Quelques jours après la publication de cet article, un rappel à l’ordre sur des droits d’auteur, nous oblige à supprimer cette photo du Tableau de Rhoner représentant la Bonne ville de Basse-Terre sous la Grande Dame : je veux parler de la Soufrière. Cette photo retrouvera sa place dès lors que cet incident sera réglé.
Basse-Terre par Image suspendue pour cause de droits d’auteur.
C’est chose faite !
La maison du patrimoine (cour intérieure)
Dans cette très jolie cour intérieure de la maison du patrimoine, deux journalistes et leur traducteur attendent.
Le Référent arrive et s’offre une petite visite de la maison « Buffon », avec une charmant hôtesse… les plafonds sont beaux, l’escalier monumental, les bureaux agréables, la salle de réunion spacieuse, les couleurs vives et fraiches, et les 6 magnifiques chefs d’oeuvres tableaux de ROHNER bien mis en valeur.
Sur un coin de table la très modeste collection (le mot est très fort) des trésors de la maison sur le Chevalier Saint-Georges : le dvd des chevaux de Bartabas et de Claude RIBBE, l’incontournable Emil SMIDAK et un CD de la Fondation AVENIRA.
Le premier contact avec les Journalistes est distant à cause de la langue… quelques mots d’anglais me permettent de savoir qu’ils arrivent tous deux de Vienne et d’arracher un sourire de la « Caméra woman », le journaliste est lui trop concentré déjà dans son travail.
L’installation se fait en plein soleil, à cause des images… le micro, le choix des armes ! Nous optons pour l’allemand avec l’aide de l’interprète de service.
Petit moment de surprise lorsque la première et longue question du Journaliste me renvoie aux origines… la traduction en français me confirme que je dois parler des Arawaks, et des Caraïbes. Je fais appel à mes très modestes lectures, mes conférences et autres visites d’exposition et parle de mon pays surpris mais heureux que Saint-Georges soit intégré de cette façon dans notre histoire.
Et voici maintenant Christophe Collomb… j’imagine le professeur Alain YACOU dans ses œuvres et je tente de l’imiter. J’élude les dates et plonge sur les multiples petits détails de la formidable aventure.
Petit détour géopolitique sur l’esclavage, les colonisatione françaisee, anglaises et espagnoles sans compter la Hollande, la balkanisation de la Caraïbe, les mouvements d’indépendance, la singularité française et nous voici naviguant entre les îles de la Caraïbe de Cuba à Trinidad en passant par Saint-Christophe et Haïti.
La société antillaise maintenant… pourquoi ! comment ! Je n’explique pas ! J’affirme ce que nous sommes… mon traducteur traduit c’est son rôle, semble inquiet de quelques une de mes réponses et dans sa bouche le mot « créole » sonne bien il est même répété accompagné cette fois du mot civilisation. Oui nous sommes l’Europe avec sa culture et nous sommes aussi l’Afrique avec cette autre culture, mais nous sommes plus que l’Europe et plus que l’Afrique, nous sommes le monde créole le TOUT-MONDE.
Enfin nous arrivons à Saint-Georges… encore une longue question, je devine quelques mots et je sais qu’il a lu Smikak. Je souris au fait qu’il dise Chevalier Saint-Georges en éludant le « de » comme les Guadeloupéens. Les cloches de la cathédrale résonnent pour me rappeler que je suis au Pays de Saint-Georges… une seconde bobine à installer dans la caméra et je « déroule » mon modeste savoir mais aussi mes convictions.
Je lis dans les yeux de mon interprète une totale surprise de mes arguments… visiblement il ne connait pas le Chevalier, mais il me suit facilement et nous parlons de la folle traversée du siècle de Joseph Bologne… tout y passe, l’Abbé Grégoire et John ADAMS, Texier de la Boëssière et le Chevalier d’Eon, Manon et Georges, Dumas et Dumouriez, Mozart et Haydn… je parcours le 19ème siècle et termine par le Saint-Georges d’aujourd’hui, celui qui porte nos valeurs. Je corrige une petite question que je trouve un peu déplacée, j’évoque Saint-John Perse, prix noble (59 indique mon journaliste, je corrige 60) et le taquine avec Dereck WALCOTT qu’il ne connait pas…
Je termine en lui disant que je n’ai fait que suivre les conseils de notre voisin de Sainte-Lucie en lui murmurant un petit bout de notre histoire.
Inutile de vous dire mon empressement final à donner les informations sur le FESTIVAL INTERNATIONAL SAINT-GEORGES en leur précisant qu’à chaque Concert ou presque il y a du Mozart.
Avant de quitter je refais la visite Rohner avec Monsieur Ernest PEPIN… et pendant que nous devisons sur la très belle série descriptive et talentueuse du peintre, je lui parle derechef du FESTIVAL…
