementalisation de 1946 a fait ses preuves : il suffit d’ouvrir les yeux et de voir la nature évidente des progrès réalisés ici en Guadeloupe comme dans les 3 autres vieilles colonies. Les ECHOS iront expliquer celà à Monsieur HOARO et aux Réunionais. Cette évolution institutionnelle n’est pas demandée par la population qui l’a déjà rejetée il y a à peine 3 ans. Et je suivrai avec intérêt le prochain déplacement de Monsieur le Premier Ministre dans le DOM éternel.
Nicolas Sarkozy a balisé le terrain dans lequel il souhaite que les populations et les élus de Martinique et de Guadeloupe réfléchissent à l’évolution institutionnelle de leurs territoires dans le cadre de la Constitution : « La Martinique et la Guadeloupe sont françaises et le resteront. Tant que je serai président de la République, la question de l’indépendance de la Martinique ou de la Guadeloupe ne sera pas posée. »
Avec tout le respect que je lui dois, Monsieur le Président de la République se trompe lourdement. Ce n’est pas lui qui empêche de poser la question de l’Indépendance, c’est le vote historique du parlement français en mars 1946 qui nous protège ne nous même et de certains Indépendentistes (comment les nommer autrement).
Le président propose deux scénarios. Le premier est la création d’une collectivité unique dans le cadre de l’article 73 de la Constitution qui régit les DOM-TOM. Il permet d’instituer une collectivité unique se substituant au département et à la région, ou une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités, sous réserve du consentement des électeurs. Le second scénario évoqué est celui de l’autonomie prévue par l’article 74 de la Constitution, qui s’applique par exemple en Polynésie française.
Pour que chacun puisse s’imprégner des avantages et inconvénients des deux hypothèses, Nicolas Sarkozy propose un processus qui peut durer quatre ou cinq ans avec plusieurs étapes. La première est l’adoption d’une collectivité unique dans le cadre de l’article 73 expérimentant de nouvelles compétences grâce à des habilitations qui confèrent aux collectivités un pouvoir normatif plus important. Il propose d’expérimenter ce système sur plusieurs années tout en renforçant parallèlement les pouvoirs de l’Etat localement par le biais de la déconcentration. Enfin, à la fin de la période d’expérimentation et après évaluation, il serait possible d’évoluer vers l’article 74 si les populations le souhaitent.
Nicolas Sarkozy propose que chaque territoire aille à son rythme. Le congrès des élus de la Guadeloupe souhaite ainsi un délai de dix-huit mois avant de pouvoir s’engager dans un quelconque processus, le temps de faire émerger leur projet de société, ce que le président a accepté. Quant à la Martinique, les élus se sont prononcés sur l’option 74, un choix que ne semble pas partager l’ensemble de la population. « Je consulterai les Martiniquais et les Guadeloupéens sur l’évolution institutionnelle de leur territoire », a-t-il précisé pour lever toute ambiguïté.
Seule certitude, pour Nicolas Sarkozy, le statu quo, c’est-à-dire deux collectivités locales dans le cadre de l’article 73, n’est plus possible au regard de son échec patent (taux chômage important, faiblesse de la production locale…). « Nous sommes contraints de réussir cette transformation, sinon nous nous exposons à des situations encore plus violentes », a-t-il martelé aussi bien en Guadeloupe qu’en Martinique. Le principe d’une rencontre avec les élus pour fixer un calendrier a été acté.
J’entends et j’écoute les arguments, mais je doute que la solution réside dans une évolution vers « l’autonomie premier pas vers l’indépendance ». La solution existe dans l’exploitation raisonnée de l’article 73 à l’identique du choix des Réunionais. Lorsque Monsieur Fillion sera à Saint-Denis leur tiendra-t-il le même langage ? Pas de Satu Quo ! alors que la quasi unanimité de l’île a réclamé le 73 ad vitam eternam. J’exprime ici mon inquiétude devant un système législatif et administratif qui risque ne pas nous convenir faute d’un particulatisme trop étriqué. Regardez cet article Bino source de tant de difficultés, rédigé à la va vite et retoqué logiquement par l’administration centrale… Ce sera ainsi de notre prochain statut qui n’apportera rien de bon ! Et qui sera là pour retoquer nos erreurs ! et ce mécontentement sera le prétexte pour poursuivre la démarche de largage.
J’entends nos ami de Fort de France évoquer la difficulté d’obtenir des régimes dérogatoires dans le cadre du 73 et d’évoquer par exemple la priorité à l’embauche des Martiniquais… Nos amis semblent savoir ce qu’ils veulent, mais je me souviens d’une certaine priorité affichée de manière très spectaculaire pour le sucre martiniquais…
Je crains cet engagement du Gouvernement dans cette évolution institutionnelle des Antilles ! Elle ne peut être que source de lendemain peu réjouissants. Monsieur Jacques GILLOT demande à tempérer le mouvement : je vous laisse imaginer pourquoi ! Les martiniquais passeront sans difficultés de 50,2 % à 49,8 % et la démocratie emportera l’île vers des horizons que je souhaite très sincèrement florissant. Il sera difficile à nos élus de passer sous la barre des 50 % pour les refus en partant d’un spectaculaire 75 %.
En deux mots comme en cent, l’Archipel Guadeloupéen a tout intérêt à choisir le Statut du Statu Quo à l’idenrique des fils de Michel DEBRE, rédacteur de la Constitution de notre cinquième république avec Léopold SENGOR. La France ne se porte pas si mal que celà malgré la crise. Et c’est justement à cause de la crise mondiale qu’il faut faire le BON CHOIX, celui de la sagesse et de l’évidence de l’avenir de nos enfants.
Mais si la Guadeloupe choisit l’aventure, ce que je souhaite pas, je vivrais avec elle cette aventure ! Pour le moment l’heure est au comabt pour ouvrir les yeux de tous et de chacun pourqu’au moment de passer dans l’isoloire, en sorte un score rassurant.