La Bibliothèque Nationale de France se livre à Google ! Bonne et/ou Mauvaise nouvelle !

Je recherchais sur le WEB une référence à quelque ouvrage du regretté Germain WILLIAM et c’est la Bibliothèque de Washington qui combla mes désirs. Aujourd’hui l’accord signé entre Google et la BNF rendre dans cette logique de la fringale américaine de références littéraire planétaire.

Bonne ou mauvaise nouvelle ? La réflexion de Monsieur Pierre Assouline tenant Blog sous le titre de la République des livres peut aider à comprendre.

http://passouline.blog.lemonde.fr/ 

Je pense soudain au trésor de la Société des Historiens de la Guadeloupe… toujours sur papier et seulement sur papier ? quel avenir pour cette imposante série d’articles sur l’histoire de la Guadeloupe et des Antilles… tous les auteurs, tous ces historiens mériteraient aussi que leurs écrits soient « valorisés » par Google. Les Archives de Bidary C/O Monsieur le Président du Conseil Général de la Guadeloupe détiennent la ou les clés d’un projet qui n’a pas été évoqué aux Etats Généraux. Pourtant des pans entiers de notre patrimoine sont abandonés aux cyclones aux ravets et aux incendies et à la négligeance de tous et de chacun.

Question : Combien d’association Loi 1901 acceptent de déposés les archives aux archives ! On n’y pense même pas. Les Rotary de Pointe-à-Pitre et de Basse-Terre viennent de fêter leur cinquantenaire… et une seul comunication, pas un seul dépot. C’est dommage pour le Mouvement Rotarien et pour la Guadeloupe.

    Ca y est, c’est fait, pour ainsi dire. Oublions le conditionnel de prudence : il fait partie de l’attirail des ballons d’essais s’agissant d’informations sensibles. Sinon le quotidien économique La Tribune ne se serait pas risqué à annoncer la nouvelle à la “une” et à la développer sur une double page : la Bibliothèque Nationale de France va confier la numérisation de son fonds à Google. “Une partie seulement de son fonds” dit-on encore ce qui est, là encore, un euphémisme. Il aura donc fallu quatre ans pour que la Bnf passe de la résistance à la collaboration. Entre temps, elle aura également changé de président, Jean-Noël Jeanneney cédant son fauteuil à Bruno Racine. Ceci explique également cela, les deux ayant développé des attitudes opposées sur le dossier.

    D’un point de vue technique, d’aucuns se réjouiront en jugeant que cette “bonne nouvelle” est un non-événement, la Bnf n’étant jamais que la 30 ème bibliothèque dans le monde à s’adresser à Google. D’autant que le service se veut “rapide et gratuit“, même si cette pseudo-gratuité n’est évidemment pas désintéressée. Le moteur de recherche numéro un dans le monde ne cache pas sa volonté de devenir le numéro un des libraires en ligne. C’est désormais une question de mois et non d’années. Pendant ce temps, l’édition française parle encore d’opposer un front commun à cette stratégie afin de proposer une offre numérique collective.

   D’un côté un géant de la Toile unique et uni, de l’autre des groupes d’éditeurs français qui n’arrivent même pas à coopérer et n’entendent rien au numérique. Parler en l’espèce d’”offensive” française, ou même européenne, comme ils le font, est désormais une question purement rhétorique. Une vue de l’esprit.

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