Le radeau de la méduse : Musée du Louvre !
Sur la route du Sénégal, un des fleurons de la Marine française, ‘La Méduse’, s’échoue sur le banc d’Arguin avec à son bord 395 personnes. Pour suppléer aux canots de sauvetage, l’équipage se réfugie sur un radeau de fortune mais les amarres sont coupées. Le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme et pour toute nourriture 75 livres de biscuits. Douze jours plus tard l’embarcation sera découverte. Quinze ont survécu, les autres ont été jetés à la mer ou même mangés par les autres occupants. L’événement inspirera le peintre Théodore Géricault qui l’immortalisera en 1819 sur un tableau grandiose appelé ‘Le Radeau de la Méduse’.
Dénonçant le romantisme littéraire, Géricault cherche son inspiration dans le fait contemporain et illustre ici avec science un fait divers tragique, métaphore du naufrage de la France. Mais bien entendu nous pensons tous à un autre naufrage.
Mais connaissez vous le PNBA Parc National du Band d’Arquin !
Il est situé de part et d’autre du 20ème parallèle, longe le littoral mauritanien sur plus de 180 km et couvre une superficie de 12 000 km2 composée à parts presque égales de zones maritimes et terrestres.
Cet écosystème côtier exceptionnel est baigné par des remontées d’eaux profondes, froides et riches en éléments nutritifs (« upwelling »). La présence simultanée d’herbiers et d’un upwelling important engendre une productivité biologique élevée et explique la présence de populations denses d’oiseaux, de poisons, d’invertébrés et de mammifères marins.
C’est dans le but de protéger ce milieu unique et la biodiversité qu’il abrite que le Gouvernement mauritanien a créé, en 1976, le Parc National du Banc d’Arguin, reconnu, en 1982, comme Zone humide d’importance internationale (Convention de Ramsar) et déclaré, en 1989, site du patrimoine mondial dans le cadre du Programme l’Homme et la Biosphère de l’UNESCO.