Bologne : Trois siècles d’histoire

Cuvée Spéciale Chevalier de Saint-Georges

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Si le rhum blanc reste le cœur de cible de la production de la Distillerie BOLOGNE, une cuvée spéciale « Chevalier de Saint-Georges » est désormais disponible dans la gamme. Ce grand rhum à la robe vieil or fait le plaisir de tous les amateurs et il se boit tant en apéritif qu’en digestif.

Si la cuvée spéciale de Bologne est estampillée « Chevalier de Saint Georges », ce n’est pas sans raison. En effet, c’est sur les terres du Domaine Bologne qu’est né Joseph Bologne au XVIIIième siècle, plus connu sous le nom de Chevalier de Saint-Georges.

Musicien, compositeur et escrimeur hors pair, le chevalier Saint-Georges a pourtant longtemps été dans l’oubli.

Depuis quelques années, celui que l’on nomme le Mozart Noir retrouve ses lettres de noblesse. Violoniste virtuose, compositeur de sonates, de symphonies concertantes pour quatuor d’archets, de concertos et de comédies mêlées d’ariettes, le Chevalier de St-Georges est aussi un chef d’orchestre respecté qui va diriger les formations les plus prestigieuses d’Europe, participant ainsi au rayonnement du royaume de France.

Une cuvée pour les amateurs

La cuvée spéciale « Chevalier de Saint-Georges » de la distillerie BOLOGNE est le résultat d’un long travail de préparation. Comme l’indique Jean-Bernard Derly, le directeur général, « Cette cuvée est le fruit de la collaboration avec deux grands spécialistes. Robert Leauté, grand maître du vieillissement du Cognac et Fréderic David, le biologiste de BOLOGNE, recruté spécialement pour élaborer les assemblages des productions réservées.».
Vieillie en fût de chêne, réunissant les meilleures distillations des rhums de la Distillerie, cette cuvée spéciale fait déjà parler d’elle. Les spécialistes soulignent sa couleur « vieil or », sa rondeur, ses notes de vanille et de cannelle, son parfum boisé caractéristique du vieillissement en fût de chêne… En attendant les rhums vieux qui sortiront prochainement de la distillerie, il ne reste plus qu’à savourer* cette cuvée spéciale « Chevalier de St-Georges » !

Continuant dans une démarche environnementale d’économie d’énergie, BOLOGNE s’investit également dans le domaine de la qualité avec la création d’un laboratoire d’analyse et d’un nouveau chai de vieillissement pour répondre aux exigences d’une clientèle avertie recherchant le meilleur possible.

 

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Trois siècles et demi d’histoire

La distillerie BOLOGNE a conservé le nom des propriétaires de la sucrerie des XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’agissait d’une famille de protestants, nommés « de Bologne », qui était originaire du Dauphiné et qui avait émigré aux Pays Bas au XVIe siècle, puis devint Hollandaise. Quelques membres de la famille s’installèrent au Brésil entre 1580 et 1654. A cette époque, les couronnes Portugaises et Espagnoles avaient fusionné au profit de l’empereur d’Espagne qui négligeait le Brésil, aussi, les Hollandais qui étaient déjà implantés dans l’industrie sucrière, en profitèrent pour la déclarer colonie Hollandaise. Les « DE BOLOGNE » y créèrent des sucreries et prospérèrent dans la culture de la canne et le commerce du sucre et du rhum en direction de l’Europe et du Nord-Ouest.

Mais en 1640, le Portugal redevenu indépendant voulut récupérer ses territoires coloniaux perdus et, avec l’aide des Brésiliens, déclara la guerre aux Hollandais. Ces derniers furent vaincus, ils durent capituler et partir. Une flotte de plusieurs navires, après une tentative d’installation infructueuse en Martinique, arrivèrent en Guadeloupe au début de l’année 1654. Il y avait 1200 réfugiés à bord. Les règlements royaux interdisaient l’installation de protestants dans les colonies Françaises. C’est ce qui avait obligé Du Parquet, gouverneur de la Martinique, à les repousser. Charles Houël, gouverneur de la Guadeloupe, n’en tint pas compte et les accueillit à bras ouverts. Parmi eux se trouvait la famille « DE BOLOGNE ». Les articles de capitulation signés avec les Brésiliens les avaient autorisés à garder leur or, leur argent et l’encadrement de leurs sucreries. Ils avaient donc les moyens financiers et humains pour reprendre leurs activités agro-industrielles et commerciales.

L’habitation-sucrerie ( terme local signifiant une plantation axée sur la culture de la canne à sucre), à la suite de difficultés financières dues aux événements révolutionnaires puis à la mévente du sucre, passa entre les mains de différents propriétaires.

C’est le 26 mai 1830 que Jean-Antoine AME-NOEL se rendit acquéreur de la sucrerie. Cet homme de couleur « libre de naissance », originaire de Bouillante, était un personnage hors du commun. Avant lui, aucun homme de couleur n’était devenu propriétaire d’une sucrerie aussi importante que celle de Bologne, qui faisait presque 114 hectares. L’abolition définitive de l’esclavage de 1848, malgré ses tentatives pour organiser le travail libre sur l’habitation, le fit entrer dans de graves difficultés économiques.

Il mourut en 1850 et l’on peut voir son tombeau dans le petit jardin voisin de la distillerie. Son neveu, François-Joseph AME-NOEL lui succéda en tant que légataire universel et, malgré ses efforts, la situation de la sucrerie se dégrada. Elle fut vendue aux enchères en 1873 à la société LE DENTU et Cie, qui créa une usine sucrière.

La constitution de cette société, «USINE SUCRIERE DE LA BASSE –TERRE » , marqua un tournant dans l’évolution de l’industrie sucrière. Il s’agissait d’une véritable « centrale », destinée à traiter les cannes des habitations environnantes, mais comme elle avait pris la suite de dettes, elle ne put à son tour, régler les annuités, aussi, le domaine fut morcelé et vendu aux enchères par lots en 1887. L’habitation BOLOGNE fut adjugée le 19 avril 1887 à M. Louis Henri de POMBIRAY, qui reconstruisit un outil de production centré sur l’usine. A sa mort, il légua l’habitation à ses neveux et nièces LACOUR.

Le 3 Novembre 1930, M. Louis SARGENTON-CALLARD acheta l’habitation BOLOGNE à M. et Mme Bernadin LACOUR, héritiers des précédents. Il reconstitua le domaine initial par l’achat des habitations LA COULISSE et BEAUVALLON et se spécialisa dans la production du rhum agricole « blanc ».

Un commentaire sur “Bologne : Trois siècles d’histoire

  1. comment jean antoine a construit sa fortune pour acheté le site; a-t-il été correct vis-à-vis des ouvriers agricoles; dans quelle commune il a été conseiller municipal? Une rue porte son nom dans le quartier de Rivière des Pères. Sa tombe sur le site de la propriété a-t-elle été recensée par l’office du tourisme lors de la visite de la distillerie?

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