Oui ! ce fut brillant ! Un conférencier agréable à entendre, précis dans ses explications, modeste pour ses découvertes, et pertinant dans ses remarques et digressions.
Une illustration par des images que l’on peut retrouver sur le site de LAMECA et par trois extraits musicaux judicieusement choisis.
Trève de compliments : si vous n’y étiez pas allez jeter un coup d’oeil sur le site suivant :
http://www.lameca.org/dossiers/musique_coloniale
Voici la conclusion de Monsieur Bernard CAMIER.
On peut donc schématiquement considérer que quatre types de positions étaient possibles dans la relation entre musique et système colonial :
- la musique française comme reflet de la colonisation et de la domination de la métropole
- le répertoire français utilisés par les libres comme une contestation de l’ordre social
- la musique française sur des textes en créole comme contestation de l’ordre politique par les blancs créoles
- les musique afro- ou euro-créole des libres et des esclaves
A travers l’exemple de Saint-Domingue on voit donc la complexité d’une situation coloniale. Des conflits de pouvoir traversent la culture.
On le voit la musique des colons des Antilles françaises est au centre de la construction sociale conflictuelle qui caractérise la formation des sociétés créoles.
Elle en garde aujourd’hui encore la marque.
Et si l’on parle moins de la Guadeloupe c’est que le travail reste à faire ! malheureusement dans une situation de grave pénurie pour les documents d’archives. Néanmoins ci-après un petit trésor !
Principales œuvres lyriques représentées en Guadeloupe à la fin du XVIIIèmeGuadeloupe
1787
La fête de la Rosière (Grétry, 1774 ) (ou Favart 1769?)
La mélomanie (Grétry, 1781)
La belle Arsène (Monsigny, 1775)
Zemire et Azor (Grétry, 1771)
1789
L’amant statue (Dalayrac, 1781)
Tom Jones à Londres (Philidor, 1765)
La ruse d’amour (Maillé de Marencourt, 1765)
Azémia (Dalayrac, 1787)
Alexis et Justine (Dezède, 1785)
Blaise et Babet (Dezède, 1783)
L’épreuve villageoise (Grétry, 1784)
Les deux tuteurs (Dalayrac, 1784)
La rosière* (Grétry, 1774) (même remarque que note 53)
L’amitié à l’épreuve (Grétry, 1781)
Florette et Colin (Champein, 1787)
Le jugement de Midas (Grétry, 1778)
La fausse magie (Grétry, 1775)
La mélomanie (Grétry, 1781)
La belle Arsène (Monsigny, 1775)
Zémire et Azor (Grétry, 1771)
Rose et Colas (Monsigny,1764)
Jerôme pointu (Dezède, 1781)
Mirza et Lindor (Gardel, 1779)