Edouard Boulogne dans une nécrologie à fleur de coeur dit des mots que j’aurais eu bien de la peine à assembler de la sorte.
Lisez ce texte il représente bien Christiane.
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J’entends encore la voix de Christiane au téléphone ! et pourquoi ne pas avouer qu’elle me dérangeait souvent dans ma vie de tous les jours ! mais on ne pouvait véritablement qu’écouter Christiane lorsqu’elle disait : c’est là que je veux aller… et tu m’accompagnes !
Dans nos réunions du dimanche matin à l’ASEP, au milieu de tous les autres, elle participait activement à notre vie communautaire ! Elle était le Chevalier blanc parmi les Chevaliers blanc que nous étions à nous démener pour notre Eglise pour son église pour Grand-Eglise. Comme elle m’a aidé Christiane dans ces combats désespérants pour la Cathédrale de Pointe-à-Pitre… Et lorsqu’il a fallu un jour monter jusqu’au haut du clocher, il a fallu force persuasion pour l’en empécher.
En la ramenant chez elle, j’étais certain d’être gratifié d’un « merci » qui s’exprimait par quelques propos sur la vie ! Elle se moquait de sa vie ! Elle refusait souvent un bras de peur qu’il ne soit geste de compassion pour elle.
Et puis soudain : Comme disait mon Père : et elle nous disait encore des mots de la vie : Comme disait mon Père : et nous écoutions tous les préceptes du Père de Christiane ! car si elle avait choisi de les garder dans sa mémoire c’est sans doute pour mieux vivre, elle : Comme disait mon père : Et comme il était banquier son Père, j’ai retenu cette petite phrase du père de Christiane : « c’est en payant ses dettes que l’on s’enrichit ».
Dits par Christiane ces mots pesaient lourds pour nos engagements envers les autres !
Nous avions une dette envers toi Christiane… et pour plagier Saint-Augustin, je dirai nous avons encore une dette envers toi. Pas envers moi aurait rectifié Christiane…. envers les plus humbles.
Je relis avec émotion ce texte sacré qui ponctue souvent le départ de nos proches. Les mots sont les mots mais pour chaque mot le souvenir de leur lecture par des hommes des femmes des jeunes des vieux qui se faisaient gloire de ne pas pleurer en le lisant.
« Ne pleurez pas si vous m’aimez,
Je suis seulement passée dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
nous le sommes toujours.
Donnez moi le nom que vous m’avez toujours donné,
Parlez moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi,
priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été,
Sans emphase d’aucune sorte,
sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement
parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends. Je ne suis pas loin,
Juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien ».