La morosité économique se confirme en 2008.
L’exercice se caractérise par un « effritement de la consommation » comme le formule Arnaud Bellamy-Brown, le directeur de l’Iedom Martinique (Institut d’émission des départements d’outre-mer). « L’importation de biens de consommation augmente de 2,1% en valeur. Mais si l’on tient compte de l’inflation qui est de 2,8%, on peut en déduire que le volume de biens importés est en diminution » .
Autre observation : « le coup de frein de l’investissement » . L’importation de biens d’équipement a chuté de 5% en 2008. L’investissement, de 2,5%. « Incertitudes autour des dispositions de la Lodeom et de la crise financière qui ont créé une forme d’attentisme de la part des investisseurs » , analyse le directeur.
À ces deux phénomènes majeurs, il faut ajouter un renforcement des tensions de trésorerie : les incidents de paiement des entreprises augmentent de 17%.
Sur le plan sectoriel, ce sont l’agriculture et le tourisme qui restent les plus touchés comme en 2007.
2009 annus horribilis ?
S’il est certain que la situation économique de la Martinique se dégrade en 2008, 2009 s’annonce bien plus mauvaise.« Il est difficile de faire des prévisions mais tous les indicateurs que nous avons sur les premiers mois sont au rouge » observe Arnaud Bellamy-Brown. Au nombre de ces indicateurs, la chute vertigineuse du nombre d’immatriculations de véhicules utilitaires (-27%), signe que les entreprises n’investissent pas. « Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que je ne vois pas de perspectives se dégager. Où sont les pistes d’amélioration ? » reprend-t-il. « Le problème de la Martinique, c’est qu’elle n’a pas assez confiance en elle. Il est temps de mettre en place une volonté commune et un véritable plan de soutien » .
Selon les premières estimations, notre département devrait entrer en récession cette année avec un PIB en recul de 0,3% (une première dans son histoire). Reste à savoir si les résultats prochains confirmeront ou non cette appréciation.
Nous ne disposons pas encore des mêmes analyses pour la Guadeloupe, même si nous sommes abonnés à la lettre de l’IEDOM. Mais il n’y a pas de raison pour que ce ne soit pas la même chose dans notre département.
La confiance que cherche cet administrateur, bon observateur de l’économie de la Martnique… cette confiance ne peut guère se manifester dans cette ambiance délétère d’une évolution statutaire dont on sait maintenant qu’elle doit conduite à l’éloignement de la France et de l’Europe.
Monsieur Arnaud Bellamy-Brown, le directeur de l’Iedom Martinique quitte ses fonctions le 10 août prochain pour rejoindre la Réunion, où il occupera les mêmes fonctions. Alors il trouvera là-bas un département bien dans son statut et confiant en l’avenir. Il pourrait alors renvoyer un petits message aux Antillais pour le dire que face à l’utopique projet de l’article 74, la solution est dans le maintient du statut départemental… et la confiance reviendra.
Bonjour et au diable la varice!!! ou l’avarice
Quand 1 directeur d’établissement public, dont le personnel lésé par un statut discriminant en terme de salaires et de rémunérations et qui ne cesse de réclamer l’équité par rapport au groupe auquel il est rattaché. Quand ce directeur participe à des négociations sur le statut de ce même personnel et continu des les léser. Alors que lui même bénéficie d’inombrables avantages. On comprend mal son analyse sur la situation, économique de l’île. Ce sont des directeurs d’Etablissements comme ce Monsieur, et des chefs d’entreprises sans scrupules qui mettent le vêto financier sur les salariés et autres employés, créant des conflits majeurs dans les entreprises, et instaurant ses situations économiques catastrophiques dans nos îles. Ces îles se noient et veulent se prendre en mains par un abandon des statuts sous tutelle d’une France frileuse et d’une Union Européenne pyromane.
La France s’est construite sous la révolution, alors qu’attendons nous???
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