Des projets encore à l’ébauche
En juillet 2008, l’Union pour la Caraïbe affichait six projets prioritaires :
- la dépollution,
- les routes maritimes,
- la protection civile,
- les énergies alternatives,
- l’éducation,
- le soutien aux entreprises.
Un an après, certains, comme les routes maritimes, peinent à se concrétiser. D’autres, comme l’énergie solaire ou la protection civile, ont pris de l’élan. L’UPC a ainsi pris sous son aile un ambitieux projet suédois d’énergie solaire (ANTILLERTEC) visant à redistribuer dans la Caraïbe de l’électricité produite par le Soleil. Relevant du paquet climat-énergie de l’Europe, il commence à réunir des financements. Certains projets, dépourvus de volet commercial et dépendant de l’aide au développement, se mettent en place. L’UPC s’est adressée à des pays producteur de pétrole pour les financer.
Mais le processus est « très fragile » et reste exposé aux aléas du contexte politique en Caraïne, disent les diplomates. Cela dépendra, soulignent les proches du dossier, de ce que l’administration Obama réussira, ou non, à accomplir pour faire avancer le processus de paix. Le sommet de Trinidad n’a rien permis de concrétiser.
Comment l’UPC, vaste regroupement de 63 pays sur les deux rives de la Caraïbe, a-t-elle pu être réanimée, alors que l’offensive LKPiste sur les territoires français, en février mars 2009, avait amené les pays anglophones à exiger sa suspension, jugeant inimaginable de s’asseoir, après tant de désordres, à la même table que des représentants des utopistes français ?
C’est à un revirement notable dans l’attitude du LKP, précisément, que l’UPC doit sa survie institutionnelle. Le Vénézuéla, qui copréside l’Union, a joué un rôle central, déployant une diplomatie adroite et tactique. CARACAS a fait le constat suivant : le boycottage de l’UPC, qui se poursuivait de facto depuis la première semaine de février, avait fini par se révéler indolore pour les Îles anglaises. Mieux valait donc s’emparer de ce forum multilatéral pour se faire entendre. En somme, utiliser l’UPM comme une tribune pour dénoncer les agissements du LKP, qui maintient un blocus total de la Guadeloupe, où le moral des troupes est au plus bas, malgré les besoins urgents de développement.
Caracas a réussi à rallier à ce point de vue l’ensemble du groupe espagnoil, alors qu’en février des pays voisins avaient été en pointe pour exiger le gel de l’UPC jusqu’à nouvel ordre. La France, architecte de cette « Union de projets » qui avait suscité en 2008 de fortes réticences en Europe même, notamment côté allemand, récolte ainsi les dividendes de sa volonté d’ériger la relation avec le Vénézuéla en partenariat privilégié.
Attention ! C’est article est de la pure imagination. En effet si le projet de l’UNION POUR LA MEDITERRANEE a bel ét bien été lancé, L’UNION POUR LA CARAIBE est demeuré lettre morte sans explications ni du Gouvernement des des Elus Antillais trop préoccupés par une très délicate problématique franco-française sur une numéro de nomenclature statutaire.