Les arts culinaires : patrimoine culturel de la France

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Nous avons lu pour vous ce Rapport au Sénat : présentation de Madame la sénatrice Catherine Dumas, et avons retenu cette petite phrase.

L’apport d’usages ou de produits venus de l’extérieur

Et de fait la formidable aventure de la France et de son Outre-Mer touche aussi la Gatronomie.

Je connaissais une Cuisinière amie de Jacques qui fit rentrer à l’Elysée quelques fleurons on pourrait dire quelques trésors de la Gatronomie Française pimentée de l’apport de la Guadeloupe. Une cuisinière qui comme moi aurait trouvé dommage que le court bouillon de grand Gueule, les accras de morue ou le punch au citron ne fassent pas partie de la fête gustative française… et je ne parle même pas de mes Ouassous en sauce ou de mes Balaous. Jacques lui aurait répondu quelque choses dans le genre : comme tu as raison chère Prudence ! repasse donc une tournée de marinade ! 

Voici la présentation de Madame DUMAS (surement une descendante du Général DUMAS cher à nos coeur d’antillais, donc une cousine)

La volonté d’inscrire la gastronomie française au patrimoine culturel immatériel de l’humanité est présenté dans un rapport de la sénatrice Catherine Dumas. Elle apporte ici un éclairage sur les enjeux d’un projet d’envergure internationale.

La volonté d’inscrire la gastronomie française au patrimoine culturel immatériel de l’humanité a été annoncée par le président de la République lors de l’inauguration du Salon de l’Agriculture, le 23 février 2008. La Commission des Affaires culturelles du Sénat a chargé Catherine Dumas de présenter un rapport qui éclaire sur les enjeux d’un tel projet.

La gastronomie, une passion française

Dans cette émission Catherine Dumas nous explique que les arts culinaires sont ancrés dans la culture et l’identité de notre pays. En France, l’art de bien manger est une tradition vivante et populaire. Il s’appuie sur la qualité des produits de nos terroirs, les savoir-faire de nos chefs qui portent la cuisine au niveau d’un art, grâce à « l’intelligence de la main » et sur nos arts de la table, comme la cristallerie, la porcelaine, l’orfèvrerie.

Au-delà de sa haute gastronomie, c’est tout un art de vivre que véhicule l’image de notre pays à l’étranger, comme l’ont relevé de nombreux interlocuteurs au cours de la vingtaine d’auditions conduites par Mme Dumas auprès de cuisiniers et « grands chefs », de chroniqueurs gastronomiques, de représentants des métiers de bouche ou des arts de la table…

Le projet d’inscription au patrimoine immatériel de l’humanité 

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La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée par l’UNESCO en 2003, offre une opportunité de valoriser le patrimoine culinaire de la France comme un élément essentiel de notre identité culturelle.

L’idée d’une inscription par l’UNESCO du patrimoine culinaire français au patrimoine culturel de l’humanité a été promue par un réseau de chercheurs au sein de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA), à l’université de Tours.

Ce projet, qui a reçu le soutien des professionnels du secteur, a également franchi une étape décisive avec une déclaration importante du président de la République. Il souhaite, en effet, que « la France soit le premier pays à déposer, dès 2009, une candidature auprès de l’UNESCO pour permettre la reconnaissance de notre patrimoine gastronomique au patrimoine mondial ».

La Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires créée en février 2008 et présidée par MJean-Robert Pitte, géographe, ancien président de la Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, est chargée de préparer le dossier de candidature pour l’inscription du patrimoine culinaire français sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité.

Comment donner à ce projet les meilleures chances de succès ? Catherine Dumas souligne que cette démarche d’inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité est délicate. Plusieurs difficultés ont été signalées au cours des auditions, notamment par Chérif Khaznadar et Jean Musitelli.

La France devra convaincre les autres États de la pertinence de son dossier. Il s’agit donc de mener une démarche diplomatique. Des précautions sont nécessaires et plusieurs écueils devront être évités : l’arrogance, le repli, l’élitisme. « La gastronomie n’est pas un chef d’œuvre en péril. Il ne s’agit pas d’une démarche hexagonale mais tournée vers l’extérieur », souligne la sénatrice.

Créer un sursaut

Ce projet d’inscription n’est pas une fin en soi. Il a vocation à créer un sursaut et à susciter une prise de conscience. Cette démarche fédérative doit concerner l’ensemble des Français, de toutes générations, toutes catégories sociales et de toutes les régions.

Au cours de ses auditions, Catherine Dumas a constaté que ce projet suscite un réel enthousiasme chez la plupart des professionnels du secteur. Elle propose des mesures et des actions concrètes pour répondre aux enjeux de la transmission, de la promotion et du renouvellement de ce patrimoine vivant.

Rappelant que ce secteur économique génère de nombreux emplois, la sénatrice souligne que ce projet donne l’occasion de mieux faire connaître ces métiers qui sont différents et qui peuvent offrir des parcours humains extraordinaires, comme le montre l’exemple de nos « grands chefs ».  

Catherine Dumas plaide pour le développement de l’éducation au goût à tous les âges de la vie, notamment pour les jeunes. Diverses expériences ont déjà été menées en France avec succès. Elle propose de s’inspirer des exemples étrangers en matière d’éveil du goût dans les établissements scolaires. Ces expériences pourraient concerner aussi d’autres lieux de restauration collective, comme les hôpitaux, les prisons…

Concernant la lutte contre l’obésité, problème de santé publique, elle propose d’agir par la pédagogie.

Catherine Dumas souhaite poursuivre cette réflexion autour du secteur des arts culinaires et annonce qu’elle prendra une initiative au Sénat sur ces sujets.

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