Ce petit extrait d’un discours fait à Basse-Terre par un enseignant de Guadeloupe. Ceux qui suivent l’actualité reconnaitrons l’auteur de ces lignes. On parle ici de l’échec de l’éducation nationale.
Et l’une des principales causes de cet échec, c’est qu’une fois entrés dans le système scolaire, les enfants se retrouvent confrontés à un monde étranger à la vie, au monde et aux comportements qu’ils ont jusque là connu.
C’est un système qui ne prend en compte ni la réalité culturelle de cet enfant, ni sa réalité langagière (c’est à dire la langue qu’il parle : qu’il s’agisse du créole ou du français approximatif) ; c’est une école qui dans son cheminement ne permet à l’enfant de connaître ni sa culture, ni l’histoire de son pays ; qui ne valorise pas son environnement… Une école qui considère nos réalités comme autant d’obstacles au développement des connaissances de l’enfant. Quand, également, toutes ces connaissances doivent être puisées dans des livres qui ne parlent presque jamais de lui. Quand enfin cette école entend lui imposer des manières de voir, des valeurs, une culture qui ne sont pas les siennes… Alors on comprend que la majorité de ces élèves se retrouve rapidement en grande difficultés ; avant d’échouer.
Existe-il une soution à cet échec ? La réponse de notre enseignant est la suivante :
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Il faut casser l’éducation nationale française et la remplacée par…
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Ah oui c’est ici que le bas blaisse…
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Il faut casser c’est certain… mais nous ne savons pas encore par quoi remplacer ce que nous aurons casser.
L’Education Nationale en Guadeloupe rencontre des problèmes c’est incontestable, mais cet outil extraordinaire n’est pas à casser. Ce geste ce réflexe cette envie de casser vient d’une très mauvaise habitude d’enfant gaté incapable de comprendre le fond des choses.
Je casse, je jette, je détruis… après moi le déluge… Papa remplacera !
Cet enseignant se veut le leader de la grande opération de casse programmée pour le 3 octobre 2009. Allez-vous laisser casser votre école ? Manifestez vous ! Expliquez à cet enseignant (car vous le connaissez !) Expliquez lui qu’il a tord sur toute la ligne et que l’école, notre école, votre école, celle de Ferry doit être protégée.